‹ Statistique de la Grande-Bretagne et de l'IrlandeChapitre 56 sur 103 · ooo · texte numérisé non relu

ooo

ÉtaU-UnU. . i835.

3* Colombie.

Angleterre. . i834*

4«5oo,ODo

4»5oo,ooo

France. . . . i834.

ÉUU-Unis. . i835.

5»33o,ooo

i3,633,ooo

9« Ria la Plata.

Angleterre. . i834.

France. . . • i834.

ÈUU.Qiiii. . i855.

4>969«ooo 4ff599tOoa

93,667,000 3,855,000 5,784,000 S>644)Ooo

47^S?4tW> 9*707,000

70 COMMEaCE.

1 0" Chili et Pérou.

lapertatioiMk

Experlaiiom.

Cmi .total.

- fr.

— fr.

Augletem. . i834. 34,667,000

France.. . . i83^. 6,149,000

ti,44o,ooo

ÉtaU-Unîs. . i855. 10,176,000

Ce tableau donne les résultats ci-après :

10 En réunissant en une seule masse l'importation et l'exportation , on trouve que les transactions commerciales de la Russie avec l'Angleterre, la France et les États-Unis, s'élèvent annuellement à une valeur de près de 162 millions de francs. Les deux tiers appartiennent au Royaume- Uni ; un quart nous revient ; et quoique séparés par l'Atlantique, les États-Unis en revendiquent un onzième.

a* Sur un commerce de ao millions avec le Danemarkyla France n'obtient qu'un cinquième. Le surplus est partagé par la Grande-Bretagne et la Russie.

3° Notre proximité de la Prusse nous procure plus d'avantages. Nos transactions avrc elle égalent presque la moitié de tout son commerce maritime. L'Angleterre n'en a pas un quart , et la Russie un tiers.

4'' L'Allemagne et lesVillesAnséatiques donnent à l'Angleterre l'une de ses plus riches branches

COMMERCE. JV

de commerce. Sur ô4o millions de tmnsactions i elle, en fait pour 39a , la France 155^ la Rusâe un douzième, les £tats*Unis un seizième.

S"" L'Angleterre fait presque tout le commerce de la Hollande. Sur a33 millions, sa part monte à plus de 1 88. En Belgique , elle égale la valeur des transactions de la France; mais déjà TAlfo-^ magne en atteint la moitié.

60 En y comprenant la contrebande dci la Manche et celle de Jersey et de Guemesey , le commerce du Royanme-Uni avec la France s'élève à 200 millions. Celui des États-Unis ne Té^ gale pas encore ; il est de 1 63.

7° Le Portugal est approvisionné presque totalement par l'Angleterre. Sur ^o millions de transaction , 60 lui appartienneni^

8"* La France et le Royaume-Uni se partageaient, eu i835, le commerce de la Péninsule Espagnole^ et y faisaient pour 65 millions de transactions. Dans ces derniers temps, il paraîtrait que la part de la France s'est augmentée.

9*" Il en est ainsi de lltalie , où nous avons eu^ en i836 , un avantage de 54 millions sur l'année précédente. Sur4iâ miHîoni, notre commerce en réclame 2^^ , et TAngléterre 16a.

lo"" Mais la Turquie et la (Srèce nousofifrent à peine pour4o millions de transactions^ tandis

7^ COMMSKGE.

que le Royaume-Uni en a pour 60 dans ces deux pays^ et la Russie déjà pour 35.

1 10 Malte et les Iles Ioniennes , qui sont des entreppts pour tout le Levant , donnent à l'Angleterre UQ: commerce de si3 millions, dans lequel nous ne plaçons pas pour 800,000 fr. de marchandises.

Au total , l'Europe et les, pays d'outre-mer offrent aux. Iles Britanniques et à la France, des marchés dont les transactions forment , pour l'importation et l'exportation, les valeurs ciaprès :

Royaume-Uni, i834.

ImporiafivM. E^oitalioM. T«laas.

— fr. fr. — «-.

Sarope 684,547f00o 684f547tOoo 1,379,094*000

Afrique 5o,64a,ooo 3o, 642,000 6i,984i00o

Asie iio.o32»ooo iio,o33,ooo 220,0649000

Amérique. . . . 47^9628,000 47^)628,000 9479256.000

Pltrr. BOik ind.. 22,191,000 22,191,000 44*3S9*ooo

^M^M^^V^^^iM^i^^M^H^M^ ^^^^^^m^mm^^^^^m^^^m^r,^ ^^M^^MM-^^iH^V^H^M^wn^^M

Tolaiu i,35o,277,ooo 1,330,277,000 2,661, 554)000

France. i836.

.£orop€.. • • .« . 6i5,353,o6o 549#3i490oo 1, 164*667,000

Afriqae 37^4649000 4O97349O00 78,198,000

Asie 4I9O999O00 7}775,ooo Ififi'jl^fOOO

Amérique. . . . 211,659,000 363,46 1,000 575,120,000

Tolaaz. . . . 905,575,000 961,2849000 1,866,8599000

La comparaison de la distribution de ces valeurs commerciales et de leurs proportions donne les termes suivants :

Grande-Bretagne. Moitié. Un 44*. Un 19,. Presqu'uo 1«.

France. . . . Plus de moifié. Un «4«. Un40«. Un 5e.

Voici les résultats de ces termes numériques :

La moitié du commerce de l'Angleterre et de la France a lieu en Europe. Le premier n'est plus considérable que de ai5 millions, ou un sixième de sa valeur ; il s'élève de 1 1 à 1 aoo millions de francs. Les deux tiers de l'exoortation sont en produits indigènes, naturels ou manufacturés, et un tiers en produits coloniaux ou étrangers.

Le commerce avec l'Amérique est le plus étendu après celui de l'Europe. Il constitue un tiers de la valeur totale des transactions de là Grande-Bretagne et de celles de la France. Il est, pour la première puissance, de gôo millions de francs, et pour la seconde de 58o. Différence : 370 millions. C'est la plus grande entre les deux commerces , et celle qui prouve le mieux l'habileté des négociants et des diplomates anglais , car il est évident que la concurrence française pouvait , et même peut être encore égale.

Le commerce avec l'Asie appartient biei| plus spécialement au Royaume-Uni i qui ppssèdela

meilleure partie des régions de ce continent. IT monte k qqo millions ou un douzième des transactions totales. La France n'en obtient qu'une cinquantaine de millions , ou moins d'un quart. Toutefois, les avantages de l'Angleterre en Asie sont moins grands qu'on pourrait le croire, d'après la vaste domination qu'elle y exerce. Ses exportations excèdent à peine loo millions, ou moitié de ce que les Etats-Unis reçoivent des Iles Britanniques annuellement; et un Américain consomme autant de produits anglais que quatre Indiens. L'ouverture du commerce de la Chine peut seule changer cet état de choses ; mais on en désespère aujourd'hui.

Le commerce Britannique en Afrique n'est que d'un quarante-quatrième de sa masse entière; et cependant il comprend les points principaux de ce continent sur ses deux côtes orientale et occidentale. Celui de la France n'est plus considérable qu'à cause des deux colonies de Bourbon et du Sénégal , et surtout des exportations faites à Alger.

En masse, il y a une différence d'environ 800 millions entre le commerce total de FAngleten^e et celui de la France dans les deux hémisphères. C'est presque le tiers du premier. Cette différence est formée par le commerce avec l'Asie, qui est 3 fois et demie aussi grand, et par celui avec

COMMBHC£. 75

FAmérique, qui Test une fois et demie. L'Afrique est la seule partie du monde où nous soyons supérieurs. Avec quelques efforts heureux ^ nous pourrions être « en Europe , sur le pied de l'égalité; mais il n'y a point de concurrence possible en Asie; et en Amérique , l'occasion propice d'en établir une a été perdue par les folles idées de la Restauration.

Un fait historique important et inaperçu ressort de ces chiffres; c'est que la grandeur et la richesse du commerce Britannique ne doivent rien aux vingt-cinq ans de guerre que la Grande- Bretagne a soutenue par tant de sacrifices. En effet, l'empire de l'Inde ne pouvait échapper à l'Angleterre, quelles que fussent les vicissitudes de la politique européenne. L'agrandissement de la civilisation , dans les deux Amériques , lui ouvrait nécessairement leurs ports, quelles que fussent les révolutions de notre continent; et quant à l'Europe, si l'Angleterre y trouve pour i3 à i4oo millions de transactions commerciales, personne assurément ne peut croire que ce magnifique édifice ait été cimenté avec le sang et les trésors qu'ont coûté les guerres contre la Révolution française et l'Empire. Les plus beaux faits d'armes de ce temps n'ont jamais eu aucune puissance sur les tarifs de douanes ; et si le commerce de l'Angleterre avec l'Europe l'empolfe

sur le nôtre d un sixième , cet avantage n*est dû qu'à James Watt et aux habiles industriels, qui ont appris au pays à fabriquer toute chose mieux ou aussi bien que partout ailleurs ^ mais essentiellement à meilleur marché.

Nous rassemblerons dans le tableau suivant les valeurs de 1'exportatipn du Royaume-Uni faite, en 1 834, dans chaque pays des deux hémisphères j distinguant celles des produits indigènes, naturels ou manufacturés, et celles des produits coloniaux et étrangers, et indiquant la proportion de ces exportations partielles à l'exportation totale.

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