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'8,75o',OMo 7,5oo,ôo(>
Fl!âWCB&,
d* Maison des Pla^tâgjsnets
Henri II }^^i
RichardI 1189
Jeao Sans-Terre 1199
Heori III 1216
Edouard I 1272
Éâdiiard tl *.'.'. •. . . ". 1807
Édbrtard III.- .k-. . :. . i3*7
Rkhard II. ....... 1377.
3* Maison de Lancàstre.
Henri FV ....... . 1399
HehVi V. :..'... . . i4i3
Henri VI 1422
4* Maison d'York.
Edouard IV. ...... 1460
Édoûài'dV i483
Bkhard III 1483
ô"" Maison deTudor.
Henri VII. .
Henri YllI .
Edouard VI.
Reine Marie -^ Elisabeth.
6° Maison de Stuart.
Jacques L 1602
Charles I lôaS
La République 164 1
MoU.
Praoc*.
5)000,000 3,760,000 2,5oo,ooo 2,000,000 3,760,000 2,5oo,ooo 3^855,oeo 3,25o,ooo
2,5oo,ooo 1,900,00a 1,625^000
2,5oo,ooo 2y5oo,ooo 2,5oo,ôoo
FI^ANQBS. 1 53
, Ant. Moi». Pr»BM.
Charles II ....'... .. 1660 a5 » 4S>ôoo,ooo
JacqucsTI . . ! ... / i^85 4 ' » 5,000,000
7* Maison d Orange et de Brunswick,
Guillaume III et Marie . 1688 i3 » 5o,oqo.ooo
Reine Anne 1701 12 4 97,376,000
George 1 17 14 la 10 14^,375,600
George II : . . 1727 33 '4 169,050,000
George III. .....'.. 1760 60 « 2i3,o5o,ob6
George IV . i8ao xo » i,i53,3oo,ooo
Guillaume IV. . .,, . . . i83o 7 » 1,260,000,000
Reine Victoria. ..... i837 » » 1,364,485,000
Récapitulation par dynasties.
Bigo*. Dorée totale, acnu*! par dynatc.
Dynastie Normande 4 88 8,ia5,ooo
Maison des Plantagenets. ... 8 245 3,325,ooo
— deLancastre ....:... 3 61 2,008,000
— d'York 3 «5 2.f>oo,odd
— desTudors 5 117 12,076,000
— des Stuarts, et la république. 56 85 25,o6o,qoo
— d'Orange et de Brunswick • 8 x49 87,500,000
Totaux 36 771
Ces chiffres résument l'histoire des finances de FAngleterre. Ils nous enseignent que les rois normands possédaient un revenu considérable provenant des vastes possessions territoriales qu'ils s'étaient attribuées à la suite de la conquête , et augmentées par les impots levés avec rigueur sur leurs nouveaux sujets.
l54 rtlTAIlCES.
Sous la domination des Plantagenets, des Lati-^ castres et des Yorks , l'Angleterre affiaùblie par les croisades, par la guerre civile et par rinvasiou des provinces de la France, donnait k peine un cinquième du revenu de 6uillaume-le-Conquérant«
Le gouvernement despotique des Tudors obtint de plus riches tributs. I^ commerce y qui commençait à prospérer , augmenta la fortune publique sous les règnes agités des Stuarts , et permit à la population de fournir au fisc, 38 mil* lions sous la République^ et 45 sous Charles II.
Mais ce fut seulement après la Révolution que les revenus prirent un grand développement. Ils doublèrent en ao ans , sous les règnes de Guillaume m et de la reine Anne; ils triplèrent sous Geoi^ I*', quadruplèrent sous Geoi^é III, et sont y depuis a5 ans, sept fois aussi considérables qu'à la fin du xvii« siècle.
Les nombres ci^après rapprochent les revenus à diverses époques du nombre d'habitants existant alors dans les Iles Britanniques et en France. On en a conclu le contingent du revenu moyen supposé donné par chaque personne.
FINANCÉS.
loâ
Royaume-Uni.
Popubtion.
llct»«ttt. CuntinfeDl par bab
— ÎT. ••
to,4oo^dQo
i4>5ot)^ooo
a5^ooo,ooo
F^rance.
i6,oou^ooo
Il 6b'
25o,ooo,ooo
Ainsi , dans les deux pays , le revenu de rÉIal s'est augmenté immensément depuis un siècle «t demi. Dans le Royaume-Uni , il est maintenant 23 à 24 fois aussi grand que sous le règne de Guillaume m. En France, il est cinq à six fois seulement aussi considérable que sous Louis XIV« Relativement à la population y il a^sextuplé dans les Iles Britanniques , et triplé en France. En y comprenant les sommes qui n'entrent pas dans le trésor public , et qui n'en sont pas moins des branches de revenu, il est moitié en sus plu» grand dans le Royaume-Uni qu'en France, quand on le considère dans son ensemble, et son contingent est du double pour chaque habitant. Cette
1 56 FUTAHCCS.
différence énorme a pour causes : une accumulation de richesse plus considérable en Angleterre, une taxation plus forte, et l'exagération que Tusage du papier-monnaie a introduite dans toutes les espèces de valeurs.
Il e^t extrêmement remarquable que , nonobstant la disparité de toutes choses, quand on compare la population el le revenu du Royaume-Uni et de la France , et lorsqu'on met en regard le contingent fourni au trésor public, par chaque habitant 9 il existe un rapport identique entre la valeur du revenu des deux pays et leur richesse, exprimée par la valeur réunie de leurs produits territoriaux et industriels. La similitude est telle <|u'on imaginerait volontiers que leurs revenus <mt été établis d'après un même principe , ce qui a'esl assurément pas.
Boyaume-Um.
BichMM poUque. Bctciim. Pvoportioi».
1783. . . a,438,ooo,ooo 480,000,000 un 5«
1801. . . 3,000,000,000 853,o0o,ooo UD 4*
1821. . 8,5oo,ooo^ooo 1,400^000,000 un 6*
i836. . . 9,4^0^000^000 i,364,oo(>,ooo un 9'
France,
1788. . . 3,355,000,000 576,000,000 nii 5«
i8ia. . . 6,331,000,000 837,000,000 uu G**
i8a5. 8,5oo,ooo,ooo 977,000,000 uu 9*
i836. . . 9,000,000,000 1,000,000,000 vin 9^
FIKANCBS. 1 57
Ces ohîffreis nous révèlent des faits .historiques totalement inédits.
Avant yjB^r L'Angleterre et la France avaient à très peu près la même richesse de prodiiClici«% et leur gouvernement. te. même revemuiCé' revenus élevait à Fénormeproportion du cinquième delà valeun (produite annneUement par l'agricul*titre et-rindUstHe réunies. U.devaiC même; çiiod-
dertaS pQVri^centy catvilréslaity en dehors, des recettes du trésor , de nonkbrf uses branches de revenu. Au comqaencement.du xix^ sièçlç,,I^s nécessités de la jguerre avaient îfait porter au quart delà production les sommes qu'elle payait en Angleterre à TÉtat , tandis cj^iyeti France l'égale répartition des chaînes , résultat bienfaisani dç la Révolution, avait^< diminué jusqu'au sixième la part prise par le gouvernement dans la richesse publique créée chaque année.
La paix à restreint, dans l'un et l'autre pays,
ce prélèvement , et il est maintenant réduit presqu'à la moitié de la proportion qu'il atteignait il y a 5o ans. En France et dans les Iles Britanniques, le revenu de l'État égale seulement aujokird'hui un neuvième de la valeur du produit bfut, agricole et industriel, quoique son contingent soit sept fois aussi grand dai^s les Iles Britanniques que sjous le règne de Guiliaume d'Orange, et qu'en France il ait triplé* depuis Louis XIV.
1 58 mr AUGES.
€'esl que la richesse publique j donhée par la production 9 s'est augmentée dans une propottioli bîeu plus grande et bien j^as rapiiie^que là 'population.
--. Noua donnerons ci-après, pour^enrir aux i*é^ férencea qu'exigent les recherdies'législatîvsir et iquesy les recettes annuelles'du RéyâiiQi#- ITniy pendant 4t an<> au moyen des impôts et deb emprunts. Un second tableau énumèireri3L«es>rè^ cettes sans les emprunts.' *
'totaux des recettes iuiniièlles du trésor de rÉchiquiery au moyen des revenus donnés par les impôts et pçLr tes emprunt^.
.i8oi.
685,8 1 5,000 901,780^000 i,o55,53a«ooo 1,604,4^0,000 1,735,125,000 1 ,769,530,000 1,578,805,000 !i,i96,io5,oiM) 3,087,195,000' 2,377,267,000 a, 0259330,000 ^776,775,000 2,023,175,000 2,597,657,000 2,7 16,21 5,000
8e8. . p 3,ii7,of5^oo^ 809. . i. 3,oo2,67o^oé6 ; 3^161,772,000 . 3,344, 447 1 000
• 4 ,408 ,656,000 '. 4,101,717,600 .'4>«53,575,oà6 >. 3yo8o,ooo,ooo '. 2,671,107,000
8io.
7m/VNc^^.
FrMiet
4614. • • 2,4aS,iift,ooo
ida5. • . 3,5ofi)9nyOoo
1828. . . 2yOii7^i&i,ooo
Vnme»,
iSag. . . i,9itry'i35,ooo
s83o. . . i,9iô,S6o,0do
Les emprunts ont cessé à cette den;iière époque^
Produits annuels des impôts , droits , taxejf et
autres branches de rci>enusy exctusivement
aux emprunts.
1799* • • iSoô. . .
x8oa. • .
481,450,000 496,125^000 ôo4^825,66o
497>o75>ooo 536,35o,ooo
965,233,000 i8o4« . . i^i54,4io,ooo i8o5. . . 1,272,442,000
1807. • . ' i,4B3,4l92i,ooo
. i^S66,6i2,oob
1823. . . 1,441,826,000 i8i4r . « 1,384,060,006 i8a5. . . i,432,34S,éoé i8fl(6. . , i|373,3i2|09o 1827* . • 1,363,312^000
l6o FIlfAVClES'.
Le ma^mum cl^ recettes du. trésor, au moyen des impôts et des emprunlsy-ai^pour époque 18 1 3 et 181 5. L'Angleterre pfftrvmi-âlors à ras-setnbler^ pour ses dépenses de ràiiâée , près de quatre milliards et demi, d'est indubitablement le jilùs' grand revenu qu'on soit jamais parvenu a créer par rintervéntiôn d"^ crédit, et sans avoir aucunement les gages que possédait la France dansées biens nationaux. Le revenu public était îiiôre sextpple de^^^^^ .. .*,
En déduisant des recettes.ice.Ues dues aux.euH pruDlSf on trouve encore une injinmiise richesse fotimie diaque anxiée à l'État pour*^ dépenses; par les impôts, taxés et autres branches dé re-i venu. 18 15 est l'époque de son maximum , qui atteignit alors 1^0 millioi^ .de fraqcs , ce ^ii| supposait cent francs de contributions par han bitant du Royaume*Uni. £n i8d3; les revenus descendirent à 1 156 millionls ^ar^itite de la snp^ pression de plusieurs taxes et de la diminution de quelques autres; mais ils se sont accrus, en i836 jusqu'à 13^4) P^i* l'extension des consqipn mations moins grevées par les impôts. Le revenu public, en masse, égale maintenant trois fois sa valeur en 179^; ^
Nous indiquerons dans les paragraphes suivants les sources priTjcipales des revenus du Royaume-Uni. ,■ , .i-
JblNANCBS. l6l