‹ Stase Caecale et PerityphliteChapitre 13 sur 18 · ES · texte numérisé non relu

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cession de tous les phénomènes signalés par la malade et son médecin, et conenrremment étudier les modification que présentait la fosse ilaque droite. Aussitôt la crise déclanchée, la fosse iliaque droite se tend et devient douloureuse. Elle est le siège d’une tuméfaction soulevant les téguments, ayant pour centre le point de Mac Burney, dont le bord supérieur atteint l’horizontale ombilicale, et l’inférieur arrive à deux travers de doigt au-dessus de l’arcade érurale; en dedans elle ne dépasse pas la ligne médiane; en dehors, elle atteint l’épine iliaque antérosupérieure. A

Les bords sont irréguliers, diffus et imperceptibles; l’ensemble, en effet, est empâté, mais ne présente pas les caractères d’un gâteau péritonéal. On a l'impression, au

contraire, d’une cavité sous tension remplie de liquide, avec réaction péritonéale de voisinage. Un peu sonore à sa partie inférieure, elle est franchement mate dans ses trois quarts supérieurs. Enfin, elle présente du contact lombaire, du ballottement antéro-postérieur et de la mobilité transversale. Cet état dure quatre jours et demi, au cours desquels il n’y a pas eu de selle, et, dans la nuit du quatrième au cinquième, une débâcle diarrhéique abondante provoque l’affaissement de la tuméfaction iliaque et la disparition des phénomènes généraux. Les selles, adressées au laboratoire, n’offrent rien de particulier: pas de pus, pas de crochets.

On perçoit seulement dans la fosse iliaque une sorte de tractüs très peu douloureux, irrégulier, allongé dans le sens vertical, paraissant se perdre dans la région soushépatique.

Dans la suite, d’autres crises, en tous points semblables, apparaissent à quelques jours d'intervalle.

L'analyse deseurines est normale. AA ES

Ta recherche de l’azotémie indique 0,33 d’urée par -litre de sérum. ns )

Intervention le 10 décembre 1921,.sous rachianesthésie à la syncaïne (M. le professeur Forgue).

Incision de Jalaguier très allongée en haut. On trouve une nappe d’adhérences pariéto-intestinales tapissant la face antérieure du cæcum, recouvrant l’angle iléo-cæcal et plaquant l’ensemble contre la paroi postérieure de la. fosse iliaque. L’appendice est inclus dans des adhérences et se trouve en position terminale par rapport au cæcum, sa pointe étant tournée en dehors, maïs ïl ne paraît pas siéger au centre du foyer inflammatoire; il n’y avait aucune trace d’abcès. Il semblait, au contraire, avoir été englobé dans le processus inflammatoire au même titre que les autres parties du segment iléo-cæcal.

Libération des adhérences à la sonde de Kocher et aux ciseaux.

Appendicectomie.

Tléo-sigmoïdostomie.

L’appendice est court, mais ses paroïs ne portent aucune trace de lésions inflammatoires FUPASATÈRE nettes pour expliquer l’étendue du foyer.

Pendant dix jours, selles fréquentes et diarrhéiques dues à l’iléo-sigmoïdostomie, qui disparaïssent spontanément. La malade va très bien, les phénomènes de stase et les accidents inflammatoires n’ont pas reparu. Elle a sensiblement engraissé (5 kilos en un moîs et demi). La malade a été revue en juin 1922, six mois après l’opération: l’amélioration persiste et l’état général demeure bon.

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OBsERvaTION TT Th. de Martel et Ed. Antoine (résumée) . Ptose cœcale non réduite. Dilatation cœcale et adhérences avec troubles méca-

niques légers pris pour de l'appendicite chronique, et persislant après l’appendicectomie. )

M. de G..., 27 ans, officier. Depuis l’âge de 17 ans, mi-

graines et constipation légère. Par intervalles, crises douloureuses atténuées dans la fosse iliaque droite, ne laissant auéun trouble. On porte le diagnostic d’appendicite chronique, et en 1914, à l’occasion de l'extraction d’un shrappnell dans la paroi abdominale, on lui enlève l’appendice, sain en apparence. Pas d'amélioration. Apparition de troubles de dyspepsie hypersthénique, améliorés par le traitement (régime, belladone paraffine). Les crises douloureuses surviennent pourtant à de rares intervalles. Brusquement, une heure après le déjeuner de midi, il survient une douleur brusque comme un coup de poing dans le bas-ventre et la fosse iliaque droite, une sensation de gonflement à ce niveau, avec crampes douloureuses. Après s'être étendu quinze à vingt minutes, tout rentre dans l’ordre. Les selles sont à peu près régu- Ijères, mais trop abondantes et pâteuses (deux selles à ‘type cæcal dans vingt-quatre heures).

. À l’examen physique «et radioscopique, on trouve un cæcum bas situé, juxta-pubien, fixé, dilaté, tendu, tympanique et gargouillant. Des points douloureux multiples sont réveillés autour du cæeum et à son niveau.

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