‹ Stanislas Poniatowski et Maurice Glayre; correspondence relative aux partages de la PologneChapitre 78 sur 78 · I . Osterman était chancelier de Russie · texte numérisé non relu

I . Osterman était chancelier de Russie

a. On a déjà vu que Deboli représentait la Pologne à Pétersbourg»

écrit à Batowski, celui-ci ignore si une 5 ou un c ëlait employé dans ses Étals.

Si c'est une s, il paraîtrait que la Courlande est désignée comme faisant partie de l'empire russe. Si c'est un c, cela attaquerait la suzeraineté de la Pologne sur la Courlande. Mais comme on n'a point donné de copie, ni à Mittau, ni à Pétersbourg, un désaveu ou la supposition d'un malentendu couvrira probablement ces nouveautés en diplomatie.

Du roi à Maurice Glayre.

Varsovie, le 8 septembre 1792.

Depuis le i" septembre, il est survenu ce qui suit ;

Le maréchal de la Confédération, Potocki, a écrit au roi que la Généralité, satisfaite du second acte d'accession de Sa Majesté, veut en marquer sa satisfaction en remettant au choix du roi la nomination de deux commissaires pour rendre complète la Commission du Trésor de la Couronne, depuis que celle de Lithuanie en a été séparée.

Mais le même jour, la Généralité a ordonné à ses délégués à Varsovie d'interdire la décoration militaire que le roi avait distribuée à ceux qui se sont distingués dans cette dernière campagne, sous peine d'exclusion de toute activité, même civile, contre ceux qui continueraient à porter cette décoration quand même ils auraient pris leur démission. Le cri du peuple, les

instances du roi, une note des oflSciers décorés et non congédiés, et une fort belle lettre du général Kosciuszko, ont porté les délégués à risquer une seconde représentation à la délégation à ce sujet ; elle est partie avant-hier.

Comme la Confédération de la Couronne a intimé pour aujourd'hui le début de ses opérations à Brzesc, on attend dans peu sa décision sur cette matière.

On continue à dire au roi : « Tenez-vous entièrement tranquille pendant quelque temps, et tout reviendra à vous de soi-même. » Reste à voir si c'est une prophétie, un conseil ou un piège.

Du roi à Maurice Glayre.

Varsovie, 20 octobre 1792.

Je suis on ne peut plus touché du sentiment qui vous a dicté votre dernière lettre du 27 septembre, et je goûte beaucoup les conseils que vous nous donnez. Ma conduite passive actuelle y est conforme. Depuis deux mois j'ignore, et les faiseurs actuels ignorent mcme aussi où, quand et quelle sera la Diète prochaine*...

I . Cette Diète se réunit à Grodno au milieu de Tannée suivante. Elle fut forcée, par une diplomatie sans scrupules, qui avait à son service la séduction, l'intimidation et la violence, de signer un nouveau traité de partage qui ne laissait subsister qu'une ombre de l'ancien royaume de Pologne avec une Constitution où Ton retrouvait tous les abus que Ton avait voulu abolir le 3 mai 1791. A la fin de mars 1794, l'insurrection éclata à Cra-

29C STANISLAS POMATOWSKI ET MAURICE GLATRE.

Princesse Lubomirska à Glayre.

Varsovie, 19 août 1794.

... Le roi se porte bien ; il est calme et résigné. Malgré les coups de canon qui résonnent à Varsovie, y est tranquille ; est-ce un eflfet de la légèreté naturelle ou bien est-ce confiance dans la conduite et la prudence des chefs ?

Les Autrichiens sont peut-être, à l'heure qu'il est, aux portes de Varsovie. Leur conduite pendant toute leur marche rend leurs motifs impénétrables jusqu'à ce moment. S'ils agissent de concert avec le roi de Prusse, ne suffit-il pas d'être d'accord avec lui? et la Prusse, sûre de n'être pas contrariée par l'Autriche n'est-elle pas assez forte contre nous ? Pourquoi donc cette levée de boucliers? Pourquoi les Autrichiens manifestent-ils autant de ménagement pour les troupes polonaises? On vous dira combien tout ce qui s'est fait ici tient du miracle. Mais je dis comme vous : Les moyens sont-ils calculés? et que deviendrons-nous s'ils sont insuffisants? L'honneur de la nation sera sauvé, mais que de malheureux* 1

covie et le 17 avril à Varsovie. Le directeur militaire de ce dernier soulèvement fut encore Thaddée Kosciuszko, qui fut alors la personnification du patriotisme polonais. On vit se renouveler sous sa direction le môme enthousiasme, mais aussi les mémos erreurs et par conséquent les mômes résultats qu'en 1793. I . Gomme le craignait Maurice Glayre, les moyens n'avaient

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