‹ Station de carême de 1888Chapitre 25 sur 26 · REMERCIEMENTS · texte numérisé non relu

REMERCIEMENTS

Il nous semble que nous ne pourrions faire plus de plaisir à nos lecteurs et mieux terminer ce travail qu’en reproduisant ici l’adresse dans laquelle Mr Sentenne, curé de N.-D. remercia, le jour de Pâques, Mgr Soulé de tout le bien qu'il avait fait à la population.

* Mgr, a-t-il dit, j'ai un devoir bien doux, mais en même temps bien difficile à remplir, celui de présenter à Votre Grandeur l'hommage mérité de la vive reconnaissance de toute cette paroisse. Votre Grandeur a passé parmi nous en faisant le bien : le bienfait a été pour tous, il est juste aussi que la reconnaissance soit témoignée en présence de tous et au nom de tous.

“ Voilà pourquoi, je prends la liberté de vous l’adresser du haut de cette chaire. Cet hommage est sans apprêt et sans art. Il n’a qu'un mérite, mais ce mérite je le mets au-dessus de tous les autres, celui de la sincérité.

“ Votre grande âme faisait naguère un vœu qui nous a été jusqu'au cœur, elle s’écriait : ‘ Que ne puis-je faire remonter vers sa source, ce souffle de foi et de religion que je retrouve ici.” Ce mot est bien flatteur pour nous et il contient l’allusion au plus précieux trésor que nous possédons et que nos pères ont conservé au prix de leur sang, notre foi catholique.

‘ À mon tour, qu’il.me soit permis de vous répliquer, Monseigneur, que nous ne regardons pas la source comme tarie et que le souflle de foi et de religion qui a donné naissance à la France de Charlemagne et de St Louis, a toujours la même efficacité.

“ Grâce en soit rendue à ce glorieux épiscopat français dont vous êtes l’un des membres les plus éminents. C'est l’épiscopat qui a fait la France et malgré l'esprit de négation et de mort qui passe en ce moment sur elle, c’est l’épiscopat qui la rétablira. Les ténèbres ont leur heure, mais Dieu a l’Eternité !

“ Il vous plaît d'admirer les progrès que la foi a faits dans l'Amérique du Nord du détroit de Belle Isle aux Montagnes Rocheuses, et dans le bassin du St-Laurent comme dans celui du Mississipi. Ils sont dûs, Mgr, au grand élan qu'avait donné l'épiscopat et le clergé français à la civilisation de ces contrées, au zèle uni et fraternel des missionnaires français et canadiens et à la ferveur des congrézations que la France et notre jeune pays ont suscitées au milieu de nous.

‘ Vous continuez cette sainte lignée d’apôtres qui n’a cessé de venir nous apporter une parole amie et paternelle. Vous renouvelez les souvenirs précieux que Mgr de Forbin Janson a laissés au milieu de nous. Soyez-en béni et remercié au nom de ce peuple, à qui vous avez parlé avec tant de tendresse, au nom de ce clergé de Notre-Dame, dont je suis le représentant, au nom de cette congrégation de St Sulpice, à qui vous avez bien voulu décerner si souvent l’hommage des votre pieux attachement.” ù

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