I8II
Les années les plus récentes offrent les nombres suivants :
i sur 120 habit.
Le nombre des mariages diffère considérablement selon les provinces.
Angleterre.
Galles Maximum. • Minimum. -
- 1811 à 1821 1 snr i33 habit.
id I i56
- Middlessex . . . . i 106
- HerlK>rd i 179
Calculés par périodes, les mariages montrent une diminution évidente et considérable.
De 1796 à 1800
I mariage sur i23 habit.
Dans la Grande-Bretagne , ils offrent les rapports suivants :
De 1780 à 1789 1 mariage sur 117 habit. 1790 à 1799 I 119
d. Enfants naturels.
On avait toujours ignoré, jusqu'à une époque récente, quel était en Angleterre le nombre des enfants nés hors du mariage. Une sorte de puritanisme, dont on trouve assez fréquemment des traces jusque clans l'administration des Iles Britanniques, avait fait passer sous silence le fait de ces naissances qui n'avaient pas été autorisées par l'église anglicane. Enfin un relevé de leur nombre, par comtés, a été publié pour Tannée i83o. En voici les résultats :
Angleterre et Galles.
Garçon». Fillra. Totaui.
Total des naissances. . . 194,200 187,860 382, 06a
— (les enfants légitim. 184,063 177,968 362,oao
— des enfants natur. 10,147 9>^9^ 20,039
Il y a conséquemment un enfant naturel sur 1 9 naissances. Cette proportion varie beaucoup selon les provinces; elle est d'un sur 7 et sur 8 dans deux comtés du Pays de Galles; elle est d'un sur i3 dans le Lancaster, Salop, Hereford et dans le pays de Galles en général. Dans la ville d'York, elle estd'iii; 15^ LeMiddlesseic,quicom-
prend la majeure partie de Londres, n'est porté que pour un 38% et le Sussex, qui comprend le surplus , n'a qu'un enfant naturel sur 4o naissances.
Ces deux proportions sont évidemment fausses, et elles donnent lieu de croire que les nombres recueillis sont fort au-dessous de la vérité.
En France, de 1819 à 1834) le nombre des enfants naturels n'a varié d'une année à l'autre que de quelques dixièmes dans sa proportion aux naissances totales. Il a été cinq fois d'un 14*9 et pendant les autres années d'un sur 13.8, ou i3.6 naissances.
e. Accroissement de la population.
En prenant pour base le recensement de 1821, qui est le moins inexact de tous ceux faits en Angleterre, y compris le Pays de Galles, on trouve, si Ton retranche successivement d'année en année Taccroissement produit par l'excédant des naissances sur les décès, que la population a dû s'élever aux nombres suivants :
Population. AwroJM. annucL Proportioa do l'accroiMeai.
180 1 8,872,980 32,695 I sur 171 habit. 181 1 10,163,676 ii6,3i4 I 87
(1) Le recensement de 1821 ne porte la population qaa 11,978,876 habitants; mais le calcnl prouve que, soit par une erreur en moins, de 6249087 personnes, soit par une immigration de ce nombre, dans les années suivantes , ce chiffre doit être porté beaucoup plus haut .
iSaa
[ sur 83
[ io3
[ IIO
ii6,oi5 1
ïa7>993 '
. DOUI
• la période
des années
écoulé(
puis i83o, on adopte la proportion d'accroissement annuel d'un sur 1 08 y qui semble un terme moyen , on peut continuer le tableau ci-dessus par les nombres suivants :
PopuUlion annuelle.
AceroÎMCODcul ananel.
Il est possible de faire remonter ces recherches jusqu'à l'époque de la conquête de l'Angleterre par les Normands; ce qui donne une étendue de sept siècles et demi aux notions que nous possédons sur l'accroissement de la population anglaise.
66 POPOLATIOU.
AnorM. Po^Mlalion. Aatorilé«> Période». Acrroi». IM.
An*. nabitanift.
1080 1,590,000 Domesday-Book. . . • »
1877 '.1,635,000 Tabl. d'imposition. . 297 A5,ooo
i577 4)^00,000 Raleigh aoo i,865,ooo
1700 5,475,000 RickmaDn ..... i23 975,000
1760 6,467,000 id 5o 990,000
1770 7,428,000 id 10 961,000
1801 8,87^,000 Recensement. ... 3o i,444)Ooo
1811 io,i63,ooo id 10 1,291,000
1821 11,978,875 id 10 i,8i5,ooo
i83i 13,894,574 id 10 1,916,000
i836 i4,684>589 par supputation. . . 5 790,01s
D'après ces termes, FaccroîssemeDt de la population donne les proportions ci-^près :
Pértodra. PopalaliOD mojrnne. AccroÎM. ann. Rapport indiTidatrl.
1080 à 1877 2,iia,ooo i5o 18. i4>ooo hab.
1877 à i577 3,56o,ooo 9^200 1 385
1700 à 1750 6,ooOy00o 19,700 I 3o5
1770 à 1801 8,3oo,ooo 48,000 I i63
1801 à iSxi 9,5oo,ooo 1^9,000 I 74
i83i à 1887 14 «289,581 i58,ooo I 90
D après ces nombres , et dans Fhypothèse où le mouvement d'accroissement de la population existant pendant chacune de ces périodes, se serait prolongé suffisamment, la quantité d'ha-
bitants que possédait l'ÀDgleterre aurait exigé , pour doubler, savoir :
De IS77 à Iti77, depuis Edouard Ili juiqa'è Blisobfth. . se8 ans. De ftl77 à 1700, depuis Blisab.jnsqu'àGuUl.,presqu'uii millier d'an.
De 1700 à I7t(0, depuis Guillaume jusqu'à Georges II. • fiio ans.
De 17110 à 1770, dfpuis Georges II jusqu'à Georges III. 100
De 1770 à 1801, sous Georges III 118
De 1801 à 1811, sous le même règne 89
De 1811 à l8si, sous Georges IT principalemeot- ... 18
De 1881 à 18S1, sous Guillaume IV 47
De I8SI à 18S7, id 68
Il ne faut pas perdre de vue que ce calcul du doublement d'une population repose entièrement sur l'hypothèse tout-à-fait idéale d'une per> manence dans Tétat des choses , qui n*a *ucun exemple dans les annales de l'Europe.
a"* ECOSSE.
Des recensements dont l'exactitude est douteuse , du moins pour les époques antérieures à 1 8 1 1 9 sont tout ce qu'on possède de documents statistiques sur la population de l'Ecosse, ce pays qui brille cependant de tant d éclat dans les sciences et les lettres. Voici le résumé de ces recensements :
Pnpulalîoii naeyvnn*. ffriodes. AceroiMcmoni louL
1755 1,266,000 habit. » ans. »
i8of 1.599,000 80 1^19,000
68 POPULÀTIOIf.
i8ai 2,098,4^ 'o 188,000
Ces termes donnent à raccroissement les proportions suivantes:
Populalioo m«yeiiDt. Période»- Rapport iiidi*iduff4.
De 1755 à 1781 1,363,000 7,85o i sur 174 hab.
181 1 à 1821 1,950,000 18^800 I io4
1821 à i83i 2,23o,ooo 27,200 I 82
Si raccroissement de chacune de ces périodes
eût été constant , la population de l'Ecosse aurait
doublé :
De 1^55 à 1781 , en 120 ans.
Maltbus estimait qu'en 1801 le rapport des naissances à la population était , en Ecosse, d'un sur 44 habitants. On en comptait alors environ 1,600,000; il y avait donc ^6,3oo naissances annuelles ; nous venons de voir que l'accroissement donné par l'excédant des naissances sur les décès s'élevait dans ce temps à 6,45o personnes. Ainsi, la mortalité annuelle était de «29,800 individus, ou un sur 54- Pour produire un accroissement quadruple, il faut nécessairement que
TEcosse ail grandi proportionnellement le nombre de ses naissances et atténué encore de beaucoup sa mortalité. Ces changements ont été produits , sans doute , par les progrès de l'agriculture, et surtout par l'extension de l'industrie manuÊicturière ^ qui procure des moyens de subsistance à une partie considérable de la population.
On peut admettre, à défaut de documents positifs, et seulement comme une supputation probable, qu'en i83i les mouvements de la population se rapprochaient des termes suivants :
NaisftaDccs annuel. 65 ,000 une sur 34 hab.
Décès 38,000 un Sg
Accroissement. . . 27,000 un 82
A ce compte, la population de l'Ecosse, en 1837, doit être ^" moins de a,5o6,ooo haUtants.
Des recensements plus ou moins exacts attribuent à l'Irlande la population ci-après, à diverses époques , depuis un demi-siècle :
P»poUtJon. Péritxies. A«eroiiMai«Bi.
14 ans 1,189,000
iSii
Ces termes donnent à l'accroissement , la pro* portion suivante :
PapulMJoa ai«y«nnc. AcrrMM. «bduH. B*pp«ri indif MmI.
De 1791 à i8o5 4»8oo,ooo 85,ooo i sur 67 hab.
i8o5 II t8i4 5,600,000 60,000 I 9S
i8i4 à i8ai 6,3oo,ooo 124^000 i 5i
IjA période de doublement , en supposant que l'accroissement indiqué ci-dessus se fût prolongé suffisamment, aurait été ainsi qu'il suit :
De 1791 à i8o5
39 aos.
i8ai à i83i
Ces périodes sont extraordinairement courtes; et il faut compter, à la suite des malheurs qui résultent de l'organisation sociale de llrlande, celui de l'accroissement de sa population , dont la rapidité devance la production des subsistances , autres que la nourriture fournie en abondance par la culture des pommes de terre.
Les recherches sur la statistique de l'Irlande , quoique fort étendues , ne contiennent que des données partielles sur les mouvements de sa population. Nous en inférons les termes suivants^ qui concordent avec le recensement général de la dernière époque.
Naîssaoces annuelles . . 270,000 1 sur 27 habit.
Décès 167,000 1 44
Accroissement io3,ooo i 76
L'accroissement de la période de dix ans est un peu plus faible , à cause des ravages du Choléra oriental.
D après les données ci-dessus « la population de l'Irlande ayant gagné, depuis i83i, environ 620,000 habitants, elle n'est pas maintenant (1837) de moins de 8,488,000.
L'accroissement immense de la population de l'Irlande* qui a doublé depuis 1791, en 56 ans, est un phénomène qui n'a pas encore été expliqué d'une manière satisfaisante. On l'attribue communément à la culture de la pomme de terre, qui fournit une alimentation abondante à cette population privée de toute autre chose nécessaire à la vie, et dont la misère semble d'autant plus grande, que près d'elle est un pays qui ne peut être comparé à aucun autre pour l'aisance et le luxe de la vie domestique.
4* RÉSUMÉ
Les trois grandes parties du Royaume - Uni nous ufifrent les termes suivants , comme exprimant par approximation les mouvements de leur population à une époque rapprochée , 1 8a i k i83i.
lo Naissances.
ADgleterre et Galles. . . 376,300 nais6. 1 sur 35 hab.
Ecosse et ses îles 65yOoo i 34
Irlande 270,000 i 27
Toul. .710,300 I 3a
a* Décès.
Angleterre et Galles . . . a46,3oo décès i sur 5a hab.
Ecosse et ses îles 38,ooo i 59
Irlande 167,000 i 44
Total. . 45i,3oo i 5i i5
L'accroissement total, donné par l'excédant des naissances sur les décès, est, année moyenne, de ^59,000 individus. La population moyenne , de 1831 à 1 83 1 , a été ainsi qu'il suit:
ropuUiion mojen. AccfOMtcm. Bappori indivîd.
Angleterre. . . 12,936,000 191.000 1 sur 68 hab.
Ecosse 2,a3o,ooo 27,200 i 8a
Irlande . . « • 7,2849000 io3,ooo i 72
Totaux. . 22,4So,ooo 321,200 i 70
Cet accroissement suppose qu'il ne (allait guère que 5o ans à la population du Royaume- Uni, d'après son mouvement de i8ai à i83i, pour opérer son doublement. Ce terme la plaçait alors au 4* rang des pays de l'Europe à cet égard.
En effet , à des époques récentes, la populatiou promettait de doubler :
En Prusse en 39 ans.
Dans Tempire d'Autriche 44
En Angleterre 47
En Russie 48
Dans les Iles Britanniques 48
En Pologne y en Irlande et en Danemark. . Ôo
En Suède , en Suisse, en Port, et eu Ecosse. 56
En Espagne 6a
En Italie 68
Dans les Pays-Bas 84
En Allemagne 120
En France ia5
C'est seulement de nos jours que le niouve-» ment d'augmentation de la population Britannique s'est accéléré , et que son doublement est devenu possible dans une courte période. On trouve la preuve de ce fait remarquable dans les chiffres de W. Pitt , membre de bureau d'agriculture, qui nous permettent d'établir les supputations suivantes pour l'Angleterre exclusivement.
I6BS i 171S i naiManee tur 9S liabitaDU. 1 déeè» «ur 37. Donbleui^ni en 990 as».
1736 1764 1 — as 1 ». — tn iVS
1801 18S1 1 -^ ; 3.5 * 1 SS.S ^ — en 90 .
Ainsi y l'accroissement a été plus grand du double dans la seconde période que dans la pre« mière, et il a été quintuple dans la dernière.
Mais, si Ion prend le recensement de i83i pour point de départ , et si l'on ajoute à la population existant à cette époque raccroissement
7/f POPULATION.
anuiiel qu'elle a reçu depuis dans chacune des parties du Royaume-Uni , on arrive à des résultats bien différents.
A reroiMrnient annuel. Pof alalioa «n II8>7.
Angleterre . . . 13497210 ii,68i,ooo
Ecosse 27,000 a,5o6,ooo
Irlande io3,ooo 8,4^8,000
Totaux. . :i64,ooo 26,6^89000
Cette population , distribuée sur une sur&ce de 3 1 ,835,000 hectares ou 1 6, 1 1 'i lieues carrées, donne maintenant pour chaque individu un hectare et un quart, et par lieue carrée 1,600 habitants. La masse de la population est beaucoup plus considérable qu*autrefois, et cependant Taccroissement est moindre d'un 6 ; il n'est plus que d'un individu sur 97 ; ce qui exige pour le doublement une période de 68 ans.
Les recherches difficiles que nous venons de terminer, seront plus aisément saisies et leurs résultats mieux appréciés^ en les rapprochant d'opérations analogues faites sur chacun des principaux pays de TEurope. C'est pour cet objet que noua avons dressé le tableau suivant^ qui montrera comparativement le rapport des naissances a la population des Iles Britanniques et des différents États de l'Europe.
£{»oqur«. Nomb. d« BaÎMs B«PP* ^ I* pop**'
Russie d'Europe. i83i a,38o,ooo i sur ^4^.
Empire d'Autriche 1828 1,100,000 i a5
Prusse i83o 497>o^<^ ' ^^
Irlande i8ai à i83i 270,000 i 27
Pologne 1829 i5o,ooo i 27
Allemagne 1826 48o,ooo i 27
Suisse 1828 75,000 I 27
Espagne 1827 5o8,ooo i 27
Portugal 1820 1 38,000 i 27
Hollande i832 83,ooo i 29
Belgique i83a i38,ooo i 3o
Danemark 1828 38,ooo i 3o
Iles Britanniques . . 1821 à i83i 710,000 i 32
France i834 986,000 i 33
Ecosse 182 1 à i83i 65,ooo i 34
Angleterre id. 376,000 i 35
Ainsi les Iles Britanniques en général , mais plus particulièrement la Grande-Bretagne, sont, avec la France, les pays de l'Europe où la fécoqdite humaine est k son moindre degré. Sur cent personnes, il naît annuellement au moins quatre enfants en Russie, en Autriche et en Prusse, tandis qu'il en naît à peine trois sur le même nombre d'individus en France, en Angleterre et en Ecosse.
Jiotis comparerons, dans le tableau suivant, la mortalité annuelle des lies Britanniques à celle des autres pays de l'Europe.
Nonk. dtdécét Leur rapyrt i Epe^Mk raottaL la
Italie iBi2 k 1828 660,000 isurSoh.
Espagne i8a6 à i834 43o,ooo i 34
Pays-Bas 1827 à 1828 i63,ooo i 38
Prusse i8ai à i8a6 3o3,ooo i 39
, Empire d* Autriche 1828 676,000 i 4o
Suisse 1827 à 1818 5o,ooo i 40
Portugal i8i5 à 18 19 92,000 i 4o
France 1821a i83i 790,300 i 4o
Pologne 1829 93,000 I 44
Irlande 1821 à i83i 167,000 i 44
Allemagne 1826 à 1828 290,000 i 4^
États Danois ... « 18 19 33,8oo i 4^
Russie d'Europe . . 1826 1,210,000 i 45
Suède et Norwége. 182 1 à 1826 79,000 i 4?
Iles Britanniques. . . 1821a i83i 461,000 i 5i
Angleterre id. 376,000 i 63 5
Ecosse id. 38,ooo i ' 69
On voit y par ces termes^ qui sont les relevés officiels de chacun des principaux pays de l'Europe y que dans les Iles Britanniques la mortalité est beaucoup moins grande qu'ailleurs, et qu'elle est en Ecosse particulièrement moitié seulement de celle qui a lieu en Italie.
Ce phénomène important a ses causes dans le climat et dans la civilisation avancée^ qui Êivorisent tous deux également la prolongation de la vie. C'est l'un des effets manifestes du perfectionnement de 1 état social que la diminution gra*
dative du nombre des naissances et des décès ; et c'est, au contraire, un signe de barbarie qu'une grande mortalité des hommes accompagnée d'une énorme reproduction.
Il nous reste à comparer le nombre annuel des mariages de la Grande-Bretagne à celui des autres pays de l'Europe.
Nombre de Leur rapport i Epoques. maritgM. h populaiion.
Allemagne 1821a i8a5 i3o,ooo i sur looh.
Pologne 18^9 37,000 1 iio
Suède et Norwége. . 18*11 à 1826 3i,ooo i 117
Grande-Bretagne. . 1780a 1789 84»ooo i 117
Empire d'Autriche . i8a8 a3o,ooo i 120
Italie 1828 164,000 I 124
Russie d'Europe. . . 1816 440,000 i 124
France 1821 à i83i 247,000 i i'i8
Angleterre 1826 à i83o io6,3oo i 128
États-Danois 1819 9>iSB i 129
Suisse 1838 i5,5oo i i3o
Espagne 1826 à i834 104,000 i i36
Portugal 181 9 27^000 I i36
Pays-Bas i8i5 à 1826 4^><'<><> ^ i4o
Ce$ nombres établissent que depuis un demisiècle , la proportion du nombre des mariages à la population totale a diminué en Angleterre ainsi qu'en France. Cependant cette proportion est encore beaucoup plus grande que dans les pays du midi de l'Europe. Le maximum du nombre des mariages, en Europe, est en Aile-
7^ POPULATlOif.
magne j et le minimum dans la Hollande et la Belgique. La France et TAngleterre se rapprochent davantage de ce dernier terme que du premier.
SECTION IV
DIVISION DE LA POPULATION
d'après les sexes y LES AGES ET l'eTAT CIVIL.
1° Sexes.
Les recensements officiels nous fournissent les chiffres suivants, qui expriment le nombre d*individus de chaque sexe existant aux deux époques auxquelles ont été faits les derniers dénombrements.
|o ANGLETERRE.
Proport de Tncéà,
dM fMBM» M
Bieédani des
Uoailue». FemmM. ISeaun«t. nomb. d«« bom.
i8ai 5,834,166 6,i44)709 3io,543 un sa*
i83i 6,771,190 7ti25,997 364,807 un i9«
a* ECOSSE.
i8fti 983,55a 1,109,904 ia6,35a un 8*
i83i i,ii4,8i6 i,a5o,a98 i35,48a un 9*
i8ai 3,341,926 3,4^9,901 117,975 un a8*
i83i 3,794,880 3,97a,5ai 177,641 un ai*