LE CORTPHÉB DU GRAND CHOEUR
Elevez jusqu'aux cieux vos portes de victoire , Suspendez au sommet le chêne et l'olivier; L'oiseau sanglant replie enfin son aile noire;
Il vient, voici le roi de gloire L'aigle a dévoré l'épervier!
LE GRAND CHOEUR
Semez aux portes de sa tente La rose et les fleurs de Sàrons; Frappez la cimbale éclatante Et que l'on sonne les clairons!
LE CORYPHÉE
J'ai cherché tout le jour dans la forêt sauvage, Mes coursiers hennissants , superbes et sans frein ; Ne les as-tu point vus, berger de ce rivage; Leur haleine est comme l'orage, Le jais est moins noir que leur crin?
l'hymne des aïeux.
Je veux les voir au char de gloire Qui portera le roi demain.
LE GRAND CHOEUR
Quel est donc ce roi de victoire Qui doit passer par ce chemin?
LE CORYPHÉE
Le Roi qui n'a pas ri des larmes de nos mères , Le pasteur qui n'a pas bu le sang de l'agneau; L'étranger avait mis sur les reins de nos frères Sa lourde chaîne de misères , Son glaive en a rompn l'anneau !