SERMON PRONONCÉ LE JOUR DE PAQUES
Surrexil Chrisius et apparuit Alleluia !
Le Christ est ressuscité et il est apparu. Alleluia!
En ce grand jour, triomphons et soyons dans l’allégresse ; mes Frères, parce que c’est le jour que le Seigneur a fait! Le Seigneur, Dieu Tout-Puissant, a fait sans doute tous les jours; quand il a dit au commencement: Fiat lux! et qu’il a créé la lumière; mais cette lumière du commencement n’est pas la véritable lumière, puisqu'elle s’éclipse et pâlit, et s’absorbe dans la nuit toujours. Hæec dies quam fecit Dominus: Voici la véritable lumière, le jour que le Seigneur a fait : jour ne pâlissant jamais, ne déclinant jamais, ne connaissant point l'ombre, le jour de la résurrection du Christ, le jour étincelant de l’immortalité !
O chrétiens, réjouissons-nous dans ce grand jour du Dieu vivant ! et disons comment le Christ est ressuscité et comment il est apparu.
Le corps du Divin crucifié avait été descendu de la croix, embaumé à la hâte, déposé dans un sépulcre neuf, scellé du sceau de l’Empire romain ; et maintenant les soldats montaient la garde autour de lui. Il avait dit: ‘“ Je ressusciterai le troisième jour!” et c'est pourquoi la haine de ses ennemis, le poursuivant jusque dans la mort, devait naturellement contenir sa Puissance, et garder son cadavre scellé !
Ressuscitera-t-il ? ressuscitera-t-il ?.... se demandait, à l'écart, avec anxiété, le petit troupeau des amis fidèles,
des disciples de Jésus, un moment dispersé quand le Pasteur avait été frappé, mais bientôt réuni, —ressuscitera-t-il selon sa parole? Leur foi chancelait; et leur crainte-et leur désolation étaient beaucoup plus pro: fondes que leurs espérances. Ils espéraient si peu qu'ils s'étaient préparés à venir, aussitôt après les fêtes de Pâques, rendre à la dépouille de Jésus un dernier hommage, et de nouveau l’ensevelir !
Les saintes femmes, Marie-Madeleine sans doute à leur tête, —elle qui connaissait si bien le prix des parfums !—avaient acheté une grande quantité d'aromates ; et, maintenant, elles soupiraïent après le lever de la troisième aurore !
Elle allait se lever cette aurore, quand Marie-Madeleine, nous dit saint Jean, ne parlant que d'elle, —et, cependant, les deux autres Marie étaient bien avec elle, quand Marie-Madeleine ‘vint, de grand matin, vers le sommet du Calvaire pour voir le sépulcre de Jésus, ut videret sepulcrum. C'était le moment où Jésus venait de ressusciter. Un peu avant le lever du soleil, au premier point du jour, Jésus, vainqueur de l'enfer et de la mort, était sorti vivant du tombeau ; sans rien déplacer, sans rien briser, ni le roc, ni le sceau, ni la pierre, subtil, invisible, Jésus venait de ressusciter !! Un ange seulement, puissant et radieux, apparut soudain ; il fit trembler la terre, il ren versa la pierre du sépulcre et il s’assit triomphalement dessus. Son visage étincelait comme l'éclair, son vêtement était blanc comme la neige! À son aspect les gardes sont tombés à la renverse, mais bientôt se sont enfuis, et l'ange est resté seul !
Or, pendant que s’accomplissent ces merveilles, les saintes femmes, les trois Marie, marchent plaintives
et tristes, elles montent les rampes du calvaire en portant entre leurs bras les vases de parfums et d’aromates destinés à embaumer de nouveau Jésus. Elles se demandaient : ‘* Qui donc notis enlèvera la pierre du sépulcre ? ” et elles avançaient en pleurant. Grande fut leur ‘surprise, quand arrivées sur les lieux, elles virent la pierre renversée et le sépulcre ouvert! mais grand aussi leur effroi quand elles aperçurent cet ange, toujours là, assis sur la pierre! L'ange les rassura : ‘Oh! ne craignez pas! Je sais qui vous cherchez Jésus de Nazareth. Il n’est plus ici, swrrexit Christus ! Il est ressuscité, le Christ ! selon sa parole. Mais venez et voyez la place où on l'avait mis.” Et les saintes femmes entrèrent alors dans la grotte où était le sépulcre; elles pénétrèrent jusqu’à l'endroit où avait été déposé le corps de Jésus. Mais, ne trouvant pas son corps adorable,—nonobstant tout ce qu'avait dit l’ange,—elles ressortirent consternées. Alors, non plus un ange, mais deux, tout resplendissants, leur apparurent et leur dirent: ‘“ pourquoi cherchez-vous donc parmi les morts Celui qui est vivant? Il n’est plus là, il est ressuscité : Surrexit Christus !
Troublées, les saintes femmes descendirent vers Jérusalem et allèrent raconter aux apôtres ce qu’elles venaient d'entendre et de voir—Comment ont-elles parlé ?— Mal, sans doute : ballottées qu'elles étaient de douleur et de joie, de crainte et d'espérance! Marie-Madeleine, surtout l’ardente Madeleine a dû parler avec tant d’agitation que les apôtres ne voulurent rien croire, et traitèrent leurs paroles comme des rêveries causées par la frayeur! Néanmoins mieux avisés, deux d’entr'eux, . Pierre et Jean, se détachèrent et partirent sur l’heure. Jean était plus jeune, il avait la conscience plus
légère, et peut-être encore avait-il plus d'amour, —il courut plus vite que Pierre, et il arriva sur le sommet du calvaire le premier ; mais par déférence sans doute, il attendit Pierre, et tous deux entrèrent ensemble dans la grotte où était le sépulcre, et ils virent ! le linceul qui avait servi à ensevelir le corps de Jésus, le suaire qui avait recouvert sa tête, pliés séparément au fond du tombeau, mais plus rien; ni ange, ni merveilles, et ils redescendirent du calvaire, ne sachant que penser.
Or, les saintes femmes qui, au cénacle, avaient vu sortir Pierre et Jean, s'étaient élancées à leur suite et les avaient rejoints sur le calvaire. Maintenant que les deux apôtres descendaient elles descendirent avec eux, mais plus lentement.
Madeleine, seule, resta! Que voulez-vous! On lui avait enlevé tout ce qu’elle aimait sur la terre! Au Calvaire elle retrouvait sa dernière trace ; au Calvaire elle resta ! Elle était là, debout, et pleurant, plorans ; debout, mais parfois s'inclinant pour regarder, au fond du sépulcre, la place où avait reposé le corps de Jésus. Tandis qu’elle s’inclinait ainsi, elle revit les deux anges assis à la place où avait été déposé Jésus, l’un à la tête, l’autre aux pieds ; et ces deux anges lui dirent: ‘“ Femme, pourquoi pleurez-vous ? ”—‘ Oh ! parce qu'on a enlevé le Seigneur et je ne sais pas où ils l'ont mie !” Elle éclatait en sanglots, et, afin de donner un plus libre cours à ses pleurs, elle se détourna de la face des anges. Mais, voilà qu'en se détournant des anges, elle vit, devant elle, debout, Jésus! Elle ne savait pas que ce fût Jésus, parce que Jésus avait la forme du jardinier, et il répéta la même interrogation des anges : “ Femme, pourquoi pleurez-vous ?”” “Oh! dit-elle, — pensant ne parler qu’au jardinier, —si c'est vous qui l'avez enlevé,
dites-moi où vous l'avez mis, parce que je l’emporterai ! ”
O Madeleine, Madeleine! la voyez-vous ? elle vent emporter, seule, le corps de son Jésus! Alors Lui: Maria ! Marie ! ” — En entendant son nom prononcé de de cette manière Marie ouvre les yeux; “ Rabboni ! Ruabboni ! dit-elle, mon bon maître! ”
J'ai lu quelque part que le doux Sauveur nommait ainsi quelquefois Madeleine par son petit nom de “Marie”’—c'était un nom cher à son cœur, puisque c'était le nom de sa mère, — mais c'était bien aussi le nom de cette grande femme, de cette grande Madeleine, qui venait d’inaugurer sur la terre l'amour nouveau de l’homme-Dieu: “ Maria!” — “ Rabboni! mon bon maître!” £Et aussitôt Madeleine se précipita pour aller reprendre sa place aux pieds de Jésus, les baïser encore et les baigner de pleurs. Mais Jésus l'arrêta ; il posa son doigt sur le front de Madeleine, imprimant sur ce beau front un éternel stigmate à l’éternelle mémoire de cette grande scène d'amour! - Noli me tangere, ne me touchez pas, lui disait-il.—Ce n’était pas en effet l'heure des épanchements,—mais allez! allez dire à mes frères qu'ils me verront en Gralilée.”
Madeleine alors se lève ; elle court vers Jérusalem, toute heureuse et plus que jamais ravie! Mais justement parce qu'elle est toute heureuse et plus que jamais ravie, va-t-on mieux la croire ? et son témoignage ne sera-t-il pas plus suspect! Jésus a semblé le craindre car ila voulu apparaître à toutes les saintes femmes réunies. Elles descendaïent à petits pas, lentement et lassées vers Jérusalem, les saintes femmes ; elles ap. prochaient des portes de la ville, quand tout-à-coup l’ardente Madeleine vint les rejoindre, quand tout-à-
coup Jésus leur apparut! ‘“ Ave fe! leur disait-il, je vous salue! Ne craignez pas, c'est moi; regardez et touchez.” Et Jésus s’abandonnait familièrement à elles ; et leur montrait ses pieds et ses mains percés; et les saintes femmes laissaient éclater leurs transports de joie, de respect et de tendresse, baïisant ses mains et ses pieds adorables. Et Lui: ‘“ Allez! allez maintenant, dire à mes frères qu'ils me verront en Gralilée.”
Vous avez remarqué, mes Frères, avec quelle condescendance et quel abandon, le Sauveur prodigue aux saintes femmes sa divine présence, avant d’apparaitre aux apôtres même une seule fois! Ah! c’est que vraiment, aux jours de l'épreuve et de la douleur, elles s'étaient montrées plus généreuses, plus dévouées, plus fidèles. Partout où sera prêché le saint Evangile du Christ, un éclatant honneur leur en réviendra, et cet honneur ira rejaillir à travers les siècles sur toutes ces
grandes chrétiennes qui savent perpétuer, avec les sainies traditions, leur zèle, leur dévouement, leur amour et leur fidélité. Honneur à elles! Il en est beaucoup dans cette enceinte ! Honneur à elles, au nom du Dieu vivant !
Toutefois il y en eut un parmi les disciples qui mé-
rita d'attirer sur lui l'attention particulière de Jésus ressuscité, celui-là que Jésus avait regardé dans la cour du prétoire, celui-là qui sous le regard de Jésus avait pleuré amèrement, Pierre, le renégat. O douce et amère entrevue de Jésus et de Pierre, à cette heure! O pleurs redoublant de Pierre! O tendre amour de Jésus pour le pécheur repentant ! :
Dans ce jour de gloire, Jésus avait retrouvé Pierre, le Pasteur qui doit ici-bas le remplacer désormais. Il convient maintenant qu'il se porte à la recherche du petit
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troupeau dispersé. Et le voilà ; courant en hâte après ces deux brebis errantes qui s'enfuyaient en ce jour-là même de Jérusalem, les deux disciples d'Emmaüs. . Ils s'en allaient regagnant leur village, toutes leurs espérances perdues, en s’entretenant le long du chemin, de la Passion et de la mort de leur bon maître. Jésus survint soudain et il se mit à marcher avec eux. Leurs yeux étaient fermés et ils ne le reconnaissaient pas.— “ De quoi donc parliez-vous en chemin faisant, leur dit Jésus ?.… Eh ! vous êtes tristes ! estis trisles !” — ‘“ Ah! lui répondit l’un d'eux, blessé dans sa douleur, Cléophas: ‘“ Etes-vous tellement étranger dans Jérusalem que vous ignoriez absolument ce qui vient de s’y passer ? ” —‘“ Quoi donc? dit Jésus, quoi donc ?” — “ Touchant Jésus de Nazareth, ce grand prophète, puissant en œuvres et en paroles! comme ils l’ont mis à mort, comme ils l'ont crucifié! Nous, nous espérions qu'il délivrerait Israël !!”
Mais voilà le troisième jour écoulé! voyez-vous ? ils ont perdu la foi, ils n’ont plus d'espérance! ef estis tristes, ils étaient tristes !---"“ Insensés, leur dit Jésus, et lents à croire ce que les prophètes ont annoncé! ne fallait-il pas que le Christ souffrit ainsi pour entrer
dans sa gloire?” Et alors commençant par Moïse, et
continuant par tous les prophètes, il leur interpréta ce que les Saintes Ecritures avaient dit de lui. Ils parvinrent à Emmaüs, et Jésus feignit d'aller plus loin, mais, eux : ‘“‘ Demeurez avec nous, disaient-ils ; il se fait tard, le jour baisse : demeurez avec nous.” Jésus condescendant, entra avec eux dans l'hôtellerie. Ils se mirent à table ; et bientôt Jésus.prit du pain entre ses mains, ille bénit, il le rompit et le leur a donné, comme au cénacle---aussitôt leurs yeux s'’ouvrirent et
ils reconnurent Jésus, mais Jésus avait disparu !--- “ C'était bien Lui, c'était bien Lui! disaient les deux pauvres disciples ravis, c'était bien Lui! Comment ne l’avons-nous pas plus tôt reconnu ? nos cœurs étaient si ardents pendant qu'il nous parlait dans le chemin! c'était bien Lui !”
Et tout en disant, ils reprenaient leur bâton de voyage, et se remettaient en chemin vers Jérusalem, malgré la fatigue et malgré la nuit.
Qu'importe la nuit ! qu'importe la fatigue pour qui marche avec Jésus! Ils retournèrent à Jérusalem. Tous les disciples étaient réunis dans le cénacle; quand ils entrèrent un doux murmure les accueillit---“ Il est ressuscité! il est vraiment ressuscité, Resurrexit vere ! il est apparu aux saintes femmes, il est apparu à Madeleine, à Simon! Il est ressuscité vraiment ! ”
Ils racontèrent alors ce qui leur était arrivé sur le chemin, à eux-mêmes, et comment ils avaient reconnu Jésus à la fraction du pain; et tous ces bons disciples laissaient éclater leurs transports de joie, d'espérance et d'amour pour Jésus. Bien plus solennelle fut leur allégresse quand tout-à-coup, les portes closes, au milieu d'eux Jésus apparut! --- “ Paix à vous! disait le bon maître, en les saluant comme de coutume, pax vobis ! ” néanmoins un frémissement de crainte ou d'émotion remuait l'assemblée ; car Jésus, pour l’apaiser, ajouta : “ Ne craignez pas, ne craignez pas ! c’est moi! ce n’est pas un fantôme, c’est moi ; voyez et touchez.” Et il leur présenta ses mains, ses pieds et son côté ouvert.
Après que Jésus leur eût donné ce témoignage sensible de sa résurrection, il leur dit encore : ‘“ Paz vobis ! la paix soit avec vous!” Et il souffla sur eux en disant : “Recevez le Saint-Esprit; les péchés seront remis à
ceux à qui vous les remettrez et ils seront retenus à
eux ceux à qui vous les retiendrez.” Ayant dit ces paroles, tne Jésus s'évanouit à leurs yeux.
it si C'était la cinquième apparition de Jésus au jour gloin! rieux de sa résurrection. Après cette apparition Jésus Ù ne se montra plus ce jour-là. C'était assez ! de En effet, désormais les hommes peuvent chanter le em, cantique de la vie et de l’allégresse, alleluia ! Le Christ est ressuscité: et le Christ ressuscité ne meurt plus, qui alleluia ! Il est vivani!
ous Il est vivant dans le Ciel, au séjour de la gloire, assis ils sur le trône du Père, à sa droite, avec son corps res- glorieux, régnant sur les Anges et sur les Saints qui lil l’adorent! Il est vivant, le Christ, dans le sein de ade- l'Eglise ici-bas, selon sa promesse divine: “Je serai avec vous jusqu’à la consommation des siècles,” et ir le l'Eglise, vaillante le garde fidèlement dans son sein! nnu Il est vivant, le Christ à l’autel, dans la divine Euchaples ristie, faisant rayonner autour de Lui la lumière, l’innoe et cence, l’amour, l’immortalité ! Il est vivant, le Christ, auallé- dedans de vos âmes, aujourd'hui, mes Frères ! Oh ! vous lieu le sentez bien! votre cœur est ardent, parce que Jésus bon lui parle ; votre cœur est heureux, parce qu'il l’a touis ! ché ; votre cœur est vivant, parce qu’il lui a donné le ion germe de la vie éternelle! Il est vivant, le Christ ! ta : Et non-seulement il est vivant, mais il est la Vie d'est essentielle, la Vie véritable, la seule vivante! leur Il est la vie, Jésus ressuscité! la vie, débordant hors de son sein, qui presse le néant, suscitant l’être, éveille sen- la nature! Il est la vie dont l'éclat fait étinceler les bis ! anges, les étoiles et les soleils ; la vie, dont la fécondité ant : peuple les mondes, orne la terre, gonfle les océans ! La
vie dans la beauté, dont le sourire caresse les fleurs, em-
baume les brises et fait palpiter notre pauvre cœur humain ! Il est la Vie dont le flot de retour, la grande vague rentrante, saisit la nature entière, l’enlève et l’écoule par le sacrifice, en Dieu !
Il est la vie Jésus ressuscité! cette vie surnaturelie, et plus grande et plus belle, qui n’est qu’un débordement de la grâce, qu’un écoulement de la substance de Dieu en nous, qui tombe dans l’âme humaine et la dilate et l’agrandit et la transforme pour la rendre vivante et glorieuse comme Lui.
“ Oh ! quel est l’homme qui veut la vie? Quis est homo qui vult vitam ?
Seigneur, dans ce jour de résurrection et de gloire, plus que jamais vous dites: Si quelqu'un a soif de vie qu'il vienne à moi et qu’il boive ! Jésus ressuscité, nous venons tous à Vous : donnez la vie à notre intelligence! loin de vous, elle est inquiète, égarée, toujours impuissante,—soyez son flambeau, sa lampe brillante et ardente ; son doux verbe de vie et de lumière! donnez la vie à notre cœur; vous l'avez fait si grand, si haut, si large, si profond ; vous l’avez pétri avec quelque chose de divin qui fait sa gloire, comme aussi son tourment; vous l'avez créé à la façon des abîmes ! Ô Jésus ressuscité, Ô Dieu vivant! remplissezle! Faites en ce jour lever sur toutes ces âmes chrétiennes, le grand jour de votre résurrection, le jour étincelant de votre immortalité ! que toutes ces âmes, désormais toujours vivantes de votre vie, à jamais mortes pour le péché, parviennent heureusement au séjour de la vraie gloire, de la vraie félicité, de la vie éternelle !! Amen.