‹ Staphylococcémies Post-AbortumChapitre 10 sur 13 · BIDAULT · texte numérisé non relu

BIDAULT

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SU PO UE finit par reconnaitre qu’elle a été consulter une persnnne qui lui a fait subir des manœuvres abortives, sans vouloir d’ailleurs donner aucune précision à ce sujet. Cet aveu est confirmé, comme cela est généralement le cas, lorsqu'il est au courant de ces manœuvres, par l’inquiétude de l’entourage immédiat de la malade qui vient prendre de ses nouvelles jusqu'à quatre fois par jour.

A l’examen gynécologique on sent un col plutôt fermé, ramolli, un utérus dépassant de plus d’un travers de doigt la symphyse pubienne et ayant la consistance classique dite de la figue müûre. Les culs-de-sac sont souples, non douloureux et ne présentent aucune masse annexielle; le doigtier est souillé par un liquide sanguinolent sale et malodorant. On met de la glace sur le ventre et l’on institue, comme en pareil cas un traitement au rubiazol (6 comprimés par jour); le soir même, pose d’une laminaire. Le lendemain matin, la température se maintient élevée et monte même jusqu'à près de quarante degrés. On s’aperçoit alors qu’un panaris de la pulpe du pouce droit était passé inaperçu au cours de l’examen, la veille au soir. Il s’agit d’un panaris d’un type spécial avec teinte pâle des téguments. Panaris peu douioureux et sans gros signes inflammatoires autour de la petite phlycitène centrale. En même temps on note un autre panaris à type de tourniole situé autour de l’ongle du médius de la même main, se caractérisant également par une phlyctène pâle entourant la sertissire de l’ongle qui est peu douloureux à la pression. On prat'que immédiatement le curettage utérin qui ramène des débris placentaires altérés malodorants. On laisse une mèche iodoformée vaginale et devant l’augmentation de la température on passe de 6 à 8 comprimés de rubiazol par jour.

En effet et contrairement à ce qui a été vu dans les observations précédentes, le curettage n’amène aucune sédation des signes généraux. La température monte encore à 40°4 et l’état général de la malade s’altère considérablement quoique le pouls reste bien frappé. Le lendemain, on note l’extension du processus métastatique infectieux : on assiste à l’apparition d’une nouvelle tourniole de l'index

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