CANTON DE SAINT-ÉTIENNE
Le canton de Saint-Étienne est renfermé par une chaîne de montagnes en forme de demi-cercle, où domine la montagne Bramora, la plus élevée de la lîvière du Ponent. Il y a quatre vallées principales dans ce canton , dont la plus considérable est celle de Saint-Laurent. Les torrents qui serpentent sur son territoire servent à larrosement des campagnes, par-tout où leur situation permet d y conduire les eaux.
Le climat est très doux; sa chaleur tempérée y est très favorable à l'agriculture. Les vents dominants sont ceux d'esl et nord-ouest, qui chassent les brouillards d automne et de printemps. Le ciel est presque toujours serein : les orages ny sont pas fréquents; mais aussi on y souffre ordinairement de la chaleur en été.
La fertilité varie selon la quantité d eau dont on peut disposer pour larro*
La charrue n est point usitée pour la culture des terres, et Ton se sert de la pioche.
Les productions territoriales consistent en huile, vin, égumes, et châtaignes. Les blés ne suffisent pas pour trois mois de consommation; les légumes et les vins, pour la moitié de Tannée ; les foins et fourrages sont abondants. Les huiles, fruits, et jardinages, suffisent non seulement aux besoins du canton, mais encore on en exporte en échange* des grains et autres denrées.
Le commerce florissoit avant la guerre : le canton fournissoit alors d excellents capitaines marchands à la marine française des départements méridipnaux.
La population est de 9,01 1 habitants, presque tous agriculteurs, pêcheurs, ou marchands : elle a diminué depuis la guerre.
Lliistoire du canton nous laisse dans lobscurité sur lorigine des commùnes^ qui le composent, les documents anciens ayant disparu. Cest depuis le dixième siècle de l'ère vulgaire qu'on peut rendre compte de leurs vicissitudes politiques. Les habitants de Saint-Étienne, Terzorio, et Cipressa, ne formoient qu'une seule commune vers Fan io5o. A la suite de dissensions intestines, elles se sont séparées, sans cesser cependant d'observer les statuts municipaux qu'elles avoient sanctionnés dans le douzième siècle.
Langueglia fut érigée en fief par l'empereur Frédéric I*', en l'an 1 162 , en faveur d'Anselme de Quadraginta. Ce fief^ ou comté, avec ses dépendances, fut cédé par les seigneurs de Langueglîa à la république de Gênes; celle-ci en accorda l'investiture, en ir^i, à MM. Gandolfe d'Alaissio, et à Jacques et Oburt d'Albenga, en se réservant Je domaine direct. En 1 199, les habi«tants et leur seigneur Langueglia firent, avec la république de Gènes, différentes conventions qui furent confirmées en 12 23. En i'528, les seigneurs Langueglia détachèrent de leur juridiction. la commune de Castellaro, qui fut vendue à M« Spinola de Gênes. En 1609^ le comté de Langueglia fut vendu à la république de Gênes, à condition que les habitants dépendants de la juridiction jouiroient de leurs anciens privilèges, et seraient gouvernés suivant leurs lois municipales, ce qui fut exécuté jusqu'en i8o3. Dans le comté de Castellaro étoit comprise Pompejana, dont les traditions du pays attribuent la fondation. à Pompée, lors de son retour d'Espagne, soixantetreize ans avant l'ère vulgaire.
Saint-ÉTIENNE est le chef*-lieu de oampn.
Cette commune se trouve située dans la plaine, vers la mer, au pied de deux petites collines qw embrassent son territoire*
La paroisse est dotée d'e&vîron 6oa francs.
Le comité de bienfaisance a un petit revenu de 4^ francs.
Le sol est pierreux et argileux: il est presque partout cultivé, et produit de l'huile excellen'le^ du vin,* defe légpames, etc; le pays manque de bois. La pêche n'est considérable que quand les anchois passent près du rivage.
Le commerce est réduit au petit cabotage. La population est de 966 habitants agriculteurs ou commerçants.
Le village de Saint-Étienne étoit situé sur une colline, à la distance de
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