‹ Statistique de la Grande-Bretagne et de l'IrlandeChapitre 15 sur 103 · ANGLETERRE ET GALLES · texte numérisé non relu

ANGLETERRE ET GALLES

a. Naissances.

A la fin du xvii* siècle , King estimait , par une approximation vraisemblable, que les naissances étaient^ en Angleterre, dans la proportion suivante à la population.

A Londres i sur ti6 5o habit.

DaDS les autres villes. . . . i a8 5o Dans les campagnes . . . . i 29 a5

On comptait, en 1690, environ 5^asio,ooo habitants , dont un cinquième dans les villes. Il y avait donc :

140,000 naissances dans les campagnes , i sur 29 a5 40,000 ^ dans les villes . . . i 27 5o

i80|Ooo naissances annuelles i 29 hab.

Cette proportion a considérablement diminué, comme le montre le tableau suivant :

1688 à 1726 1 uaiss. sur 28 habit.

181 1 à i8'io I 3r>

Voici le détail de la dernière période, d'après les relevés officiels :

1801 237,029 naiss. i sur 3y 5 hab.

En admettant l'exactitude de ce* termes, on voit que, depuis 1688, le nombre des naissances a diminué presque d'un quart; au lieu de cent enfants qui naissaient annuellement, ily a i/^a ans, il en naît maintenant tout au plus 80. Malthus écrivait, en 1801, que le rapport réel des naissances à la population était alors d'un à 3o. Si cette estimation est juste, il faut croire que c'est seulement depuis une trentaine d'années que s'est opérée cette atténuation de la fécondité en Angleterre f dont, sans doute^ les causes résident, là comme ailleurs, dans les progrès de l'état social, et surtout dans la diminution progressive de la mortalité.

Lorsqu'on soumet au calcul la masse entière des naissances par périodes décennales , et lorsqu'on la compare à la population moyenne formée des termes de deux recensements addition-

POPULA.TIOW. 09

iiels et divisés, ou obtient également des chiffres qui révèlent le décroissement du nombre des naissances.

Période!. Popul. mojcDae. Tôt. des Daiâ*. Proport, aonncile moytn.

1801 à idio 9,5i8,328 2,878,906 I sur 33 hab. 181 1 à 1820 11^071,275 3,255,067 I 34 1821 à i83o 12,936,724 3,753,493 1 34 5

On remarque une très grande diversité dans les chiffres qui expriment le nombre des naissances dans les différentes provinces.

Angleterre^ 181 1 à 1821 i naiss. sur 35 hab.

Pays de Galles 1 41

Maximum. — Kent ... 1 3i

Minimum. — Moiitmouth. i 47

b. Décès.

Dès 1690 9 Grégoire King cherchait à établir, par des données numériques , les termes de la mortalité en Angleterre. Voici ses évaluations :

Londres 3,i4o décès, i sur 24 habit.

Autres villes. . . . 33,ooo 1 Bo 5o

Campagnes «... 116,000 i 34 5o

Totaux. . 162,000 I 33

Les rapports au parlement et les supputations de Hickman nous fournissent les chiffres sui* vants pour le siècle actuel :

1801 204,434 décès. I sur 43 5 habit.

POPULATIOir.

25S«oi8

Les documents parlementaires nous permettent de comparer la mortalité de ces époques récentes à d'autres fort anciennes.

I décès sur 3i habil I 36

Ainsi, depuis la révolution jusqu'à nos jours, la mortalité a diminué, en Angleterre, de plus de deux cinquièmes ; et chaque personne a maintenant , en ce pays^ presque le double de chances de prolonger sa vie qu'elle n'en avait il y a 1 Ôo ans.

Il est vrai que tous les décès ne sont pas enregistrés dans les paroisses. Les dissidents ont des cimetières particuliers, beaucoup de pauvres et d'enËints sont inhumés sans cérémonies religieuses; il meurt grand nombre de marins à la mer, et de militaires dans les colonies. Toutefois on convient que les omissions des décès sont moins multipliées que celles des naissances. Voici le calcul, par périodes, des enterrements connus officiellement :

Péri«d«i. Population. Total det déeèa. Proportion annuelle.

1801 k 1810 9,5i8,328 1,950,189 I sur 5o 181 1 à i8ao 11,071,275 ^^009,998 I 55

La mortalité ne varie pas moins selon les lieux que selon les temps.

Angleterre, 18 II à 1821 i sur 57 habit.

Pays de Galles i 69

Maximum. — Middlessex i 47

Minimum. — Sussex . . i 72

Lorsqu on comprend l'Ecosse dans ces calculs, et qu'on établit les supputations sur toute la Grande-Bretagne, on trouve des proportions bien moins favorables.

De 1785 à 1789 I décès sur 43 5 habit.

Quelques parties marécageuses de l'Angleterre ont acquis, en peu d'années, une salubrité remarquable par l'effet des travaux de dessèchement qui ont été exécutés.

Cambridge, en 181 1 i décès sur 41 habit.

i8ai I 58

Norfolk. ... 181 1 I 5o

c. Mariages.

Le nombre des mariages çt leur proportion à

la population étaient ainsi qu'il suit à des époques déjà reculées :

56,ooo mai

'iages. I

sur ii5 habit.

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