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Puis apparaîtront les parotidütes, les foyers Fulmonaires, les pleurésies purulentes, les ophtalmies purulentes, les périnéphrites, les synovites, les myosites, les prostatites.
La forme subaiguë est insidieuse d'emblée ou marquée, après un début brusque, d’accalmies parfois assez longues. Elle est toujours pyohémique, et conduit, assez généralement, après suppuration pulmonaire, rénale et autres, à la miort.
Ainsi le Professeur MoNpoRr cite une observation de FOURNIER où, après une fausse couche provoquée incomplète ayant nécessité un curage digital, la malade a eu quatre jours de répit. Puis le pouls est monté à 130, sans qu'aucun autre signe anormal apparaisse pendant trois jours. Au bout de cette période, la température devient oscillante, entre 37° et 38°6, pâleur accentuée, sans que l'examen génital décèle rien d’anormal.
On pense à une septicémie à streptocoques tardive et l’on pratique des injections de sérum antistreptococcique de Vincent. Maïs le pouls s’accélère, Le quaàtorzième jour la malade a deux violents frissons de trente minutes chacun. ù
On demande une hémoculture dont le résultat est positif : présence de staphylocoques dorés hémolytiques.
Bientôt apparaissent : une dyspnée accusée, de la cyanose de la face et des extrémités, à l’auscultation du cœur on perçoit un bruit de galop, au niveau des poumons on entend des râles humides.
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Peu à peu les souffles d’endocardite se précisent, les signes de septicémie se complètent.
À partir du 1% jour : délire, diarrhée profuse et mort 48 heures plus tard.
L’autopsie confirme le diagnostic de septicémie avec endocardite ulcéro-végétante, en particulier sur la valvule tricuspide où l’on trouve une énorme végétation ulcérée, du volume d’un gros pouce.
Une autre septicémie à staphylocoques dorés vue par ie Professeur MoNDpoRr, se manifeste par 3 hémocultures positives que confirme apparition sur les fesses et les talons de la malade, de phlyctènes sanglantes et d’un érythème ecchymotique.
Pour une autre malade, les signes de la septicémie au staphylocoque doré restèrent sans amélioration jusqu’au jour où fut découverte et traitée par ponction et auto-vaccin une péricardite suppurée au staphylocoque doré.
— Le Professeur Monpor publie avec ISRAEL et BÉxassy une autre observation très intéressante de septicémie post abortum, à staphylocoque blanc cette fois (Journal de Chirurgie, Septembre 1936).
Il s’agit d’un état infectieux grave, consécutif à un avortement récent. Au bout de 3 jours on rote des métrorragies intermittentes, un curettage provoque une baïsse de la température. L’hémoculture (faite systématiquement dans le service du Professeur Moxpor lors de tout curettage) montre la présence de « staphylococus albus ». Cette hémoculture est suivie de trois autres qui se révèlent également positives
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à quelques jours d'intervalle. L'état général est grave, le faciès pâle, on note une splénomégalie modérée, la rate est percutable sur 3 à 4 travers de doigt. Une 5emaine plus tard apparaît une localisation importante, localisation pulmonaire qui se manifeste par me hémoptysie abondante, l’expectoration devient progressivement purulente sans qu’il y ait eu de vomique, un examen de crachats montre l'existence de pneumocoques et de staphylocoques; bientôt apparaît un épanchement purulent de la base droite dans le liquide duquel le staphylocoque pousse à la culture. A l’auscultation, en plus d’un foyer principal qu’on avait entendu lors de l'apparition de l’hémoptvsie, on note de nouveaux foyers disséminés.
À l’auscultation du cœur on entend un jiéger souffle systolique de la pointe.
La radiographie thoracique montre des foyers pulmonaires formant de multiples opacités.
Enfin l'examen du sang révèle une anémie progressive : en effet, une numération globulaire faite au début de la maladie montrait :
4.050.000 globules rouges, contre 6.000 leucocytes, alors qu’une numération globulaire faite 3 semaines plus tard ne montre plus que 1.860.000 globules rouges, contre seulement 4.000 leucocytes.
(Ce n’est que pendant les tout derniers jours que l’on notera une légère hyperleucocytose à 9.000 éléments).
Cette absence d’hyperleucocytose, coïncidant avec
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une polynucléose très nette (80 à 96,5 %) est un fait remarquable.
Enfin, pendant les derniers jours de la maladie apparaissent des éruptions : vésicules perlées remplies d’une sérosité limpide, puis louche, sans érythème, apparaissant à la base du cou, aux plis de flexion. Ces caractères l’ont fait considérer comme une éruption de sudamina surinfectée par le staphylocoque.
À la période terminale apparaissent : le ballonnement abdominal, la diarrhée. La mort se fait au bout d’un mois d'évolution et pendant cette période il y eût au total 4 hémocultures positives au staphylocoque blanc.
Le traitement qui a été fait est le suivant :
— Après avoir abandonné le rubiazol à la suite de la première hémoculture, on a pratiqué une sérothérapie antitoxique staphylococcique à doses progressivement croissantes jusqu’à 20 cc. Cette sérothérapie a été suivie d’injections d’anatoxine (après injection d’épreuve intradermique) de 1/4, 1/2, puis 1 centimètre cube d’anatoxine staphylococcique à trois, quatre jours d’intervalle.
On a également utilisé la transfusion en petite quantité : 150 cc., ainsi que les tonicardiaques e* la strychnine.
A l’autopsie, l'examen du cœur révèle une endocardite végétante de la valvule tricuspide. L’examen des poumons montre un abcès excavé de 3 cm. de diamètre dans le lobe moyen droit. De plus, dans
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toute l’étendue du parenchyme pulmonaire, de multiples petits foyers d’infarcissement. Dans le rein, trois petits abcès métastatiques. Rien de visible sur les vaisseaux du bassin. Anatomie pathologique : tous les abcès métastatiques pulmionaires et rénaux, sont riches en coccis Gram positif. On en trouve aussi dans la médullaire de la surrénale. Par contre, étant donné l’analogie de ces lésions avec celles de Ia tuberculose, et les antécédents bacillaires de la malade, les recherches des signes histologiques de la tuberculose se révèlent complètement négatives. Chacun des petits abcès pulmonaires contenant des staphylocoques en quantité est, fait remarquable, centré sur un vaisseau contenant une embolie microbienne massive. Dans la végétation fibrineuse surmontaut la tricuspide, on trouve également des bactéries en paquet.
Tous ces faits semblent capitaux au Professeur Moxpor, principalement l'existence d’une endocardite, qui, pour être moins fréquente qu’au cours des streptococcémies, n’est pas rare au cours des staphylococcémies. Cependant l’endocardite décrite est peu commune. Le diagnostic d’endocardite était impossible; le souffle sans caractère endocardique. Aucune manifestation embolique n’était survenue en apparence.
L'importance du foyer endocardique paraît cependant considérable. Le Professeur MoNpor nous dit que, le foyer d’infection pelvienne ayant rapidement disparu, on peut se demander si ce n’est pas le foyer d’endocardite où s’est fixé le germe qui a entretenu ultérieurement la septicémie.
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Les abcès pulmonaires multiples qui paraissaient une localisation secondaire de la septicémie semblent sinon d’après la clinique, du moins d’après l’anatomie pathologique, la conséquence de micro-embalies septiques parties du cœur droit. Du point de vue biologique, deux faits principaux sont à retenir :
tout d’abord, l'intensité et le caractère progressif de l’anémie;
deuxièmement, l’absence d’hyperleucocytose avec cependant polynucléose.
Le Professeur MoNpor admet, avec DELBET et CHE- VASSU, que ce type de réaction leucocytaire est du plus fâcheux pronostic au cours d’une infection à pyvgènes.
C’est surtout du point de vue diagnostique que le défaut d’hyperleucocytose doit être retenu, car il oriente habituellement vers d’autres affections que les septicémies à pyogènes. Au point de vue bactériologique, les auteurs insistent sur le fait que le germe trouvé est un staphylocoque blanc, qui, à aucun moment, n’a acquis de pouvoir chromogène.
Histologiquement, l’examen de l’utérus ne décèle aucune lésion, ni sur la muqueuse, ni sur le myomètre. Seules, les veines de celui-ci étaïent très dilatées, mais ces lésions congestives ne contenaient aucune exsudation cellulaire. Un acte opératoire dirigé sur l’utérus eût été déplacé. Le foyer commençant était ailleurs. Telle est la conclusion de cette observation citée par le professeur Monpor.
Une autre observation est publiée par Monsieur le
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P* RarHeryY, MM. DELoT et KOLINE à la Société Médicale des Hôpitaux de juillet 1934.
Ils citent le cas d’une hépato-néphrite infectieuse d’origine vraisemblablement staphyiococcique et s attachent à une étude des troubles humoraux faite d’une façon extrêmement complète.
li s’agit également d’une fausse-couche traumatique suivie le lendemain d'augmentation de la température avec absence de signes utérins; mais, apparition progressive de toux et de dyspnée, à l’auscultation on perçoit des signes de condensation pulmonaire à la base gauche; une ponction exploratrice est pratiquée à ce niveau, ramène un liquide louche mais non franchement purulent.
La malade, jusqu’alors soignée en ville, est admise à l'hôpital, où l’on constate une arythmie assez marquée de la polypnée et surtout un léger ictère généralisé.
De plus, la malade se plaint d’une constipation opiniâtre, À l’examen, on trouve un foie un peu augmenié de volume et douloureux à la palpation; une rate non percutable (fait remarquable, car, dans la plupart des autres observations, on note une augmentation de volume de la rate); l’auscultation pulmonaire révèle un foyer de râles sous-crépitants, et lPauscultation du cœur permet d'entendre des bruits normaux, il n’y a pas de souffle d’endocardite. L’ic. tère constaté est un ictère sans décoloration des matières, mais accompagné d’une part, d’une baïsse du taux des hématies, d'autre part, de cholurie vraie
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avec cholalurie. La résistance globulaire serait plutôt augmentée. Il existe, d’autre part, une hypochlorémie avec rétention chlorée. Sur la peau de la région lombaire gauche est apparu peu à peu un élément papuleux dont le centre se soulève en une pustule. Les auteurs pensent qu’il s’agit là probablement d’une affection à staphylocoques. En effet: deux hémocultures sur bouillon, une hémoculture sur gélose, la culture du pus d’une pustule cutanée, ont fait chaque fois ressortir le staphylocoque blanc. Jls ne concluent pas à une relation de cause à effet entre la présence du staphylocoque et cette septicémie accompagnée d’une hépato-néphrite. Le germe a-t-il été un germe de sortie, ou bien la cause première de la septicémie ?
Cependant, l'allure clinique de cette affection fébrile avec ictère, phénomènes pulmonaires et cutanés, rappelle à grands traits la symptomatologie considérée comme caractéristique des staphylococcies par Monsieur le P' LEMIERRE.
Citons maintenant une observation toute récente relevée dans le service de M. le Professeur CTNÉO :
La malade, Madame M... âgée de quarante ans, d’origine polonaise, est hospitalisée d’urgence dans le service, le 3 octobbre 1939 au soir, pour température élevée à 39°4 et métrorragies. La malade interrogée avec de grandes difficultés avoue que depuis quatre jours elle perd du sang, a une température élevée et a eu une épistaxis unique de longue durée, une semaine auparavant.
Elle n'avait pas eu ses règles depuis le 3 juillet 1939 et