ft Cambridge. 17 4)700 24 i8ft6. . Londres
IirSTRUCTION PtJBLIQUC. 335
Ecosse 1682 . . Édimbourji;.
1453 . . Glascow.
i4ii . . SaitU-Aiidi'ews.
1494 . . Aberdeen»
Irlande ..... 1691 . . Dublin.
On reproche à ces institutions , de bornei* renseignement aux études classiques , et de négliger les autres connaissances , notamment les sciences physiques. L'université de Londres a été établie, il y a douze ans , pour remédier à cette lacune; mais le puissant patronage d'Oxford et de Cambridge continue de faire prévaloir ce grave inconvénient.
a** kcadémies et institutions scientifiques.
Leur nombre est fort considérable, et les tra^* vaux de plusieurs d'entre elles les placent au premier rang des institutions scientifiques de l'Europe. Telles sont la Société royale de Londres, fondée en i66q, et la Société royale d'Edimbourg.
On compte, à Londres seulement^ 36 sociétés scientifiques, la plupart formées depuis le commencement de ce siècle. Parmi les plus utiles et les plus renommées, sont celles ci-après:
FondlatJoiM.
i^5i Sociélc dcb antiquaires;
18^5 — o^ale de Htiéralure;
1800 Royale Institution ;
1827 Société pour la dlFFosion des connaissances utiles^
i8o!> — Linnfcnne;
336 IirSTRITCTION PlTBLIQDe.
1808 Société d'horticulture;
1829 — zoologique;
1826 — géologique;
i8ao — royale Asiatique;
1773 — médicale de Londres ;
1753 — d'encouragement des arts et manubctures;
1623 Collège royal de médecine;
1800 — — de chirurgie , etc.
I^s sociétés qui , sans être scientifiques , ont pour but l'instruction , la religion ou la bienfaisance , sont extraordinairement multipliées. Il y a à Londres :
38 Sociélés pour rinslroction religiense ;
10 — bibliqaes, qui ont distribué quatre millloDS de bibles; 72 — pour l*éducat , i'iustract.et rindusl. des enfants paatr. ;
39 "-' philanthropiques pour le besoin des enfants du clergé^des
avocats, des médecins, des artistes et des gcnsdeiettr.: 48 — de charité maternelle;
42 — pour la suppression du vice, de la mendicité, etc. 10 — locales de bienfaisance pour les comtés;
20 — de commerce;
s4 — d'assurances de la fie, des nafires, des maisons, etc« ; 68 Hôpitaux dont 9 généraux et 38 spéciaux s
2 1 Dispensaires pour les pauvres malades.
Toutes ces sociétés, en y comprenant la Société royale elle-même , l'une des plus illustres académies de l'Europe, ne sont soutenues que par des souscriptions volontaires ; et le gouvernement ne concourt en rien à leurs dépenses.
Un si grand nombre d'institutions utiles, ali*
mSTHUCTlON PUBLIQUE. 337
montées depuis tant d'années par les dons volontaires des citoyens , manifestent au plus haut degré uDe rare constance dans le désir de bien faire ^ une libéralité ingénieuse et éclairée, et un dévouement aux intérêts du pays et de l'humanité, qui méritent, à la société anglaise, la plus haute estime et les plus grands éloges.
Il suffirait, pour les justifier, des chiffres suivants. En i8i4i 1^ société, pour propager lo^ connaissances chrétiennes , ne comptait que 7,689membres; son revenu était borné à8oo,ooof. En i8:i4» ^11^ était formée de i5,ooo membres; et ses souscriptions s'élevaient annuellement à 1,675,000 fr. Elle avait distribué, dans le cours d'une seule année , 44j5oo bibles , 60,000 testaments, 126,000 livres de prières, et i, 224*^00 autres livres. C'est elle qui fournit des livres aux enfants des pauvres qui vont aux écoles, et qui sont au noml>re de 3oo,ooo.
3"* Bibliothèques publiques.
On fixe ainsi qu'il suit le nombre de volume*
que contiennent, celles du Royaume-Uni.
Volamcc
Aiigîelerre. . Bibtiotti. du MuScurti, à Lortdt-es. aio,ôoo
— du roi. îd. 8'ojoôo
— Bôdleietiiie, à Oxford 200,000
- de rUiiivcrsité, à Cambridge. 100,000
338 iHSTRUcrioN publique.
Ecosse. . Biblioth. de l'Uni versi té, à Edimbourg. 5o,ooo
— des avocats 80,000
— de rUniv. de Saint-Andrews. 36,ooo irlaode. . — du colL delà Trinité. Dublin. 40,000
Toul 806,000
Mais, en outre de ces grandes bibliothèques, il y en a qui sont des établissements industriels , et qui 9 par leur manière de prêter des livres à domicile , sont nommées bibliothèques circulantes. On n'en comptait, à Londres , en 1770 , que 4 seulement; en iSuS , il y en avait 100 dans la métropole, et 900 dans les provinces.
On attribue le nombre des volumes ci-après, aux principales bibliothèques de l'Europe.
Livm iaprinié». Liviva manose.
Paris. Biblioth. Boyale . . . . 700,000 80,000
Munich 5oo,ooo 16,000
Copenhague 4^o>^^^ 2o,ooq
Pétersbourg 4oo,ooo 16,000
"Vienne 35o,ooo 16,000
Gdttiiigue Boo,ooô 5,ooo
Dresde 3oo,ooo 2,700
Naples 3oo,ooo 6,000
Berlin 260,000 5,ooo
Londres. Biblioth. Muséum. . . 220,000 33,ooo
Stuttgard 1979OOO 1,800
Bruxelles i4o,ooo i5,ooo
Florence 14O9O00 11,000
rJfSTRUrTION PUBLIQUE. 'i^^
sectiol\ m.