AU PREMIER PROCÉDÉ
résultats d expériences du même genre : les deux liquides d'égale densité qu'il a employés, étaient Thuile d olive et une solution de proto-chlorure de fer dans l'alcool ; l'un de ces liquides était distribué uniformément en gouttes plus ou moins grosses suspendues dans l'autre. En plaçant le vase qui les contenait entre les pôles d'un puissant électro-aimant, Matteucci a vu ces gouttes exécuter des mouvements prononcés, et se ranger suivant des formes constantes.
§ 94 ^i«. Encore une remarque : notre premier procédé peut servir à réaliser sur une grande échelle les phénomènes capillaires ordinaires, c'est-à-dire ceux où la pesanteur intervient. 11 suffit, pour cela, que le mélange alcoolique renferme un très-petit excès d'alcool ; alors, en effet, l'huile n'est plus complètement soustraite à l'action de la pesanteur, mais ce qui reste de cette action n'a plus qu'une très-faible intensité, et se trouve ainsi, sur des masses de grandes dimensions, du même ordre que l'action des forces moléculaires.
Dans ces conditions, par exemple, lorsque la masse d'huile est entièrement libre, elle va s'aplatir plus moins sur le morceau d'étoffe qui recouvre le fond du vase, et présente alors, en grand, la même forme qu'une gouttelette de mercure d'un volume convenable déposée sur un plan solide horizontal. Dans les mêmes conditions, la masse suspendue au disque solide des expériences du § 14 s'allonge, et affecte une figure identique à celle d'une goutte .d'eau suspendue à l'extrémité inférieure d'une baguette solide, etc.
manière dont l'auteur commence celui-ci me porte à croire que, dan« les précédents, il ne s'agissait pas de deux liquides de même densité.