‹ Statistique des provinces de Savone: d'Oneille, d'Acqui, et de partie de laChapitre 15 sur 88 · Vefde à forestière; aux montagnes de Cenova · texte numérisé non relu

Vefde à forestière; aux montagnes de Cenova

37. Brocatello trèsdur; blocs qui se trouvent dans le Tanaro*

Nota, On observe que tons ces marbres prennent nn très beau lustré, et que si Ton faîsoié fouiller dans la plupart des montagnes du côté d'Ormea^ on y trouverait de nouvelles carrières qui, en outre des marbres détaillés ci-dessus, en fourniroient encore d'une qualité couleur de vin, à grandes veines, qu'on nomme braecia, et dont les échantillons manquent. De ces derniers étoient formés les beaux édifices de Gasotto, ainsi que les colonnes qui soutenoient Fintérieur de l'église. Ce marbre est très dur, et surpasse en beauté toutes lès autres qualités dont nous avons parlé. La carrière très abondante qui le renferme est située dans la région Belorina.

La vallée de Bormida Mdesimo, aux environs de CaKzzano, qui «si la portion >la plus vcMsine de la chakie prindipale, ^t ttiélée ^dé cakaire oohi-« pacre et d^ gneiss, dont la superposition mt difficile à constat^*; mai» il suffit d'avoir observé que le calcaire recouvre le gne^ daûs de certaines- paràesi pour faire juger de leur gisement en général.

Le calcaire de cette vallée est gris de cendre ou gris daï'dôise jtooé, lï^s dur,'^atiDànt légërenent sous les choes répétés des briquets^ et v^néde chaux ^afrboi!iatée blanche lamellaire.

Les roches serpentineuses , et phi^eurs espèces de graint propres à la èhatne principale, paroissent associés au gneiss sur plusieurs points ^evés des vaBées^ de la Bormida, au-dessus de Bardinetto et de Galizano. On trouve aussi dans la même vallée tles schistes takpieux micacés, et des schistes calcaires argileux, parmi lesquels on a rencontré quelques schistes graphiques ou ampitites ; et enfin du calcaire grenu , chipolin , ou micacé. • Il existe dans plusieurs fonds de vallées des. dépôts de terre bokare Manche et noire, analogue à celle que nous avons indiquée à Zucarello, vallée d'Albinga : leurs couches sont fort inclinées, et mêlées avec des petits galets roulés.

On observe principalement la réunion des* divers terrains -décril» cif^lessus dans les environs de Murialdo, de Biestro, et de Castel-Nuovo, qui sont en effet placés au point de partage du terrain primitif dans le terrain calcaire.

Ces diverses espèces de terrains sont déjà alors en. partie recouvertes par le grès et Taille endurcis^ stfatifiés^ oonstitnant le terrain de sédiment qui compose, au-dessous de Milesimo, les masses prédominantes, et iqui encaissent la Bormida jusqu'à leXtrémité du département.

Le terrain de sédiment, dans cette vallée, est plus ébouleux et moins propre à la végétation que ceAvà de Geva^ et, sous ce rapport , il a b(MUCOup d analogie avec celui des environs d'Acqui, que nous décrirons par la suite.

La partiehaute des' vallées de la Bormida et du Tanaro est génén^eHeni recouverte de forêts très épaisses, qui ont donné lieu à l'établissement de plusieurs forges, notamment aux environs de Galizzano.

L arrondissement de Ceva, quoique encore peu examiné, paroît être très riche en prod«dtibns jninérailes.

U existe au vaom» quaU*e couches de houille à Bagna«co , vallée du Tanaro : eUes^ soivt, à la yérité, peu épaiases, mais étendues, et semblept annoncer 1 existence d autres couches dans les environs.

On en trouve également plusieurs à.Biestro; mais la houiUe est très sulfureuse, et moins bonne que celle de Bagnasco.

Les pyrites se montrent abondamment ; on en connoit déjà deux giscnnents dans les environs de Murialdô, au mont dit Conio, et. dans le vearsant dît Riangroeso, oit ce minéral forme de puissants fil<ms de feDSoUioréansenioal jaunâtre ; et en second lieu, dans les environ«^ de PrtjQroet de Morere, dan^ le lit du versant la Cevetta, où ce minéral forme en quelque sorte Je cimeilt de plusieurs coudies de poudingue.

On a découvert, il y a pi^i d années^ deuxgisements de plomb sulfiiré de galène^ dont Tun au c(À de Saint-Bernard, aurdeasus de Garessjo, et lautre à Caatel-Nuovo , au^iessu^ deMilesimo : ils sont tous les deux dans le calcaire.

Les indices à Garessio sa montrent sur une étendue de plusieurs milles. Ceux de Castel-Nuovo ne consisiloient d-abord que dans quelques masses éparses, trouvées superficiellement dans la terre végétale; mais le minesai a ensuite été mieux reconnu^ par des recherches exécutées en i3ô9, p&r autorisation du Ministre de Fintérieur. U est résulté d^ eœ recherdbes que le plomb sulfuré existe de deux manières dans le terrain : d abord en vénules éparses dans la pierre calcaire compacte; et en second lieu dans une couche du filon de brèche calcaire argiteuae qui traverse le calcaire en masae. Ce minéral est accompagné de spath-fiuor : on ne le trouve encore que peu abondamment, et sans suite susceptible de grande exploitation; mais on doit néanmoins augurer favorablement de cette découverte, le filon pouvant s'enrichir en s approfondissant, et ea multipliant convenablemenit les recherches.

On a en. même temps djécou;vertd anciens travaux qui prouvent que ces mânes ont déjà été exploitées; la tradition du pays nen a conservé aucun souvenir, et on i^ore les^motifs qui les ont fait abandonner,

La commune de Biestro, au-^dessus de Milesimo, possède dans son territoire un filon d environ un décimètre d'épaisseur de fer arsenical blanc avec des efflorescences merde-doie, que Ion présume argentifiées.

L or n'est pas étranger à cet arrondissement : la plupart des torrents roulent des particules de ce métal, et il paroit même quon vient de le trouver sur place , ainsi que nous allons en rendre compte.

Un particulier de la commune de Gamerana, se confiant à une tradition vague qui couroit dans le pays, et qui portoit que la montagne Calcinara recéloit des sources abondantes et des minerais d or, s'est déterminé à en feire répreuve : il fit ouvrir cette montagne, il y a deux ans, par une galerie qui a actuellement 90 métrés de longueur. Le terrain n offre aucun indice favorable : il est presque en tout égal au gprès tendre argileux, constituant lé dépôt de sédiment de larrondissement.

Il est de même recouvert, dans la partie supérieure, par des couches de poudingue fort épaisses, renfermant des coquilles.

Dans la partie actuellement attaquée, les couches n ont guère que deux centimètres d'épaisseur; on n'en a encore rencontré que trois, à raison de leur peu d'inclinaison, et de la direction horizontale de la galerie. Elles sont toutes les trois à peu près de la même nature, et renferment de nombreuses empreintes de végétaux carbonisés, réduits à l'état de houille superficielle. Celle dont on a auguré le plus favorablement est un grès plus foncé en couleur, plus oippacte, et plus pesant que les autres, et imprégné de légères taches de rouille. En projetant sur le feu cette pierre réduite en poudre, elle répand une odeui; bitumineuse et arsenicale très reconnoissable. En l'examinant avec soin à la loupe , on distingue dans la masse de fort petites^ pyrites blanches, auxquelles le dégagement de Tarsenic est probablement dû; et enfin il paroît , d'après l'expérience que l'on vient d'en faire à Turin , que cette même pierre, soumise aux opérations du grillage et de l'amalgamation, a produit, par chaque myriagramme, 56 décigrammes de fin , desquels on a obtenu, par le départ, 5o décigrammes d'argent et 6 décigrammes d'or.

Cette découverte, si elle n'est pas aussi avantageuse à l'exploitant qu'il Ta espéré, pourra le devenir, si les recherches sont convenablement dirigées.

Elle est au moins intéressante en elle-même : elle offre une donnée sur la cause qui produit l'or trouvé dans les torrents, et peut ouvrir en quelque sorte la voie de découvertes plus importantes vers plusieurs autres points de gisements encore trop peu examinés.

La recherche du minerai de fer a été négligée jusqu'à présent, et on ignore s'il en existe dans Farrondissement en quantité suffisante pour être exploité ; on assure seulement qu il en a été trouvé en masses isolées dans une terre rouge, aux environs de Priero, et que lexpérience en a été faite à la forge de Bardinetto, il y a une dizaine d années; mais on en a perdu le gisement. La vallée de Bormida donne également quelques indices superficiels de fer oligiste dans une roche poritée verdâtre. On vient aussi de trouver du fer oligiste micacé dans les environs de Geva.

Nous finissons ici la description de larrondissement de Ceva, et nous allons reprendre la description minéralogique locale d'une partie de 1 arrondissement de Savone , situé sur le revers nord de TApennin ; et nous passerons ensuite à larrondissement d'Acqui.

Nous commencerons par le mont de Sette-Panni, qui donne naissance à lune des Bormida, passant par la commune de ce nom.

Le calcaire blanc compacte à cassure pétro-siliceuse et le calcaire gris compacte paroissent former la matière prédominante de la montagne, et descendent le long de la vallée, jusqu'aux communes de Bormida et Pallare, où ils recouvrent le gneiss.

Une partie du torrent roule sur des amas de poudingue quartzeux de roches primitives , qui paroissent avoir été déposés dans le lit du torrent même.

Ce poudingue est quelquefois lié par un ciment pyriteux noirâtre.

Le gneiss environnant est traversé par de nombreux filons de pyrites, parmi lesquels il en faut principalement distinguer deux : savoir, celui du versant Pistola, et celui du ruisseau de l'église, formé de quartz caverneux, renfermant l'un et l'autre du plomb sulfuré.

Dans la petite vallée à l'est, qui donne naissance à une seconde branche de la Bormida passant par la conmiune de Pallare, se reproduit le schiste luisant tégulaire, semblable à celui que l'on trouve dans la vallée de Letimbro : on y remarque du quartz micacé avec de légers indices de galène.

Cette partie de l'Apennin est généralement très boisée; on en a profité pour y établir des forges, et on en compte jusqu'à sept dans le lieu que l'on vient d'indiquer.

Au-dessus d'Altare, près du sommet de la chaîne, en se dirigeant vers

5o CHAPITRE 1,

QuigliaiK), au lieu nommé La Bocca d'Orso, est une roche serpentineuse encaissée dans le gneiss , ayant beaucoup d'analogie avec la roche dite amère d'Albissola.

On trouve dans les mêmes environs du fer oligiste, micacé lenticulaire^ mais en veines très superficielles.

Sur la montagne Gastellano, près d'Altare, repose un banc de sable micacé^ avec un banc de grès en décompositi<Hi, fort tendre et à grains fins, que les verreries d'Altare emploient dans la composition du verre.

Cette commune a été, de temps immémorial, consacrée à la fabrication du verre, et doit son existence à cet art.

En continuant de descendre la vallée de Bormida, passant par Akare, les bancs de roches micacées continuent à se montrer jusqu'à la petite plaine de Carcare; on commence alors de rencontrer des masses de galets et de poudingue qui se prolongent au nord-ouest, et forment parfois des montagnes considérables.

Ces masses reposent quelquefois sur des bancs de grès rouge, tds qu'on le remarque le long de la nouvelle route qui conduit de Carcare àMillesimo. Le terrain de sédiment, principalement formé d'argile endurcie, constitue ensuite sur la même route la numtagne de Cosseria recouverte par le terrain tertiaire coquillietu

Le même sédinient paroit former toute la continuation nord de Ti^pendice dont le mont Cosseria est un des points les plus élevés; mais nous devons reprendre^ la description des environs de Carcare.

On taille des pierres meulières avec les poudingues menus des environs de cette commune, mais elles \)nt peu de réputation.

'La colline délie Neve est recouiwKte par pd^siçurs petites couches de houille et de pyrites globu'leuses, dures, et à cassures grenues, stratifiées dans des couches dp grès argileux, micacé, jaunâtre.

Avant d'arriver à Carcare , on observe plusi^irs bancs de grès grisrbleuâtre propre à être taillé ; il a servi dans les constructions des ponts. : Les eskvifons de Cairo fournissent tle semblables carrières.

La petite plaine formant le territoire de Cairo est recouverte d'une végétation, active.

TOPOGRAPHIE. 5i

Au levant, les pieds des montagnes sont des terrains primitifs, et renfermant de lasbeste flexible et plusieurs filons de quartz, dont les fissures sont remplies de gros cristaux.

On retrouve encore plusieurs bancs de filons de roches amères près du ruisseau délia Beretta.

Sur la colline Sainte-Marguerite, le calcaire compacte présente des masses considérables dans lesquelles la nature a creusé de grandes cavernes tapissées de belles stalactites jaynàtres demi-transparentes. Ce terrain se prolonge jusqu'à la forge de Ferania et couvre en partie les flancs de Montenotte.

A louest de Cairo, au lieu dit la Taïssa, du même nom qu(m a déjà donné à une portion de la vallée de Letimbro, au^lessus de Notre»Dame-de- Savone, se reproduisent les mêmes substances, savoir une couche de houille sèche d environ un décimètre d'épaisseur, au-dessous de laquelle coule une source d eàu médicinale.

La petite plaine de Cairo est rétrécie vers Dego par des montagnes de gneiss assez élevées, et dont les pentes sont rapides.

En suivant la grande route pour se rendre à Piana, on dbserve dé fréquentes alternatives de serpentine et de gneiss, dont les bancs, presque verticaux, sont souvent recouverts par de grands dépôts de galets et de poudingue.

Le terrain prend ensuite constamment le caractère du terrain de sédiment, que nous avons déjà fkit remarquer dans Tarrondissement de Ceva, mais qull convient de décrire ici jJius particulièrement, puisqu'il en difière sous quelques rapports, et forme une partie considérable de la région du nord du département que nous aurons à parcourir.

Ce terrain est principalement formé de deux sortes de pierres assez gêné* ralement disposées en couches parallèles, légèrement inclinées vers le nord ; une de ces pierres est un grès tendre, gris-bleuâtre, qui se divise en plaques minces, et dans lequel on aperçoit de petites particules luisantes de talc. Ce grès tendre, ou argile endurcie, se décompose facilement à l'air, en donnant lieu à des éboulements continuels, qui déterminent les pentes très rapides des montagnes, et qui permettent à peine à la végétation de se développer. Aussi l'aspect des régions occupées par ce terrain attriste souvent les regards par la

stérilité. La seconde pierre, dont les couches alternent avec la précédente, est un g^rès plus ou moins dur et compacte, à grains fins et serrés, d'un gris verdâtre obscur, et qui est généralement moins abondant que le grès argileux ; cependant il forme quelquefois des bancs assez épais pour être équarris, et d autres fois des couches assez minces pour être employées à couvrir le toit des maisons.

Les couches inférieures sont souvent remplacées par des bancs de poudingue dont les noyaux sont formés de serpentine, mais de très moyenne grosseur : on s en sert alors pour foire des pierres meulières.

Au poudingue succède ordinairement un grès à gros grains, dont les bancs sont fort épais; sur quoi on doit faire remarquer que ces poudingues et ces grès à gros grains forment généralement des masses considérables près de la chaîne principale, tandis que les grains fins et largile endurcie prédominent à mesure qu on s en éloigne, d où il résulte que ces pierres paroissent être des amas de débris des mêmes roches plus ou moins alternées ; elles sont ordinairement verdâtres et légèrement talqueuses vers la partie est du département, où domine la serpentine, tandis qu elles sont grises-jaunâtres, micacées, vers Fouest, où la chaîne est plus particulièrement composée de gneiss.

Ces diverses sortes de grès renferment quelquefois des débris de coquillage.

On aperçoit souvent dans les grès durs les plus fins de très petites couches parallèles de galets menus, ayant à peine la grosseur d un pcÂs.

Nous désignerons par la suite, pour éviter des noms descriptifs compUqués, le grès dur par Thornschieffer (Brochand), et le grès tendre par argile endurcie.

Ayant établi les principaux caractères de ce terrain de sédiment , nous continuerons de rendre compte des observations minéralogiques faites dans la vallée de la Bormida.

A louest de Spigno, au lieu dit la Crossea^ s'étend horizontalement un banc, d'environ un mètre d'épaisseur, d une pierre calcaire de couleur gris de cendre, mouchetée de taches plus foncées, à laquelle on donne dans le p^ys le nom de marbre ; mais elle n'est susceptible que de recevoir un poli imparfait ; on en taille des marbres d'escaliers , des chambranles de portes et de fenêtres, et on l'emnloie même dans les environs.

La Bormida reçoit à Spigno le torrent la Yalla, qui prend sa source au-» dessus de Giusyalla, situé sur un appendice assez considérable de la montagne de Montenotte, et qui se dirige du sud au nord, en séparant la vallée de la Bormida de celle de FErro.

Nous décrirons le cours du torrent de la Valla, pour donner une idée plus complète de la constitution du terrain.

Le terrain de sédiment commence à se faire remarquer à Giusv^lla. Les environs sont en partie formés de grès en masse qui précède lliomschiefifer stratifié, ainsi que nous venons de lannoncer; il est quelquefois recouvert par un tuf calcaire et par un grès argileux renfermant de foibles indices de houille sèche et de pyrites globulaires : la terre végétale est une argile jaune.

En descendant la Valla jusquà Squanetto, pour se rapprocher de Spigno, on observe de toute part le même terrain avec les mêmes indices; mais sur le revers est de la montagne de Giusvalla on passe subitement au primitif.

La Valla fait une inflexion à Spigno pour se jeter dans la Bormida, «t elle n en est séparée que par une digue naturelle de grès poudingue, ayant à peine 12 mètres d'épaisseur à son sommet. La pente rapide de ce torrent a établi une difiérence de niveau entre ces deux courants, et on a profité de cet accident en perçant la digue, qui, par ce moyen, a procuré une chute d'eau employée à iaire mouvoir plusieurs moulins placés les uns au-dessus des autres.

Nous avons tâché d'indiquer avec précision la nature du terrain de sédiment qui constitue le territoire nord du département; nous devons encore y ajouter plusieurs circonstances qui paroissent accidentelles, et que nous avons dans ce moment-ci occasion de faire remarquer.

La partie élevée de Montechiaro, ainsi que la colline dite la Fea, sont couvertes d un calcaire caverneux blanc, analogue au dépôt que forment journellement les sources des environs, et qui est même tellement abondant dans le lieu que nous indiquons, qu'on l'exploite pour plusieurs fours à chaux.

Ce calcaire, que nous nommerons d'incrustation ,^ développe, pendant la calcination, des vapeurs sulfureuses, et produit une chaux très blanche et de bonne qualité.

On trouve dans les mêmes localités une terre argileuse renfermant de nom-

bveusc» pyrites globulaires et de la cham sulfatée sélénite à très larges lames transparentes.

Dans la partie basse de la vallée, sur la rire gauche de la Bormid», vis-avis de Ponti , s'étend immédiatement au-dessous de la terre végétale un dépôt de fer oxidé brun et dun ocre jaune, léger et pe» consistant, que loii retrouve par places dans le fond delà vallée, snr plusieurs autres points, en se i^pprochant d'Acqui, et que Fou finit même par trouver en masses plus épaisses sur des parties^ élevée», ainsi que nous^ le ferons voir.

Nous avons pensé qu'il étoit d autant plus utile de réunir dans une même note ces divers dépôts de calcaire, ou tuf d'incrustation, de sélénite, et de fer oradé, que ces trois substances s'accompagnent fréquemment.

La vallée de la Bormida n'offre plus rie|i d'intéressant jusqu'à Ponti, oh elle se termine en quelque sorte environnée du terrain de sédiment accompagné des accidents que l'on vient d'indiquer, et où l'on remarque plusieurs sources inconstantes formant des dépôts assez considérâmes, et trois sources thermales tiédes, légèrement hépatiques.

Nous verrons que presque toutes les sources de la vallée d'Acqui ont plus éu moins ces propriétés; m^ais ncms nous réservoirs d'en rapporter les détails après avoir décrit les vallées de l'Erro, de Visone, et de TOrba.

L'Erro prend sa source près de la sommité du mont de Montenotte, passe à Pont-Invrée, oit 41 alimente plusieurs petites forges, et reçoit le torrent qui descend de SàsseHo; on a ftiit voir dans la première partie, en décrivant les environs d'Abissola, que le calcaire compacte couvroit, à dater d'Ellera, les flancs les plus élevés de la chaîne, jusque sur le mont de Montenotte; ce même calcaire se prolonge vers Castel-Delphino, à l'est deCastel-Invréa, où il repose sur un schiste luisant qui se divise comme l'ardoise, et qui souvent est coupé par de petits filons de quartz.

Le surplus de la masse générale du terrain est serpentineux.

Près du versant Bertola, on voit encore deux excavations faites dans ces pierres.

Le terrain environnant e^ traversé de plusieurs filons stériles.

A Mioglia, située à l'extrémité supérieure d'un petit torrent adjacent à l'Erro, s'étend entre des couches horizontales un calcaire argileux et un

poudingue lié par un ciment rouge, qui, d après ces caractères, dif¥èjce fiu terrain de sédiment ordinaire qui forme la masse générale de la région Qord, et que Ton retrouve parfaitement caractérisé à Paretto, situé sur une colline éminente à deux milles h Fouest de TErro.

Ce terrain de sédiment j*ecéle , près du versant de Pietra-G rossa , plusieurs petites couches de houiUe lignite, recouverte de terre argileuse rouge et fertile.

Au confluent de FErro avec le Rob^oro s élève le moot Ace&jto, i;Soléde$ montagnes environnantes et terminé par une pointe aiguë qui lui a fdoané son nom. Ce mont est principalement formé de serpentine v^rte compacte écaiUeuse y et d'uue belle roctue de chlorite v^rte fort tendre, i^t semé de pyrites coloriées.

La serpentine est sillonnée de plusieurs £yions de quartz géodiques, ^oqt les parois sont tapissées de petits cristaux curieu^. Ii^ re^te de la mas^e passe à la calcédoine et ,au silex pyrom^que gris-foncé j ces filons silex ont un à deux décimètres d'épaisseur, et enveloj^nt dans leur intériew* de nombreux fragments de pyrites à cassure grenue, et des fragments de serpentine en décomposMion« La pierre s altère facilement à F^ir, en perdapt son éclat et se recouvrant de taches de rouille et d efïlorescences noirâtres.

Très près de ces mêmes filons, la terre rouge qui longe la partie basse de la vallée recouvre de nombreuses pyrites disposées par couches, et des morceaux. isolés d!asbeste roide, qiui semble résuliter dune décomposition particulière de la serpentine voisine ; enfin on trojove au-dessous de la t^rr^e écrasée un grès argileux poudingue, str^itifié Avec de petites mais nombreuses couches irrégulières de houiUe lignite, dont parlée a conservé les fibres, la couleur et même jusqua Féçorce du bpis^ et dojut }ufjd part^^ quelquefois prise dsuis le même morceau, est réduite à Fétat de. houiUle luisante.

En descendant FErro jusqu'à un mille du mont Acento, on voit u^ espèce de galerie creusée dans la serpentine .^ que Fon asçjure s y .enfoncer très avant, mais dontx>n ignore Fobjet.

En descendant plus bas, on rencontre de fréquentes aJUernativesde la serpentine et du terrain de sédiment qui la recouvre entièrement vers Fextrémité de la vallée^ mais, avant de nous y arrêter, nous croyons devoir remon-

ter vers la chaîne de l'Apennin, et rendre compte des environs de Sassello.

La commune de Sassello est située sur un plateau très éminent au point de réunion des torrents la Sasseletto au sud, avec le Briggiona au nord, qui prennent leur source au mont Armetta , dont la sommité est distante de trois heures de marche de Sassello. Cette montagne est une des plus élevées qui s appuient contre l'Apennin ; elle ç'étend du sud au nord vers les appendices qui donnent leurs sources au Visone et à la Caramagna.

L abondance du combustible dans cette portion du territoire a donné les moyens d'établir cinq petites forges placées sur le terrain de Sassello.

Le plateau de Sassello est formé d'un grès dur à gros grains fort épais; on le découvre particulièrement dans la Briggiola ; mais en remontant le torrent au nord, on trouve le calcaire coquille stratifié avec un poudingue à grains de serpentine, quelquefois m^é de cristaux rhomboïdaux, de spath calcaire transparent et de veines de pyrites cubiques.

Sur la colline de Orato Valassino, près du chemin qui conduit à Morbello, ce même poudingue est stratifié de fréquentes couches de houille lignite très inclinée à l'horizon , et ayant à peine un décimètre d'épaisseur. Le poudingue devient alors coquîUier, s'imprègne de bitume, et se recouvre d'efiflorescence alumineuse. Il se termine, au sommet nord de la montagne, par un grès argileux tendre, grisâtre, renfermant d'innombrables numis* maies, et des masses de madrépores quelquefois fort considérables.

' En descendant vers l'Erro, la rive droite reproduit la serpentine qu'on a déjà fait remarquer sur la rive gauche, et dont les joints sont pareillement remplis d'asbestes ligniformes et d'asbestes flexibles soyeux.

L'exposé que nous venons de feire nous a conduits sur la partie élevée des sources de l'Erro: nous commencerons la description de la vallée par les environs de Malviccino, et nous la terminerons par ceux de Cesio, Cartazio et Ponzone.

Malviccino est situé sur une éminence à l'ouest de l'Erro. La partie de la montagne élevée au nord-ouest est formée de dépôts d'argile endurcie reposant sur des bancs de poudingue, qui quelquefois sont creusés par des cavernes naturelles tapissées d'efflorescences de sulfate de magnésie.

La partie basse au-dessous de Malviccino est une roche serpentineuse.

Le versant ac^aoem est aurifère , et roule des masses d'une roche cristalline composée de fort petits grains de feldspath, de quartz d amphibole, et de pyrites superficieUement rougeàtr^s ; mais on neconnoit pas^le^vérîtable gisement de cette pierre.

En traversant l'Erro, pour se rendre à Gartozio, on voit que la serpentine «ontinue -de miivre les deux rives du torrent, et qu'elie renferme souvent sur la droite «de Tasbeste grossière recouverte d'efïlorescences céreuses et cuivreuses.

La serpentine est sur plusieurs points surmontée par une brédbe calcaire grise compacte.

Du reste la masse prédominante des environs est f(M*mée de sédiment qui renferme «ouvrait de petites coudées de lignites et de pyrites, et qui par places est recouvre d une terre argileuse rouge projM^e à la végétation.

La commune de Ponzone, sur le sommet d une colline élevée à Test de r&ro, comprend dans son territoire très étendu plusieurs hameaux et quelques indices de substance minérale dont nous allons faire une mention particulière.

On a déjà indiqué les nombreuses coudiies de houilles lignites déposées an pied du mont Acento, confin de ce territoire avec ceux de Pareto et de Gartesio.

Les territoires des communes de Grognardo et du mont Gavatore situés au nordf-est de Ponzone, sont essentiellement formés de dépôts de .sédiment straHiforme , recouvert par une terre argil^ise rougeâtre.

On y exploite plusieurs carrières dliornsckiefifer. Gemème tonrent est stratifié aux lieux dits aile Pille et Ghapini, par un tuf calcaire d'incrustation que l'on ex|Joite par plusieurs fours à chaux.

Au lieu dit Malpasso du Pian Gastagna, au sud*est de Ponzone, on trouve dans une roche serpentineuse niicacée de nombreux indices de mines de cuivre, et plusieurs veines de malachite susceptible de recevoir un poli très vif.

Au hameau de Toletto, ^tué au sommet du mont, xegardant la vallée de Visone, la serpentine se prolonge et paroit former la masse de cette mour» tagne. Gette roche est pénétrée de nombreuses veines de pyrites qui,

en raison de leur décomposition, donnent un aspect jaune au terrain environnant.

La terre végétale qui recouvre le mont Cesola, abonde en débris dasbeste amiante; ce site nous porte naturellement dans la vallée de Yisone que nous allons décrire.

Le torrent Fassato auquel on donne ensuite le nom de Yisone, prend sa source sur la pente méridionale des appendices résultant des ramifications du mont Ârmetta.

Les environs de Morbello, situé sur le bord du Visone, possèdent plusieurs espèces de marbres, mais qui n ont jamais été exploitées.

Sur la hauteur au nord, non loin de cette commune, au site dit le Ghiozze, s'élève en bancs verticaux la chaux carbonatée saccharoïde, nuancée d'ondes colorées, quelquefois dun blanc pur, ayant la demi-transparence dalbum.

Ces bancs sont encaissés dans une roche micacée ou gneiss, formant sur ce point une exception à la constitution générale de ce territoire, qui, comme nous lavons fait remarquer, est presque toute serpentineuse.

Les rives du torrent Fossato, qui se réunit au Visone au sud de Morbello, sont en partie bordées de plusieurs bancs de serpentine à fond gris verdAtre susceptible de recevoir un beau poli, et parmi lesquels on distingue des marbres d un vert foncé et de couleur de lie de vin assez agréable.

Elles sont quelquefois pénétrées de pyrites, dont Féclat ajoute à la beauté de ces pierres quand elles sont récemment polies jamais elles ont Finconvénient de noircir promptement à 1 air.

Enfin, vers le torrent Sareccio, se trouvent plusieurs marbres, brèches serpentineuses, formés de fragments de cette pierre diversement nuancée et cimentée par la chaux carbonatée saccharoïde.

Les échantillons quon s est procurés de ces pierres, font espérer quau centre des masses on en trouvera de fort agréables, et qui pourront par la suite être employées avantageusement.

Les serpentines environnantes renferment fréquemment plusieurs variétés d'asbestes; elles sont aussi quelquefois traversées par des filons de quartz ordinairement opaques, et colorées par bandes commf^ les calcédoines.

TOPOGRAPHIE. Sg

Cette observation ainsi que celle que nous ayons déjà faite relativement au silex quartz du mont Acento , ont fait penser que les excavations que ion trouve fréquemment dans les environs de Morbello, peuvent avoir été faites dans la vue d exploiter des pierres dures de ce genre.

Il existe notamment une douzaine de puits ou d excavations, en partie comblées, creusées dans la serpentine, près des lieux que nous venons d'indiquer, mais plus rapprochées de la vallée de Garamagna : on ne sauroit du moins attribuer d autre origine à ces excavations, les serpentines passant quelquefois au talc lamelleux d un beau vert transparent.

Le site dit Sappagliano est en partie formé d'un «amas de talc terreux chlorité assez foible, renfermant de nombreuses pyrites cubiques parfaitement terminées, et ayant souvent plus d'un centimètre de côté. La terre à foulon abonde par places dans les deux vallées au-dessus de Morbello.

La roche serpentineuse talqueuse qui borde ces tori^ents, est fréquemment semée de nombreuses pyrites, mais presque imperceptibles, qui donnent lieu par leur décomposition à cette terre à foulon et à des efflorescences magnésiennes qui se montrent de toute part dans les fissures et autres lieux abrités.

Ges efflorescences sont tellement considérables qu il sufflroit de les récolter à mesure qu elles se produisent pour alimenter une petite fabrique de sulfate de magnésie; et il n y a pas de doute qu en provoquant la décomposition de la roche par des procédés artificiels, on ne parvienne à en former un objet d'exploitation assez important.

Au site dit la Gafla, dans le lit du torrent Fossato, on distingue principa«> lement, sur une étendue de plusieurs mètres, une pierre qui conviendroit à cette exploitation ; elle est constamment recouverte d efflorescences cuivreuses et magnésiennes.

A Test de Morbello, sur le sommet de la montagne, au site appelé Gampassi , qui regarde le versant de la Garamagna, est une roche serpentineuse, présentant plusieurs petites veines de malachite.

Vis-à-vis de Morbello, sur la rive opposée de Visone, sont de nombreuses et très rapprochées rouehes de houille, mais dont les plus épaisses nont guère plus dun double décimètre, du moins dans les parties reconnues

6o CHAPITRE I.

jtidqa'àprëdent^da càs^ui^e est canehoïde, et d'un mat très^noir. On y trouve de très petites esquisses de bois lûiumineux parfaitement distinctes, et à peine décomposées, mais qui n ont aucun, rapport apparent avec le gros de la masse. Le prolongem^it de cette même couche pMse jusque dan» les vallées de S^iglicMae, dé Vairo, et au lieu dit alleFosee situé au snd--est de MorbeUo.

Ce combustyË>le repose sur ua poudingue, noyau de serpentine qui oc^ eupe I» partie basse de la vallée j il est peeoùvert par un tuf cidcatre argilem qui se sépare par plaques parallèle», dont les jmnts sont recouvert» de- tÊGm^ breuses empreintesdç feuilles^de cbâtaigner parfaitement eoaservéesi

Ce dépôt est encaissé par la^ serpentine, vers Ift vallée de Vairo et vers le versant Sigtiala, dans le gneiss-^ don* on ne vok qu'on seul enemfde dans cette vallée , ainsi que nous lavon» SûtEobserver.

Le gneiss se prokangevers-Grogardo, oà il est recouvert par le terrain de sédiment.

La bouille Ugnîtc^ est également i»sez r ép andue < fains? h»<envi r eiis de cette cconmune; elle a la cassure luisante.

On trouve dans le torrent de Morbello des roches roulées amphibokques très pesante^/renfermant des grenats, maisidont onine conm^t pa» le véritable gisement.

La plupart des» sources de cette vallée sont^ acidulés et fbmMnt)des^ dépôts oeneux plu$ ou moins abondants*

Les versants Gamborella et Fossato sont aurifères; les Génoivvesnoîeiit les exploiter tous W&ans, il ya^nn denn^^de; mais ik ont fini pat lea abandonner : quelques paysan» s occupent encore oii^ourdliiii de cette pèche et y font de légers profits j

Nous avons déjà été obligés d entamer la descriptioniéelff vuHée-JelaGara^ magna; nous aUonsinons y transporter pourla cdmfdéten

Le torrent de la Garanagna prenfd^sa source, aînsî que leVisone, aie suke des ramifications du mont Armetta, Dans toute ia> partie ék^ée, ài dater de Gremoline^ sur kufaaurteur à lest, jusqu'à Prasco, situé^Sillr.la Garamagna, le terrain est) à«-pau.«'piiat de laiméme natuae que celui des environs de Morbello^

TOPOGRAPHIE. 6i

Au<be$60us du château de Praaco se montrent de fréquentes t^orescences cnî^retnes, sar une roche serpentineiiae très pesante, ayant beaucoup de ressemblance avec la roche dite amère d'Âlbissola.

€e point est un de cens où ie tenwn primitif se trouve le plus rapproché de la vallée d'Acqui ; plus au midi il est tout>-à-£ait recouvert pard» couches de poudingue stratifié avec de petites veines de houitte ligote- imprégnées d'effloreseences alumineusses;

Le torrent appelé Orobreno, à' cause du mica jmsne (par y akmAàe^ est hmdé vers le bas par une serpentine efflorescente mognésiemKe. •

H nous resl» encore, pour adiever de décrire le terrahi pnmitif dfu^épsrctement, à recueilhrlesiannotBlione relative» à la vallée: de rOrba, sîtuéesurlv reversa esc du mont Armetta;

Cetle portion du territoire a beaucoup de rapport avec celui que nous avons fait connoître à Sassello ; elle est de même formée de plusîearS'pkiteanx fort élevés, cultivés et habités, mab séparés par de profondes vadléea. Les bois qui ombragent le ftanc de ces montagne», alimentenr phniéurs petites forges aux environs de Tiglietto etd'Olba.

La serpentine forme la masse prédominante^ F Arasettat^en estelriîèrement composée; on a j^nâenr» fois observé que Faiguille aimantée, ne pienoit aucune direction fixe dans les environs de ce mont.

Qudqu^is: kserpentine est accompagnée de roche&a«tinoteuges et d'am^ {diibofe, et passe même à la cornéenne, en prenant'dan&oesr divergeas! la pkts ff^xnèedarexé 6t)téBacité.

On remarque principalement cea variétés au site dit Ceresole, oik ettes renferment, sur une étendue assez considérable, de nombreuses pyrites cubiques; plus ordinairement elle* est écailkeuse comme à Badia^ près de régliw^de âaint-Gotardo, où>ette offre dans^ ses joints dësiamelles de cuivre otidé ; eteufin danalesrenvirotiade Tiglktto^ elle devient rougeàtre et admet le diaUage chatoyant gris.

Le torrent Sambruco, près d'Alpicelkt, est'trarersé par plusieurs roches açttnoteuses , compactes , renfermant des pyrites ; mais la serpentine continue de prédominer. L amiante flexible, ainsi que ladtieste ligniforme, mais ayant encore toute la texture de certaines serpentines, sont fréquemment compris

entre les fissures de ces roches, et ces mêmes substances se trouyent en même temps dispersées dans le sol qui environne le torrent deVisone, au-dessus du hameau de Badia.

Le terrain que l'on vient d'indiquer renferme souvent, d une autre part, des pyrites isolées, notamment sur les bords du torrent FAppellavegio, où Ton remarque plusieurs filons de ce minéral.

Au levant du hameau de Badia et du torrent de TOrba , le terrain est généralement recouvert par une terre rougeâtre. qui lavée produit des particules dor; on cite principalement. le territoire des hameaux de Praisa^, Falconetta, Casadalto, et Zanania, situés dans le département de Gènes, comme ayant été exploité déjà plusieurs fois avec avantage.

Il est certain du moins que le Garpanero, à Test de Badia, et qui traverse une partie des terrains que Ion vient d'indiquer , est un des torrents aurifères les plus riches de FOrba.

L'Orba, à dater de Ghampianuto jusqu'à Molare, roule fréquemment des niasses qui méritent d'être désignées, et dont on ne connoît pas encore le véritable gisement ; nous citerons les principales.

Des roches d'amphibole avec grenats, des roches stéatiteuses lamellaires verdâtres, avec veinulles de fer oxidulé; des masses très pesantes et d'une ténacité extrême, d un minerai ayant tout l'aspect du fer oligiste, mais qui , exposé à un certain jour, présente de légers reflets chatoyants; enfin beaucoup de sable ferrugineux, dans lequel on a reconnu le titane menakanite. Ge sable noir est roulé par la plupart des versants, et on l'observe quelque* fois épars sur le sol, après les grandes pluies, jusque sur les parties les jJus élevées des montagnes.

Le terrain serpentineux, formant la masse prédominante de la vallée de rOrba, ainsi qu'on Ta pu voir, se prolonge jusqu'au torrent Amuzione, audessus de Gassinelle, et même jusquà la commune de Molare, Passé le torrent, le terrain est de sédiment stratifié, mais la partie basse du courant de rOrba roule sur un poudingue de serpentine fluviatile ancien, quelquefois enduit d'efïlorescencessaUnes, et recouvert d un grès argileux tendre renfermant de fréquentes couches de houille, notamment dans les environs de Molare; ce^ couches ont jusqu'à deu^ décimètres d'épaisseur : la houille est compacte et lamelleuse, noire, luisante, et paroît être de bonne qualité.

L'argile endurcie, stratifiée par les couches de grès que Ion vient d'indiquer, accompagne des ams^ de bois pétrifié, et même jusqu'à de gros troncs entiers d'arbres de châtaigner, de chêne, et d'aulne.

La pierre prédominante des environs de Roccagri'malda, située près de la rive ouest de l'Orba, au sud d'Ovada, est un sable agglutiné présentant souvent des escarpements verticaux. Ce terrain en se portant à l'ouest, vers le mont Riouro, passe au calcaire gris ocreux, léger et absorbant facilement l'eau; en se portant au sud, vers Silvano, la pierre devient argileuse et compacte.

Au-dessous de cette commune, l'Orba reçoit dans son cours le ruisseau qu'on appelle indifféremment Piotta ou Gorgente, qui prend sa source à l'est dans le département de Gênes, et qui passe pour être un des plus aurifères de ces contrées.

On prétend également que l'or est épars dans la terre végétale des environs, faisant suite aux territoires déjà indiqués plus haut, et que le duc de Mantoue en avoit entrepris l'exploitation il y a un siècle.

Ce métal précieux paroit plus particulièrement dans ce canton appartenir au terrain de transport coquillier, mêlé à une argile jaune micacée, tel qu'on le fait remarquer à Belfort et au lieu dit monte Bemardo, où l'on assure qu'il suffit de laver la terre pour recueillir des particules d'or. Le fond de la vallée de Piotta est composé de roches serpentineuses et de roches micacées, recouvertes dans les parties élevées par le poudingue, par le terrain de sédiment stratiforme , et enfin par le terrain de transport qui commence à occuper des portions de surface assez multipliées dans cette partie du département.

Les indices de houille lignite se trouvent également assez fréquents dans ces environs, notamment sur les rives dil rtiisseau Boiro, près du Gassalegio, et du ruisseau Roverno , près de Montaldo.

Le terrain de sédiment est pyriteux près du ruisseau au-dessus de Terma.

Le calcaire sablonneux que nous avons indiqué plus haut se reproduit à Casteletto'd'Orba, où il forme une pierre assez propre à la fabrication de la chaux, et qui peut être employée comme pierre de taille.

Les environs de Casteletto, d'Orbia, donnent naissance à trois sources d'eaux minérales, savoir : la première, près du ruisseau Arbitosa, est hépatique,

limpide, mais formant des dépots nok*s après avoir séjourne àiair^ elle a unesaveur salée, amëre et nauséabonde ;>la seconde sonrce, pvè&du ruisseau Arbarolo, est moins abondante et ne dépose point; la troisième, «ituée mdlautre idyedu même ruisseau, est peultépatique,maistrès<saléeet amè]?e(i).

Les rives des ruissaux passant à SainM3ristoph«ro sont formées d'un pou* dingue ikiviatile ancien , recouvert vers la partie basse de TOiba *par Je terrain de twaifisport. On trouve ^ns ce dernier terrain beaucoup de bois aga^aé; le surplus du terrain de ce canton, jusquÀ la Bormida, est pves* que entièrement occupé par les mêmes couches.

U nous reste encore à rendre compte de quelques détails pour ^e<nnpléter la description de lextrémité ouest de TOrba.

Nous avons déjà remarqué qu'il -se trouvoit |4usieurs couches de houille dans les environs de Montaldo. Le terrain de sédiment qui fonne la masse prédominante de son territoire, est quelquefois remplacé par un sdûste argileux disposé en bancs très inclinés, auxquels succèdent des couches calcaires d'incrustation et des couches d argile renfermant de la d^aux sulfatée i^èlénite. La surface du sol est recouverte par une argile rougeàtre grasse renfermant des bois fossiles.

On trouve à Garpeneto, situé plus au-dessus, du minerai de-fer lamelleux en grains, étendu en couches dans un terrain argileux, comme dans 1^ environs de Ponti ; on y trouve également un calcaire d'incrustation et de gipse.

Tnsobbio donne lieu aux mêmes '(J^rvations, et on y remarque de plus des couches d'argile epidureie, sablonneuse, in^HPégnée d'effiorescences de sel marin.

On Sait usage à Morasco de plusieurs terres sigillaires, grises, jaunes, et rougeâtres, très propres à être modelées, et prenant sans se gercer beaucoup de ténacité en séchant.

(i)M. Moyon a reconnu, par l'analyse qu'il a faite de ces eaux, qu'elles contenoient : gas hydrogène sulfuré o,ooo23, chaux o,oooi5, muriate de change 0,00009, muriatede sonde 0,00007^ (^a 0,99^46; total 1,00900.

Le terrain de Cremolino, situé près des sources de la Garamagna, est composé, dans les parties élevées, de serpentine vers l'Orba, de beaucoup de terre argileuse rouge vers la Bornuda, et de terrain coquillier dans les parties basses.

Nous avons jusqu'à présent décrit les principales localités où le terrain primitif domine ; nous avons successivement parcouru les principales vallées qui , en se terminant au nord de la chaîne principale de TApennin , se dirigent du nord au midi, et nous nous sommes arrêtés dans les lieux où le terrain de sédiment couvroit entièrement le primitif.

Nous allons passer au détail de la description des terrains de sédiment, dont la vallée d'Acqui est entièrement composée. Indépendamment de cette circonstance, elle doit mériter une mention particulière, d abord en raison des sources d eaux thermales quelle produit, et en second lieu en raison de sa direction de louest à l'est, qui coupe à angle droit celles que nous avon^ précédemment décrites.

Page 1