MINISTRES
Le pouvoir exécutif est confié par le rbiiiéMm ministresiqtii fôrMMt le imbinst^ ^6|rT ' ' ^ |uePré«dent<dii/«ôiiswH;'' "> 7^^' *' 'jiiî'j ici
te Gttand'CllfldfceKer q«it<f)résldBUatilunl^^ despair»^' '^^-j •i:>.i#''i •■; -. :.:^.>. ut^oo or',,^\C
Le Chancelier du sceau priré^x)'^ '«' « î<^{ »''iqr 'Le Preiniqr>Loi^d.<^la tréspt^rie^quirdfeif le>pfe-
mier ministre; "l. i ., i: ..î^îm' r.'. :.'- ..n uo
Le Chancelier deirÉcliiqiiieiPy qui est letqiiHM tre des finances ; r:^ir*»! i, , \i; jj»
Le Secrétaire cTÉtâl-piiur ^ks affôres îÂlé-
rieunes-;'- • i ■ - -^ ^ ■ »i? • S ■• » ^-.î-^
Le Secrétaire >d'ÉAat pour •lé8< îiffàires él;naiu<
gères; •...•.':■ ':>h>h
LeSecrétaJred'État pour iesS^cotoiii^^* "• * > Le Pk<ésidDnt dtt bureau dtv^eôticrôle? ^ '>' » t >;o<; Le Président du'bnueatidu commerce ç^ ? [ ^1 Le Matera' dé'iattiomiàie; ' î ^^; *
LePrètnî'er' Lord de Famira'u té, qui est minières
delfei-toarine* ^ .' * i . . . ,»
Les neu^ départèmeBts ministériels et les ad-
ministratiofïs • qui en* dépendent ont un bien
moins grand nombre de fonctionnaires et d'employés, proportionnellement à lâqpopulation, que dans la plupart des pays de l'Europe ; mais leura émoluments sont beaucoup plus considérables, et depuis les améliorations introduites dai|s plusieurs parties, leur nombre s'est accru considéraUefcDênt.
En 1 797 i /il y avait aeulemeM dans la Grande- Bretagne 16,267 employés civilft, qu un sur 760 habitants^ Xi^U* MlMjre «'élevait en masse^ k 34*3009000 francs; ce qui faisait pour chacun uH peu plus de 3,000 franca.
En 180^79 Q^ coipptait 32^9919 employés civils, ou un sur 65o habitants. Leur salaire montait à;69i700;ooo francs, fai^aot pour chacun plus de 3,000 francs.
. Ëo3oaii$V IcHir nombre b'était augmenté i de 6,700 ou du tiers à la moitié. Leur salaire: en masse avait doublé, et s^éftait accru d'un tiers pour chacun d'eux.
Les dépeiiaas de l'armée ^t de la marine se sont élevées dans dea termes analogues, Eni ^793, la première coûtait 6s,5oo,boo, et la seconde 65 millions. En tout, l'état militaire absorbait seulement 127 millions et demi. En 18999 on consacrait aoo millions à la dépense de l'armée ^ et 1 5o à celle de la marine. Ensemble 3Ôo millions, ou deux à trois fois autant qu'il y a 43 ans.
rio' r:jt1
• ■ . <¥;i, i'* /ioriuJhj-)] ..nord ;<■>(;• m >1 'k.vj; ,-'A .t>:'/ ; :•,-.'•, I „FiWf4?fCi|?|S^„ .nôl, •,,,.>! ,.ai;b
•;:■ :•';:»:;:.;•-».:: ,;i,'j i:if ! 4.> ài li :■) , r^Vî.n ..I -.luq
I^s finances des États de r£urQ|)(?r4Q9t hQfj^\ UJm^^^lfir^me^ iCnitditJ09i\s,<lQfprqfpféiité.qM ijelles, d^s . pvlicMlJ«W) «elles , <ap#ioye»t/p^ rheap^eu^^iinfluQQce .de l'ordre qt dQÀ'^iffffïon^^ /âUes périclitent. par. les n^alversations;^. les fqiy^s dépenses;, et SMrtout par l'ampur ^e, la guçn;^ qui pr^ndje nom moins fastueuse, d'4^rjit..i^ chicane, quand, au lieu d'une province oi^[d|'mi royaume^ il s'agit seulement d'ui^ .t^urt^K^pyen oqd'MD, pré. Les .similitudes s'étendent e^ç<fpç beaucoup plus loin. Ce sont les États l^s pLits^î- .ches qui ^nt les plus obérés, et qui idpiyept j|i^qu'à vipgt fois leur revenu ,|andis que le^:pîiy^ pauvres u'on.l.presqu|e jamais de dettes. . ,
L'Angleterre a Iargen|ient usé de tous les privilèges d'une grande fortune; il n'est cerlainemeiH aucune puissance au monde qui ait été aus^i prodigue de son argent, et l'on ne saurait dire qu'elle en ait tiré beaucoup de profit. C'est, a.u
l48 FINANCES.
demeurant ,yne lililfituieriî^tipnale qjtii date de très loin.
Lorsque Henri YIIl s'empara de loai monastères , 99 collèges ^ 1 1 o hôpitaux et a,374 chapelles, avec tous les biens territoriaux et mobiliers dans leur dépenlI^Mftkr/rleii ^ trin revint k l'État Toute cette immense richesse fut partagée entre les coiirtisâhs / gaspillée pàr'Te'TOï et perdue pour le pays , qui n'obtint pas même une seule fondatiô'tfuWré:" "^ >•. ^i'^i:'' «-îi- <)".iM,i-' r :
' Quaiî* léS :t6rte*''dte Flrfan^^ ^ùJées jpaF^dqùes Jr\ paH%ài4^II i et^ne thoistèhië ' fbt»' p^ Guillaume tll '^' èllês'fiirefltdi^ti^btt'éës etatre^*ies' favoris' et* léè.favorïtës^de^'oès souverains, ^t Ton ne songea^- AUeme -psr^p-À' efa ëousërVer une 'faible patt pour lé- dotpalîiie
^blifc. ■•■■ '■■'•: : . i: -.•> ,MU.J.A
PèniTarit 160'âiriè, les Iles Britannique» ëyént eu des rois d'origine étrangère , dont les 4ntêi'êfs étatèht étrangers au pays qu'ils gouvërkiaiérït/il a fallu que l'Angleterre pourvût à touteâf'lés nécessités que ces intérêts faisaient naître. Ainsi Guillaume d'Orange , qtii h'avait désiré devenir souverain de la Grande-Bretagne que pour combattre Louis XIV avec succès^ fit épousfer au peuple anglais la cause des Provinces-Unies, et lui fit soutenir une guerre dont les chances heureuses ne compensèrent point les dépenses.
piifiiLirGES. i49
Ainsi encore la maison (THatlovre Jorsqû'eltef ut sur le trône d'Angleterre, entraîna ce pays'^dëlM
ûiid lôrigtië ^ûite dèf gùénrës ëèntitiéhKlëftV^tuî alnaieW! potif objet la conservation ^de'soij^éléij^ toraty abandonné récettiment à raVèttieni)eilt=dè la reine Victoria^ sans qit^il y ait 'eu daM Aët Trois-Royaumes une seule p^étsonue^ i(}iii eil' rcM grettât la perte. < >? ; 4<i
Ces guerres et celles qui les ont 8ui«^éS vidt^tjpÊii se sont enfantées les unes par les' autres, otit coûté à la Grande-Bretagne des flots de sang jet des trésors presque incalculables. Les chiffres suivants en présentent seuleitaent un apei'Çur '
TMptoM toHk.
' Parbabitantdo
Gucri'e de 1688 ....
' 9oo,ooo,obo
iSSo
— de la Succession . ^ .
iy56a,5oo,aôo
SCO *
— d'Espagne ......
i^36a,5oo,ooo
— - des Sept ans
.a^8ao,ooO)000
— d'Amérique
— de la Révolution . .
— de l'Empire
En 127 ans ....
5o,6oo, 000,000
Il faut presque doubler ce contingent pour chaque Anglais, car pendant toute cette période on n'a obtenu aucun revenu ou presque aucun de rÉcosse et de l'Irlande ; et la dette qu'il a fallu
(1) Y compris le papîer-moanaic.
Î^O FIlTAIfGBS.
çQlittacter pèse particulièrettient sur l'Angle^
i Le^avantagçsacquispar leRoyaume^Jni ^u prix deoette masse de rîchess^^^ sans égale d^pis les fiDnales du inonde , ont toujours été considérés^ pgr les pu))lidlstes ^ comme problématiques. Ils se réduisent ;ji r-occùpation dispendieuse des ro» chers stériles de Gibraltar et de Malte, à la pos-< session, éventuelle du Canada y et à celle dlles à sucre^ habitées maintenant par des nègres émancipés.
Néanmoins^ et par l'effet de ses précieuses industries f FÂngleterre est , malgré son énornpie dette ^ la plus grande puissance financière qui ait jamais existé; elle est la bourse commune où vont puiser, dans leurs besoins insatiables, tous les gouvernements de l'Europe et de l'Amérique.
Mous tracerons dai^s les sections suivantes les sources principales des revenus publics du Royaume-Uni. Nous indiquerons ses dépenses anciennes et actuelles , et nous montrerons les progrès de sa dette nationale.
iSi
SECTION I