Celui de Regensberg avec i5 cures
10. Celui d'Eglisau avec 11 cureset un diaconat. Le clergé du canton se réunit chaque année en
automne pour former un synode : chaque chapitre a son doyen , qui exerce une inspection sur les pasteurs. Le doyen du chapitre de Zurich a Je titre il Autistes et est chef de tout le clergé du canton. 1 es ecclésiastiques qui n'ont pas de places posilives, Voyagent pour leur instruction , se vouent à l'éducation de la jeunesse ou prennent des places de suffragans; ceux qui restent dans le pays reçoivent une pe il • j;aie et s'exercent à la prédication ; ils sont sous la direction d'un doyen particulier. Leur claa.se se cornposoil eu i?Go, de i5o individus, en 1790, de - <n 1812 , de 22, dont if) étoient absensxl» pays, la plupai i pour remplir a il U: urs d es p la ces de sufiragans.
§ 8. Etat) lisse mens publics*
Le canton, sous le rapport des écoles, se divise eu ii cercles qui renferment chacun 3 ou 4 tribus j
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cependant la ville de Zurich ne forme qu'un seul cercle; chaque cercle a son inspecteur et un adjoint qui sont ordinairement ecclésiastiques, il existe dans le canton 3y'S écoles élémentaires , ce qui , eu comptant 35,ooo etifans de 6 à 16 ans , en donne en moyenne 92 par école.
La ville de Zurich s'est distinguée dès le moyen âge sous le rapport des sciences, et elle reçut alors des autres cantons le surnom de Savante : de nos jours on lui a donné le nom d' Athènes de la Suisse Allemande, et en effet, sans parler ici des Gessner, des Simler, desBodroer, des Lavaler, des Escher, des IMeisler, des Fussîi, des Hess, des Ulrich, des Pestalozzi et d'un grand nombre d'autres hommes distingués qu'elle a produits, on doit remarquer qu'elle renferme une foule d'élablissemens précieux pour l'avancement des études, des sciences et des arts, et entr'autres une école appelée école des bourgeois pour les en/ans de 8 à 12 ans, un collège où l'on enseigue le latin, une école des arts pour les jeunes gens qui se destinent au commerce ou aux arts, une école pour les jeu nés filles, un gymnase, un institut politique pour les jeunes gens qui se vouent à la carrière des charges publiques, un institut de médecine, un théâtre anatomique, une bibliothèque qui appartient à la ville, celle des chanoines, celle de la société de physique, une salle des antiques, des sociétés de musique et de phvsique , plusieurs collections d'objets d'arts et d'histoire naturelle, etc. Yinterthour possède aussi de beaux établissemens d'éducation et des ressources pour les amateurs des arts et des sciences naturelles.
Le canton n'est pas moins riche en hôpitaux et en établissemens en faveur des pauvres. La maison des orpheiins à Zurich est un magnifique bâirment, placé au milieu d'un vaste Jardin d'où l'on jouit d une belle vue qui se prolonge sur une grande partie de la vallée qu'ai rose la Limiiiat. La société charitable , fondée en 1 799 > commença ses œuvres de bienfaisance avec des fonds presque nuls , et reçut il I il en nsoinsde 8 ans louis, chacun de 16 livres de Suisse, avec
lesquels elle assista une foule prodigieuse de malheurs uj on eomptoit dans le canton , au moment de son élablissemenl , G54.g pauvres hors d'état de travaîller, Pt ai ,6*8 individus sans oceupation. On a veillé » réduction él au bien être des aveugles et îles lourds-muets; en 1808, le nombre de ces der- 1M, r8 s\ levoîl à *58 pour le canton. Zurich a aussi une r, 11 88e d'épargnes où tous les hahilans peuvent placer leurs épargnes avec une entière confiance.
§ 9. Mesures et Poia]s*
\v pied Je Zurich, égala une demi-aune ,est plus petit qU< le pied cle roi ou pied de Paris ; il en faut i3 pour foire é 'i | ieds de Paris el 68 pour 65 pieds du Rhin ; 10 j ieds font une perche et 6 pieds font une toise. L'arpent est de 36,000 \ ieds carrés. La mesure des graines la plus usitée esi le quart de i3a3 pouces cubes de Zurich ou de u4a pouces cubes de Paris. La livre est de 1 S onces ; on se sert aussi pour les soieries de la livre de 16 onces.
§ 10. Caries de géographie , Ouvrages à consulter.
Vsv. des meilleures cartes du canton est celle qui a été publiée en 1802 par H. Usteri 5 elle est divisée en deux grandes feuilles : la petite carte qui est jointe à Palmanach helvétique pour 181 4, est aussi très-bonne; elle a été dessinée par Keller et gravée par Scheurman , on ne peut lui reprocher que d'être divisée en 5 districts, tandis que la division actuelle en suppose 11. Le nombre des ouvrages à consulter sur la statistique du canton de Zurich est considérable; sans parler ici des ouvrages qui traitent de la Suisse enitère, te la que Fcési , Norman, Ebel, Sorner, ni d'une foule de mémoires et de traités qui concernent diverses pai lies ou divers objets intéressans du canton 7 on peut recommander la lecture de l'almanach bel- •clique, pour l'année 1 8 1 4 , des Zurichois illustres ( berubmttf Zùrcher) puMiés à Zurich en 1782, en 9 tolunuM in-6.v; pur L. Meislcr, de VExpoèè histo-
STATISTIQUE DE LA SUISSE. î6l
ri que de V ancienne constitution et du gouvernem?nS de Zurich r publié en 1808 , par J. Schultess, etc.»,
§ lté Description particulière de quelques portions du canton.
Au pied du Mont-Albis , est l'obscure et ancienne foret de la Sihl ; c'est là qu'au milieu d'un vallon charmant, et sur les bords du torrent de la Sihl , est située la modeste maison de campagne de l'immortel poète Gessner , asile du bonheur et du géuie; on y arrive par un sentier depuis le sommet de l'A Ibis; non loin de là, on exploite des couches de houille, environnées d'une marne d'un gris bleuâtre et de bancs de pierre puante , bancs qui renferment une grande quantité de coquillages, bur le revers méridional de l'Albis, est situé îe village de Cappel , près des bains de Venghi et de plusieurs ruisseaux qui recouvrent les mousses voisines d'une croule de tuf; c'est à Cappel que se livra la trop fameuse bataille oh Zwingle périt, en 1 53 1 ; ce grand homme rendit le dernier soupir avec le courage et la douceur qui avoient honoré toute sa vie ; il chercha à consoler ceux qui l'entouroient, en leur disant : « que si ses ennemis tuoient le corps , ils ne pouvoient tuer Vaine. )> Cappel est le berceau de Josias Simler qui y naquit en i53o, et qui se distingua par plusieurs ouvrages, et entr'autrcs par son Traité historique de republica Helvetiorum , traité qui a été plusieurs fois traduit et imprimé.
S ta* fa , au bord du lac de Zurich , passe pour uû des plus beaux et des plus riches villages de la Suisse; au bout d'une espèce de môle qui forme le port, est une petite place où l'on a disposé des bancs, d'où l'on jouit d'une vue tris-agréable; au-dessus , et près de Stajfa , on trouve des bains qui contiennent un peu de soufre, et qui sont connus sous le nom de Vannenbad, Meilen , Horgen , Richterschvil et Vœdenschvil ne le cèdent guère à Slaîfa en aisance et en beauté de bàlimens; dansée dernier village, on voit des bibliothèques de louage , on donne des concerls publics pendant l'hiver , et, en un mol , on trouve les ressources et les aniuscinens qui ailleurs n'appartien-
STATISTIQUE DE LA SUISSE, nent qu'aux villes d'une certaine importance. Le seau qui coule à ftussnacht, à une forle lieue de Zurich , au bord du lac, causa en 1778 une inondalion si affreuse dans ce beau village, que plusieurs maisons furent entraînées clans Se lac, et que 63 personnes périrent dans les eaux; la ville de Zurich recueillit ; ru peu de jours, 3o mille florins , chacun de 1 6 balz . pour le soulagement des malheureux qui avoient souffert de ce fléau.
^ in e. thour a été bâtie en 1180 , par Hartman , comte de Ivi bourg , qui en fit la capitale de la Thurgovie, dont il étoit a lors souverain ; cetle ville tomba ensuite au pouvoir de Rodolphe de Hapsbourg et des ducs d'Autriche ses successeurs ; en 1467 , elle fut cédée au canton de Zurich; on voit dans sa bibliothèque «me collection de 4ooo médailles romaines, et de pierres antiques qui ont été trouvées dans les em irons de la ville et surtout parmi les ruines d'Ober- A intertbour. On peut voir aussi dans la ville diverses collections d'objets d histoire naturelle et de physique: les habita ils se distinguent par leur industrie et par leur zèle pour les sciences ; iiss'énorgueillissent d'avoir eu parmi leurs concitoyens des hommes d'un grand mérite , et enlr'autres Sulzer , académicien de Berlin , et plusieurs peintres, tels que Graf , Àlberti , Rie 1er, Sulzer, etc.
Ki bourg , petite ville, avec un ancien château, non loin de Vinterihour , rappelle l'illustre famille des comtes de Kibourg qui jouèrent , dès le 8e siècle, un rôle important en Allemagne ; ils possédoient de vastes domaines entie l'Aar , la Glalt , le Rhin et le lac de Constance , et avoient sous leur dépendance plus de IOO châteaux fortifiés , appartenant à leurs vassaux ; leur maison s'éteignit en 1264 , et leurs possessions tombèrent au pouvoir de Rodolphe de Hapsbourg, dont elles accrurent considérablement la puissance ; diverses branches latérales de la famille de Ki bourg ont subsisté jusqu'au commencement du 1 v siècle : l'empereur Sigismond s'empara en 1 4 1 5 do comté de Kibourg, qu'il engagea et céda ensuite Bu* Zurichois; ceux-ci en (iront un bailliage de leur canton, bailliage qui comptoit plus de 60,000 habi tans j
le château de Kibourg jouit d'une vue très-étendue.
Les environs d'Eglisau sont sujets à de fréquens Irerablemens de terre , et l'on remarque des bains d'eaux sulfureuses à jErliken, qui n'est pas très-éloigné d'Eglisau. Rbinan ou Rbeinau , petite ville située sur le Rhin , entre Schaffouse et Eglisau , possède une abbaye de bénédictins ? quia été fondée en 778; par Yeif, chef de la première ligne des Guelfes; celle ahbave a une bibliothèque riche en manuscrits précieux , el en collections d histoire naturelle; elle a fourni à l'Europe plusieurs hommes instruits : l'abbaye est bâtie dans une petite île, entre 2 péninsules formées par les sinuosités du Rhin ; on remarque à l'extrémité de Pîîe une chapelle construite en forme de grotte et remplie de coquillages.
La vallée de Veninghen, ou le Vengtbal , située au nord de la petite ville de Regensberg , a tiré un grand parti des marnes que son sol lui fournit en abondance ; elle s'en sert pour fertiliser ses campagnes , et les convertir en excelîenies prairies. Les vallées de Fiscbenlhal , de Bauma et du Tourbenthal , dans la chaîne de l'Allmann , sont arrosées par la Toss et couvertes de pâturages et de forêts jusqu'au sommet des collines qui les enferment ; on y distille de l'eau de cerises , et 011 y fabrique une grande quantité d'ustensiles en bois; c'est là que dès le i3.e siècle existoit la secte des Brusiens ou des Hanrichiens, dont le dogme principal étoit que l'homme ne doit être baptisé que lorsqu'il est en état de se rendre compte de sa foi ; ces sectaires devinrent ensuite si dangereux, sous le nom d'anabaptistes , que les cantons protestans les chassèrent de leurs territoires ; cependant ils se sont maintenus dans les vallées de l'Allmann , où on les connoît sous le nom de séparatistes , et où ils vivent aussi paisibles que leurs devanciers éloient remuans; on voit dans ces vallées les antiques châteaux de la famille de Landenberg, dont le nom figure si souvent dans les annales de la Suisse ; les montagnes environnantes sont composées de grès, de marnes et de brèches, disposés en couches horizontales.