‹ Stanislas Poniatowski et Maurice Glayre; correspondence relative aux partages de la PologneChapitre 24 sur 78 · XXXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXIV INTRODUCTION

du gouvernement sera désormais son but et son objet.

» Que les Polonais qui sentent l'étal de leur patrie n'espèrent rien du règne d'un successeur, s'il est de la nation. Il ne montera sur le trône qu'aux mêmes conditions que son prédécesseur. S'il est pris dans une des maisons souveraines du second ordre, les conditions seront pires encore, car on lui supposera plus d'appui et plus d'ambition. La Russie, que sa position rend prépondérante dans les affaires de Pologne, ne souffrira pas qu'un prince autrichien ou prussien se mette sur les rangs et donne à ces maisons puissantes des avantages qu'il lui est aisé de saisir pour elle. Il reste donc pour ressource unique aux Polonais d'aller au-devant du projet ci-dessus.

» Avantages pour le roi, — On dira peut-être qu'en désignant le successeur du roi, on lui donne un ennemi. La jeunesse de ce dernier prévient l'objection*. Quand il pourra régner, le roi actuel aura atteint cet âge qui, donnant des espérances prochaines, suspend les ennuis de l'héritier.

» Qui ne voit la tranquillité au dedans, la considération au dehors désormais établies sur une base solide? L'éducation de l'héritier du trône exigera un subside.

» Les travaux du roi pour la patrie auront un point d'appui.

I . Le grand-duc Constantin, alors âgé de huit ans. Il fut viceroi de Pologne après i8i5. Le grand-duc Nicolas naquit en 1796.

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