‹ Statistique de la SuisseChapitre 15 sur 46 · Chapitre de Berne · texte numérisé non relu

Chapitre de Berne

de Thun 4^,854

de Btirgdorf. .... 32,547

de Kidau ...... io,o32

de Buren 10,626

< de Langenthal . . . 3s,8 10

d'Arau. ....... 26,216

de Lenzbourg. . . . i4;o3o

de Lausanne .... 45,492

« de M orges 27,017

d'Yverduu 23,o3o

de Pajerne 16,807

Total. . . . 336/i89

En 1794, cette même population étoii de 385, 000 ames, et il faut observer qu'on n'y comprenoit point les habitans des bailliages communs à Berne et au canton de Fribourg, dont la population s'élevoit à 44ooo araes, ni ceux des bailliages que Berne possédoit de concert avec d'autres cantons.

En 1765, le nombre total des hommes du canton

étoit de 163,029

celui des femmes, de 173,660

celui des feux ou familles, de. . . 73,876 celui des mariages alors existans, de 69,025 mates, au-dessous de 16 ans . . . 56}355

■ de 16 à 60 ans ....... go,i3o

au-dessus de 60 ans 1 6,544

hommes célibataires 38,475

femmes au-dessous de i4 aus . . 52,2o5

de i4 à 5o ans . 91,120

au-dessus de 5o ans 3o,335

célibataires 45,20 1

La famine, qui désola la Suisse de 1770a 1772, enleva au canton de Berne 3o à 4o mille ames; mais ensuite les progrès de la population n'ont cessé d'être

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considérable* : c'esl alors que la société économique de Berne donna d'i nmenses eoeourageraens à l'agriculture, <t augmeuta la valeur de toutes les (erres ilu pava* J ^ ii 1778, on compta dans le canton

22,523 naissances et 18,100 morts,

différence on laveur des naissances, 4,423

I 1 grande bourgeoisie de Berne se composoît en 1787 de Ï56\ indi\ idus , dont 2 i53 hommes et 24o8 femmes. En 1795, la juridiction du Bôlzberg avoit i ÏH feux , et celle de Stilh* 4i8 ; en i566, ces mêmes juridictions ne eomptoient la première que 80 et la seconde que i5u feux.

§ 2, Climat, Nature du sol, Montagnes.

Le climat du canton est très-variable , ce qui est dû à la nature monlueuse du pays; il est en généra! Froid, et doit être assimilé à celui du nord de la Suisse : d'immenses glaciers , qui recouvrent les montagnes méridionales de l'Oberland, entretiennent dans leurs environs, une température fraîche, et y retardent les progrès de la végétation. Mais l'air du pays est sain , comme on peut en juger par l'apparence de vigueur dont jouissent les liabit a us. .

La partie méridionale et la partie occidentale du canton sont montueuses ; mais le centre du canton VA sa partie orientale et septentrionale se font remarquer par des plaines étendues et ferliles.

Deux chaînes principales de montagues traversent le canton, celle du Jura qui s'étend dans l'ancien évécke de Basle, et celle des hautes Alpes qui sépare l'Oberland du Valais : dans la première, on remarque le Chasserai, qui s'élève à une grande hauteur au-dessus de la Neuville; la seconde renferme d'immenses glaciers, et ne le cède que peu eu élévation aux plus hautes sommités de l'Europe. On peul juger de ce fait par les mesures que nous |v<0W donnée* dans le premier livre de cet ouvrage.

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Le Finsler-Aarhorn n'est inférieur au Mont-Blanc que de i466 pieds. Cependant, on doit remarquer que dans le canton de Berne il n'y a que les montagnes les plus élevées, et les plus rapprochées de la frontière du Valais, qui soient primitives; toutes les autres sont calcaires, et leurs couches horizontales reposent sur le gneiss , le granit ou l'ardoise. On trouve dans les environs de Berne un grand nombre de pétrifications.

§5. Rivières, Lacs, Eaux minérales.

Les principales rivières du canton de Berne sont : i.° YAar ( xVrola) qui, après le Rhin et le Rhône, occupe le premier rang parmi les fleuves de la Suisse ; il prend , ainsi qu'on l'a déjà vu, sa source au Mont-Grimsel près du S. -Goihard , traverse le Hasli, ainsi que les lacs de Brienlz et de Thun, passe auprès des villes de Berne, Arberg , Buren, Soleure, Yangen, Arbourg , Olten, Arau, Brugg etKlingnau ; arrose les cantons de Berne, Soleure et Argovie, et va enfin se jeter dans le Rhin, dont il grossit considérablement le volume, ayant reçu lui-même les eaux d'un grand nombre de rivières, et entr'aulres celles de la Sâne , de la Reuss et de la Limmat ; on le traverse sur une trentaine de ponts ; 2.0 VEmme ou grande Etnme , qui prend sa source dans les montagnes de l'Emlibuch , vers les frontières de l'Emmenthal bernois, et qui traverse la riche vallée à laquelle elle a donné son nom, pour se jeter dans l'Aar, non loin de Soleure ; 3.° la Sâne ou Sabine, qui prend sa source dans les Alpes bernoises, et qui , après avoir parcouru le canton de Fribourg , vient achever son cours dans le canton qui lui a dpnné naissance , et se jette dans l'Aar, à trois lieues au-dessous de Berne; 4.° la Kander ou Kandel, torrent impétueux, qui passe à Frutigen, et se jette* dans le lac de Thun, près de la ville de ce nom ;

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