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FUBUC UBSARY
Le même jour un bon nombre de hauteurs correspondantes prises à quatre chronomètres ont donné le temps vrai de Savone; lequel comparé au temps vrai de Gênes, obtenu le 27 mai dans cette ville, a fait la différence des méridiens entre ces deux villes 1' 44" 25'" en temps. Mais cette différence de l'observatoire de Gênes à celui de Paris est 26 3o 60
La différence de longitude entre Savone et Paris est 24 4^ ^^''
En degrés 6 11 35 La longitude de Savone comptée de l'île de Fer. . . . 26 1 1 35
Le soir, nous observâmes avec le géo-théodolite trois azimuths du soleil avec la lanterne de Gênes. Us donnèrent langle de direction de ce côté avec le méridien qui passe par le pilier de Fescalier sur lequel Tinstrument av(Ht été placé comme il suit:
Milieu 107 58 4? 6
Ayant pris avec le même géo-théodolite plusieurs autres angles, nous les avons tous réduits au méridien et obtenu les angles de direction suivants :
Gi»»*-
ieU«»^
AeS*^*"
No&D,
ai4 CHAPITRE I.
Angles arec lu méridienne qui passe psfr le pilier de Fesealier die la terrasse de la notnrelle préfecture de Savone,
Gênes, Savone et sud = 107*» 58' 4?'' 6'^'
Sud, Savone et Noli = 20 ^6 ny 4
Sud, Savone et Bergeggi s= 20 3^ $7 4
Sud, Savone, et clocher de là cathédrale . . == 71 38 67 3
D après ces données, Savone est à 68,554 mètres de la méridienne qui passe par la ville de Turin , et à 83,5 1 7 métrés de la perpendiculaire. Le point de Turin, par lequel oii a mené la méridienne, est la IHazza Gastello, comme il est marqué dans la Connoissance des tempç.
Outre les cfiffiferentes administrations, il y a à SaTone un évêché, un chapitre cathédral, et sept paroisses, dont quatre dans la ville, et trois dans les hameaux.
L'hospice des pauvres, au hameau de Saint-Bernard, a 48,000 francs environ de revenu, et entretient plus de 200 vieillards ou orphelins; Thôpital pour les malades contient de 80 À roolitâ;maiftilnepos.<%edeque 10,600 francs de rente. Le mont-de-piété, ou établissement de prêt sur nantissement pour les pauvres, qui fut fondé par Sixte IV, jouit d un capital de 74,000 francs environ ; différentes œuvres pieuses ou charitables, pour ta dotation des fille», composent on revenu annuel de i3,ooo francs.
Les productions territoriales consistent en huile, vin, fruits, jardinage, et châtaignes, etc.; quelques jardiniers distillent Feau de fleur d'oranges, et cultivent de belles fleurs, dont la majeure partie est envoyée en Piémont.
Le commerce de la ville de Savone est déjà actif, mais il gagne considérablement par louverture des routes qui lui donnent la communication la plus facile avec le Piémont et le midi de la France. On devoit encore, d après des projets adoptés par l'administration fi^ançaise, rétablir le port de Savone, qui auroit acquis une grande importance par la formation du canal de FAdriatique, n est à désirer, pour le bien dts ces contrées, qu elles jouissent un jour des avantages de ce projet.
En 1 8 1 2 , différentes manufactures ajoutoient à ses ressources ; on y comptoit, entre autres, huit (ours à poteries et à faïence, neuf fours à briques,
TOPOGRAPHIE. ûi5
deux fabriquesd ancres fort estimées, une de cordages, sept de toile à voiles, trois bonneteries de laine, quatre tanneries, trois savonneries, six fila^unas de soie, une fabrique de vitriol, et de potasse, plusieurs âibriques de chaises communes, des fabriques de pâtes dltalie. LadministratioKi française avoit en outre fait établir des métiers dans les prisons, dans lliosp^e des pauTcres, et dans le dépôt de mendicité. Trois cents bras y étoient employés à la filatiire de la laine, ainsi qu'à la fabrication des toiles, draps, et couvertures de laine.
La population de Savone est de 11,952 habitants, la plupart agriculteuns, manu&cturiers, marins, commerçants, et marchands^
Sixte IV, fils de Léonard délia Roverre, est né à Savone en i4<4- Unetdut qu à ses talents son élévation à la dignité de souverain pontife ^ son goût pour les arts nou&est attesté par un grand nombre de monuments, .parmi lesquels on distingue la chapelle sextine qu il fit agrandir, la bibliothèque *dii Vatican, un pont sur le Tibre, des aqueducs, des routes, des édifices, et des embellissements de tous genres. C'est à lui quest due la fondation e^ la dotation du mont-de»piété de Savone, et la construction de la chapelle sextine près la cathédrale, oà il fit élever un beau mausolée en Thocnneur de ses parents.
Jules II, neveu de Sixte IV, fut nommé pape, et s'illustra par ses victoires* Il reconquit les villes de Rimini, de Ravenne, et toute la Romagne; il soumit Parme, Plaisance, etlaMirandola; il s'empara de Bologne après en avoir chassé les BentivogUo. Plusieurs édifices magnifiques et de belles routes furent construites à Rome par ses ordres; il fit bâtir un superbe palais à Savone, et envoya des dons considérables à la cathédrale. Il fit une fondation de deux bourses en fiiveur des élèves de Savone au collège d'Avignon créé par lui.
Philippe Busserio, savant distingué, se rendit célèbre, en i3oo, à l'uni-' versité de Paris, et fut chargé ensuite de plusieurs ambassades par. les papes et les princes.
Différents littérateurs et poètes nés à Savone ont acquis quelque réputation par leurs productions-, entre autres, Jules et Ambroise Salineri, Pierre- Jérôme Gentil, Ricci, etc. Cdlui qui se rendit le plus célèbre et qui s'est acquis
2i6 CHAPITRE I.
le titre de prince des poètes lyriques d'Italie, c'est le fameux Gabriel Chia* brera, qui, après avoir joui des honneurs que les souverains de Piémont, de Toscane, et de Mantoue, lui avoient décernés, se retira chez lui jK)ur y passer tranquillement ses derniers jours. Il mourut en i638.
Savone se fait aussi une gloire d'avoir donné le jour aux ancêtres du célèbre Christophe Colomb.
Si ce hardi navigateur qui découvrit un nouveau monde, n'a point reçu le jour dans la ville de Savone , il est du moins certain que sa famille s'y trôuvoit établie depuil 1470 : les preuves les plus authentiques existent à ce sujet dans les archives des notaires de cette ville. Son père, Dominique, y étoit , à cette époque , fabricant de lainages ; genre d'industrie alors fort honorable et très étendu dans la Ligurie. Dominique Colomb y fit l'acquisition d'une terre. Christophe lui-même se trouve présent à cet acte, passé le 20 mftrs 1472. Ses frères, Barthélemi et Diègue, sont mentionnés dans plusieurs autres actes, jusqu'en l'an i484* Enfin dans un procès intenté en i5oi, par un certain Cumo, pour une ancienne créance, contre les héritiers de feu Dominique Colomb, les voisins de la maison qu'habitoit ce dernier déclarent avec serment que Christophe, Bartliélemi, et Diégue, frères Colomb, fils de feu Dominique, étoient absents depuis plusieurs années pour voyage en Espagne et dans d'autres pays lointains. Ces documents, dont lauthenticité est incontestable, peuvent éclairer le jugement des biographes sur la patrie de cet homme extraordinaire. Les auteurs du Dictionnaire historique universel y imprimé à Paris en i8io, prenant pour appui une dissertation de M. le chevalier Napioni, imprimée à Florence en 1808, prétendent prouver que Christophe naquit à Curraso dans l'ancien Montferrat. C'est contredire l'opinion générale et les témoignages de trois siècles, qui fixent le lieu de sa naissance dans les états de l'ancienne république de Gênes.
Nous ajoutons, en faveur de la ville de Savone, une seule preuve, dont aucune autre ville ne peut se glorifier; c'est le nom de Savone, donné par Colomb à l'une des premières îles qu'il a découvertes, ainsi qu'il est aisé de voir dans les cartes géographiques de M. Delisle.
^histoire de ce pays n'a pas été traitée jusqu'à présent d'une manière
bien exacte. Plusieurs auteurs en ont fait mention, entre autres Tite-Live, Mêla, Pline, Strabon, sous le nom de Sabota, Sabatiœ et vada Sabatiorum.
Dans son cinquième livre Strabon parle des différents peuples qui l'ont habitée anciennement, tels que les Boyens, les Sénons, les Gersates, et les Liguriens. On est fondé à croire que cette ville leur doit son origine. Dès que les armées romaines eurent, après de longs combats, subjugué les Liguriens, le sénat de Rome y envoya des colonies. Marc-Antoine vint s'y réfiigîer après la bataille de Modène. Les consuls romaiûs y firent construire des routes magnifiques, entre autres celles de M. Émilius Scaurus, dont l'une venoit de Rome en passant par Pise, et l'autre, en passant par Tortone et Acqui.
La ville fut anciennement bâtie sur un petit promontoire, nommé rocher Saint-Georges, où se trouve actuellement le fort. Cette position ne pouvoit être plus agréable ni mieux choisie, puisqu'on jouissoit en même temps de la vue des campagnes environnantes, de la plus belle partie de la rivière de Gênes , du port abrité à lest par le rocher, et du golfe de Vado à l'ouest.
Elle fut sujette à de grandes vicissitudes dans le cinquième et sixième siéclei au temps des Vandales, des Bourguignons, et les Lombards. Ces derniers, après l'avoir abandonnée au pillage, abattirent les murs d'enceinte par ordre de leur roi Rotaric, et le nom de ville qu'elle portoit fut changé en celui de bourg.
Cependant le successeur de Rotaric au royaume des Lombards, Rodebert, permit aux habitants de relever leurs murailles : en 704 tout étoit déjà rétabli. Un grand nombre de tours, dont quelques unes existent encore aujourd'hui, furent construites, soit pour se garantir des incursions des barbares qui infestoient l'Italie, soit en vertu des privilèges que les empereurs accordoient aux principaux habitants pendant la durée des guerres civiles.
Savone acquit un nouveau lustre à l'ombre des lauriers de Charlemagne; sa population et ses richesses s'augmentèrent par le commerce et les arts.
Après la mort de ce prince, les incursions des Sarrasins causèrent de grands maux. La ville tomba depuis sous^ la domination de différents marquis, dont, cependant, la juridiction étoit assez bornée. Cela résulte des statuts faits en loSg, et des alliances que les consuls ou premiers magis-
2i8 CHAPITRE I.
trats conlractèreat avec les ducs de Calabre et de Sicile en iiay, avec Gênes en iiSy^ et avec d autres villes de la Ligurie, de la France et de ritalie.
En £ 1 79, les marquis renoncèrent à toute influence dans ladministration politique et civile de Savone, qui, ayant entièrement racheté sa liberté du marquis Othon de Garretto, s'érigea en ré[mblique en 1 191 , et 1 192.
Les factions d^Italie la firent passer ensuite sous la domination des ducs de Milan, des empereurs d'Allema^e, de la France, et de la république de Gènes.
Plusieurs privilèges ont été accordés à cette ville par les empereurs Othon IV, Frédéric II, Rodolphe I~, Henri VU, Charles ÏV, Sigismond, et par d autres monarques. Elle fit même frapper des monnoies d'or, d argent, et de cuivre.
Son port, fav<»*ablement situé à Test du rocher de Saint-G«orges, étoit fréqifenté, dès le commencement du douzième siéde, par un grand nombre de bâtiments qui s y tenoient en toute sàreté« La ville fit beaucoup de tra*vaux pour empêcher les attérissements causés parles torrents. Elle construisit un môle qui, peu à peu, fut prolongé jusqu*à environ 3oo mètres^ par ce moyen , le port se trouvoit à labri des^vents d ouest, de sud-ouest, et du nord* Ce n'étoit que lors des grandes tempêtes que les bâtiments étoient obligés de se retirer dans la darse, où ils étoient parfaitement en sûreté, et oik Ton pour voit calfater et réparer aisément les navires.
La ville, après s'être afïrancbie de ses marquis, cherchoit à-pcofiter de sa position : eHe organisa des forces maritimes assez considéraUes; tâcha depuis lors d'étendre ses relations commerciales et d augmenter ees ridbusases ei sà prospérité. Gênes lui donna des preuves de «a jalousie dains plnsîeucs circonstances. Pendant les guerres civiles des quint;ièrae et seizième siièeles, sous prétexte de se venger du parti le plus foiUe, qui s^étoît réfugié à Savone, notamment en 1 44<>9 "«He fit couler à fond, dans le meilleur endroit du port, divers bâtiments chargés de pierres. Cependant, ce pays -se trouvant par la suite protégé par ses deux papes. Sixte IV et Iules II, se releva d'une gramde partie de ses pertes, et «ortit encore de rabattement oà lavoîettt fJoagé ses derniers désastres. Le commerce et les arts lui avotent rendu quek|«ie splendeur; «Eiais Gênes, rivale toujours dangereuse, fit encore ses effbns
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?UBUC UBRAK^I
TOPOGRAPHIE. aig
pour accabler Savone, jusqu'au moment où cette ville se mit sous la protection de François I", roi de France. La bataille de Pavie, malheureuse pour ce prince, eut des suites ég^alement funestes pour Savone, dont les Génois jurèrent la ruine, et qui dut enfin céder aux forces commandées par André Doria. Malgré la promesse de respecter les personnes et les propriétés, de conserver le port et les fortifications, Gènes fit abattre les môles de la darse^ et démolir Fancienne ville, pour construire, à sa place, la citadelle. Dès4or6, le commerce languit^ la population diminua sensiblement; la darse ne put plus recevoir que de petits bâtiments. Quoique la république de Gènes ait, en 1 546, permis à cette ville de faire quelques réparations au port, et qu on. ait élevé deux môles pour le mettre à Tabri des sables, néanmoins les gros navires ny peuvent plus pénétrer; les fonds du port s'étant en partie comblés par suite de Finsouciance des habitants, pendant la peste, Fémigration et les malheurs de tous genres dont ce pays fut affligé.
La guerre fit encore de nouveaux ravages , et la population qui, avant 1 5oo, s'élevoit à 3o,ooo âmes, comme il résulte des documents existants dans les archives de cette ville, soigneusement conservés, n^étoit, en i5yo, que de 1 4,000 environ. Depuis, Savône soutint différents sièges, entre autres celui de 1746, à la suite duquel le vice-roi de Sardaigne s empara de la ville. Le château se rendit en 1767, après uiie résistance opiniAtre.
En vertu du traité d'Acquisgrane, en date du 3o avril 1648, ce pays fut rendu à la république de Gènes, sous la domination de laquelle il est resté jusc[u a la réunion de la Ligurie à la France. Savone a été honorée de la présence de Louis XII, roi de France, et de Ferdinand III, roi de Naples, en i5o7. ^^^ deux rois se donnèrent, dans cette circonstance, les marques les pfats éclatantes de leur bonne foi : Louis étant monté sur les galères de Ferdinand sans armes et sans gardes, et celui-ci ayant été plusieurs jours dans Savotte, appartenant alors à Louis Xil, dont les armées venoient d'être repoussées du royaume de Naples peu de temps auparavant.
Eu 1529, Charles Y, valant d'Espagne, aborda à Savone pour recevoir 4es mains du pape la couronne impériale*
En 1794 et en 1796, le général en chef de Farmée française en Italie^ passa plusieurs fois par cette ville pour prendre des dispositions contre
les Austro-Sardes, aux aflBaiires de Dego, Montenegino et Montenotte,
AlbiSSOLA- Marina est située à droite de la rivière Sansobia, sur le bord de la mer, au pied d une colline assez riante et bien cultivée. Sa paroisse a 800 francs de revenu; on y trouve un hospice de malades qui a 1 172 francs de rente ^ et différents établissements charitables qui possèdent ensemble un revenu de 2800 francs environ.
Le sol est généralement argileux dans la plaine et sur les collines; il produit de lliuile, du vin, du jardinage : les vins y sont renommés, mais capiteux.
La meilleure partie du territoire appartient à la maison Durazzo de Gênes, qui y a fait bâtir un palais très agréablement situé, et qui, par sa position, ses jardins et son architecture, rivalise avec le palais Rovère d'Albissola- Supérieure, bien plus vaste et plus magnifique.
Les poteries communes sont d une grande ressource pour le pays : elles approchent assez de la poterie angloise quant au travail, quoiqu'elles diffèrent par le vernis : il y a vingt-sept manufactures semblables. Le débit de ces poteries se fait en Toscane, eu Piémont, et dan» la France. En temps de paix, on les envoyoit en Espagne, en Sardaigne, en Corse, à Tunis, dans le Levant, et dans les colonies françaises.
La population est de^ i iSo habitants, en grande partie agriculteurs, potiers ou marins.
Ellera, commune située dans les montagnes, au nord des deux Albissola, ne fbrmoit autrefms quun hameau dépendant d'AlbissoIa- Supérieure. La paroisse n a que 364 francs de revenu. Le sol est pierreux ou argileux ; il produit du blé, des châtaignes, du vin, des fruits, du foin, etc. Cette commune n est considérable ni par ses productions, ni par sa population, qui n est que de 796 habitants, la plupart agriculteurs.
Albissola-SupÉRIEURE est située dans une belle vallée, à gauche de la rivière Sansobia, à peu de distance de la mer. Le hameau appelé le Cavo, ou le cap d' Albissola, appartient à cette commune. Il y a une paroisse dont le revenu est de 772 francs, un hospice civil qui na que 280 francs, et un J3ureau de bienfaisance qui distribue en secours à domicile la scHume de 3o2 francs par an.
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Le sol est de la même nature que celui d'Albissola-Marinaj il a cependant une étendue plus considérable. Les productions territoriales ou d'industrie sont de la même qualité; les hommes sont assez actii^, et cultivent les terre» avec soin ; quelques uns sont occupés à la pêche sur la rade voisine.
Il y a dix-huit établissements de poteries semblables à ceux d'Albissola- Marina; les femmes y font de la dentelle. La population est de 2078 habitants, la plus grande partie agriculteurs, potiers, pêcheurs, marins, etc.
Il est fait mention du château d'AJbissola dans des actes publics de 1 122 et iiSy; l'un de ces actes contient donation par le marquis Vuelfo de ce château, de la chapelle Saint-Pierre, et de ses terres, vignes, bois et moulins, en faveur de la basilique Sainte-Marie de Savone; un autre relate la donation faite par Fédérate, fille du marquis Vuelfo, à la ville de Savone, de ce même château, et des terres y attenantes. Après FaUénation faite de ces biens et droits seigneuriaux par les marquis Vuelfo , Albissola passa sens la domination de la république de Gênes, ainsi qu'EUera et Albissola-Marina, qui ne faisoient autrefois qu'une seule commune. Ce ne fut qu'en 16 1 3 que le village d'Albissola-Marina fut détaché de la commune d'Albissola aupérieure.
Ëllera fut séparée en 1797, pour fermer aussi une commune à part. La famille Rovère a fait bâtir un superbe palais dans ce village.
CANTON DE VARAZZE,
Le canton de Varazze comprend les torrents Feiro, Sanzobia, Arestra, et Lerone.
Le territoire, dont l'étendue est considérable, est montagneux et stérile^ cependant le cinquième environ est cultivé ou planté en. bois taillis et de haute futaie. Le sol est argileux dans les vallées et sur quelques collines; sur les montagnes, au contraire, il efst pierreux, et on y trouve des coquillages pétrifiés, du.sable, des cailloux, et quelques stalactites qui annoncent une ancienne submersion. A Cogoleto, la montagne QSt calcaire, et fournit une excellente pierre à chaux.
Le canton produit du blé, des châtaignes et de l'huile d olive, du bois de chauffage et de construction; on récolte, sur son littoral, beaucoup de jardinage, de» oranges, et des fruits. Les hautes tnontagnes sont couvertes de broussailles, et quelques unes sont tout^-fait nues.
Le climat est très froid et variable sur les Apennins; mais, près de la mer, il est doDdt et feirorablé à la végétation, même en hiver.
Le Commerce coâsi^te dans lexportation de quelques produits de lagricultmre, et entre autres du jardinage ; dans celle de la chaux, des poissons frais et salés; dans l'importation du froment, des vins, des chifïbns pour Fengrais et les papeteries, des bois de construction, etc.
La population du cantoû de Varazze est de 13,827 l^^bitants.
L'histoire du pays fait remonter aux siècles reculés la fondation de fJusieurs communes du canton. L'ancienne juridiction de Varazze comprenoit la commune de Celle et les deux Albissola; en 967, elle fut réunie au marquisat dé Ponzonne, en faveur de Hugues, fils d^Alérame : ses descendants la cédèrent par portions à la Ville de Génes^ La première cession date de 1 277 , les autres de 1290^ i3i7, enfin 1357.
Les deux communes de Stella Saint-Jean-Baptiste et Stella Saint-Martin ont passé soûs la domination des Inarquis de Bosco, puis des marquis de Savone, et de la république de Cènes. Cogc4eto et Arrenzano ont toujours dépendu de Varazze.
Varazze est^itué au b<Nxl de la mer^ et environné de collines couvertes de beaux oliviers. La commune a quatre paroisses dont les revenus sont, pour celle du village, de 1000 francs; pour celle du faubourg et du hameau de Castaghabonà, de 5oô flrancs; pour la troisième, qui est située dans le hameau de Casanova, de 600 francs; et enfin, pour la quatrième, d environ 700 francs.
Lliospice de Vàraue peut contenir sept malades, et a un revenu de 1100 francs.
Le territoire est fertile, et produit de Thuile, du vin, des fruits de plu* sieurs i^pèces, mais s^r-*>to«it beaucoup de légumes. Les jardins sont arrosés àlmde des dérivations du torrent voisin.
Les habitants sont industrieux et commerçants ; ils transportent en Pié-
m<mt et dans le royaume d'Italie des légumes et des fruits, des poissons frais ^t salés, qu'ils échangent pour du blé. Le chantier de construction de Varazze est en grande activité ; on. évalue k quinze bàtiment:s de 1 3o fonneaux, et à soixante de 25, le nombi*e que Ion construit actuellement: ils sont très recherchés dans le midi de la France. On y fabrique 80 millieifs métriques de cordages, ^t Ton y emploie 65op pièces de toile à voile de 3o métrés de longueur, et du prix de 32 à 34 francs.
Cinq bâtiments pour le grand cabotage, et vingtphuit pQ^r le petit, servent aux habitants de ce pays à faire leur commerce. La pâçhe, qui se fis^t sur douze bateaux, rapporte plus de 5o,ooo francs.
Le village n a pas toujours été oh il existe actuellement. Il paroît qu anciennement il étoit situé au milieu des bois, si Ton doit ajouter fbi'^ ^^e in-p scription en marbre placée dans le mur de la maison çmnmnnBÏle^ en date de 1649- Par la suite les habitants oai bâti leurs maisons au bopd de la mer, et la corruption du langage a fait changer le nom primitif en celui de Varazze.
La population de cette commune est de 499S<> habitants, marins, agriçi||r teurs, charpentiers et pécheurs, etc.
AbBëNZANO, commune du littoral, a un^ seule paroisse dont le rêvent^ est de 600 francs. Le pays faisoit autr (^fois un ^oqimerce considérable de papiers prov^iant de sfis nombreuses fabriques.
La pèche et la construction des bâtiments de ioute espèce y lormoient une ressource pour les habitants. Le sd, quoique monta^CMx^ rapporte du vin, des grains , et de Fhuile.
La population du village et des diffiérents bamaaux qiû composept oejtte <X)mmuae est de 2,276 habitanits.
GoêOLETO est situé au bord de la mar. U a4eux pai^oJïSSies, Tune da^s le village a un revenu de 19196 francs; l'autre 4ans le hami$au Lerca, na qu un revenu de 3oo francs. Les |)roduciions territoriales sont le vin, iliuile etc. On pourroît les augmenter par le dessèchement d un marais qui est à eoté du village.
On compte douze fours à chaux dans cette communie, et quelques papeteries. On y filoit autrefois beaucoup de coton.
i34 CHAPITRE L
Le commerce consiste dans lexportation de la chaux, des papiers, et des poissons.
Ce pays sera à jamais célèbre pour avoir donné naissance à l'illustre Christophe Colomb qui fit la découverte du nouveau monde. La population est de i,S83 habitants.
Celle, commune maritime, a un hospice pour six malades, qui est doté de i,ooo francs*, il y a deux paroisses, dont lune, sous le titre de Saint-Michel, a un revenu de 800 francs; la seconde, sous l'invocation de Saint-Georges, en a 400. Le sol produit du blé, de l'huile, et du foin. La pêche, le petit cabotage, le commerce, et l'industrie, fournissent d'autres ressources au pays.
On y (ait des filets pour la pêche. Les habitants se servent de seize bâtiments pour le gros cabotage et de douze pour le petit. Il y avoit autrefois deux fours à poteries, aujourd'hui il y en a une qui fournit quatorze mille douzaines d'assiettes par an. On fabrique dans le village quatre à cinq cents filets.
La population est de 2, 169 habitants tant marins, qu'agriculteurs et commerçants.
Stella Saint-Jean-Baptiste est située dans les montagnes. Il y a deux paroisses dans cette commune, l'une de Saint-Jean-Baptiste dotée de 5oo francs; l'autre de Saint-Bernard dotée de 3oo francs. Les pi-oductious du pays sont le blé , les châtaignes, le foin , le bois taillis , et de haute futaie. On y recueille des champignons au printemps et en automne. Les pâturages y sont abondants et on y nourrit beaucoup de bestiaux. On y fait de la chaux et du plâtre.
Sur la montagne d'Ermetta^ ou Ermite, il y a eu en 1800 un combat sanglant entre les Autrichiens et les Français : ceux-ci, sous les ordres des généraux Soult etMasséna, s'emparèrent de cette position, malgré les obstacles du terrain, le manque de vivres , et les forces supérieures de l'ennemi.
La population est de i,546 individus agriculteurs, ou pasteurs.
Stella Saint^Martin se trouve à l'est de Stella Saint-Jean-Baptiste. Il y a deux paroisses, l'une de Saint-Martin dotée de 5oo francs; l'autre de Sainte- Catherine dotée de 4oo francs. Les productions sont les mêmes que dans la commune dont on vient de parler.
La population est de i,3o3 habitants.