‹ Statistique des provinces de Savone: d'Oneille, d'Acqui, et de partie de laChapitre 39 sur 88 · ARRONDISSEMENT D'ACQUI · texte numérisé non relu

ARRONDISSEMENT D'ACQUI

CANTON D'ACQUL

Le canton d'Acqui renferme une partie du cours de la Bormida^ et les torrents Medrio et Bogliona. Le sol contient 1 2,240 hectares, tanten champs, prés, yignes, bois taillis, quen châtaigneraies et en friches. Le terrain est généralement crayeux, sablonneux ou argileux dans les vallées. Les couches de terre végétale ont peu de profondeur. La planta tion de la vigne a fait défricher quantité de bois dont le pays manque actiftUement. Le produit des cocons égaloit autrefois la contributien foncière, mais beaucoup de mûriers ont été coupés pendant la guerre.

Les productions territoriales sont les grains, les cocons, les châtaignes, et les vins, qui forment la principale ressource et qui sont les meilleurs de 1 arrondissement. Le bétail n est pas nombreux, faute de pâturage.

Les brouillards du printemps attaquent quelquefois les épis de blé, les brûlent ou les noircissent. Cette maladie est vulgairement connue sous le nom de manna^ elle est à craindre jusqu'au moment même de la récolte, sur-tout dans les gorges et les Tallées, si Ton ne prend la précaution de secouer les épis, ce qui se fait au moyen d une corde que deux hommes tiennent à chaque bout tendue horizontalement \ ils marchent le long du champ, ayant 1 attention que la corde abaisse et secoue tous les *épis sur son passage. La vigne elle-même lorsqu'elle est en fleurs souffre des brouillards du printemps, ou des pluies qui tombent pendant la floraison.

L'air de ce canton est vif et salubre : on ny connoît pas de maladies endémiques. Les hommes sont en général d'une belle taille et parviennent à un âge avancé.

Le commerce et l'industrie sont peu considérables en ce moment. On échange le produit des manufactures de rubans, des filatures de coton, des organsins, et des vins, contre du blé, et autres grains, des huiles d'olives, des poissons salés que l'on tire de la Ligurie, ou du Piémont.

La population est de i3,o49 habitants en grande partie agriculteurs.

ACQUI, chef-lieu d'arrondissement, est située à gauche de la Bormida sur le penchant d'une petite colline. Le château est placé sur la hauteur; la ville est entourée de fossés, de murs d enceinte, et de dix-huit petites tours crénelées.

Acqui a un évèché , un chapitre cathédral , un séminaire et une paroisse avec deux succursales. L'évéché, qui existe depuis le ^atriëme siéde, étendoit anciennement sa juridiction seignemriale sur {rfusieurs communes, comme il résuke du diplôme de IWipereur Charles IV en i364, ^et de cehii de Charles V en 1 53 ï . C^s revenus cependant étoient médiocres avant la réunion de ce pays à la France ; maintenant on les évalue à 3o,ooo francs. Le chapitre composé de' douze chanoines ne jouit ope de quelques bénéfices tnodiques. Le séminaire possède un irevenu de 6 à 8,ooo francs, et pe«t contenir soixante-dix à quatre-vingts individus. La parmsse n'a que 6oo francs de rente, la succursale de Losse en a 200 environ, et celle ^de Moirano 25o francs.

Trois hospices civils exîstotent autrefois, mais 3s forent réunis en un seul qui a un revenu de 28,000 frattcs. La majeure partie de la dotation a été foite pour les orphelins. La suspension du paiement <leè intérêts des montî et autres rentes sur l'état, diminue considérablement les ressources de cet hospice.

Le comité de bienfaisance administre un revenu de 966 francs qu'ë distribue à mre de dot aux pauvres fîliesde la commune, et à wre de pension à trois écoliers tirés an sort pour la rhétorique et la philoso[^e. Il y a toi^ jours eu de bonnes écoles secondaires dans cette viHe : les professeurs s'y diitinguent encore. Le nombre des écoliers est diminué depuis les derrières années.

Les collines qui sont à la gaudiede la Bormida sont bien cuhivées, qu<»que le tuf ou la craie y dominent^ et celles qui sont à la droite sont irmdes et formées de pierres calcaires, de tuf, de schiste, ou de gravier; elles ne produisent que des bois taillis et des<^hftiaigniers.

L'étendue xhi territoire est de ^,88 1 hectares environ ; les cocons et les tins forment la principale ressource du pays. Les autres denrées sont insf^Rfisantes

TOPOGRAPHIE. m^

pour la nourriture d^ habilaAts ^ on est obUgë dlmporter par an 8,5oo beo toiitres enTiron de difiBérenta grains^ tacwlis qu on a exporte que a,ooa myriagrammes de cocons et de soie^ et S^ooo hectolitres de vin.

Il y a quatre foires par an, dont les meilleures pour la vente du bétail sont cdleft de juin et de septembre.

Autrefois le commerce de cette ville étoit très florisaant^ Les denrées cdonialea débarquoioit en abondance ài Savone, et elks étoîeiftt entreposées à Aapn^ pour la haute et basse Italie. La fondation de la ville d'Alexandrie au doKsième siècle, Ls combkment du p<NÎ;de Savone, Tabandondelavoie Antenne, firei^ changer la fortune de ce pays dans^ces différentea époqu^es. L'induatrie ne consiste actueUcmeut quei» quelques madaufectures de rubans, de cordona de soie, et quelques métiera de tisserands.

Presquau ceatre de b ville est une source d'eau thermale célèbre; on Fappelle eau bouilhmte ; naôs elle aa que 60 d^*iréfr de chaleur envircm au thei>momètre de Reaumur , tant en hiver qu en été. La source donne 4oo litres par minute; efie eat rei^<srmée dans nat petit bâtiment cp^ré d'où elle s^écoule par deux tuyaux en bronze. Cette source dev<Ht servir aux bains d eauxther* maies établis par Tadministration française dans le local du couvent de Saint-François. Cet édifice, lun des plus beaux qui aient été^ projetés pour des bains publics, auroit réuni à des logements commodes un théâtre, des saUea dfassemblée, et tout ce qui peut être utile et agréable aux baigneurs. De Fautre coté de la Boraaida, à un quart de heue de la ville, au nord, et au pied du moat Strigone^ se trwivent sept autres sources d'eau thermale; c'est là que se trouve rétablissement des bains,, cmaaposé de deux bâtiments, duxt l'un, fut construit pour le civil,, en 1687, aux frais du duc Ferdinand de Mantoue, l'autre, pour le militaire, en 1 780, par le roi de Sardaigne. Tous deux sont aujourd'hui à la di^)osition de l'administraticHà de La guerre, pour le service militaire.

11 y avait près de là anciennement une autre maison de bains, qu'on nommoit la Caretta. Suivant les notices historiques de Chial^era, relatées par Miofîando dans le deuxième volume des Monuments d'antiquité d'Acqui, elle fîit transportée à phia de 36 mètres de distance, par un éboulement de terre détachée du mont Strigone, le 3i mars 1679. Les sources d'eau jaiUirent

alors plus bas, et cest là que les bâtiments nouveaux ont été construits.

L'expérience de plusieurs siècles démontre que ces eaux sont excellentes pour guérir les maladies de la peau y les blessures, les sciatiques, rhumatismes, et paralysies.

La population d'Acqui est de 6,095 habitants, en grande partie agriculteurs, artisans, et commerçants.

Acqui a constamment fourni des personnages distingués dans les armes, dans le barreau, et dans la chaire; sans toutefois qu aucun ait accjuis une réputation assez grande pour être cité. On ne doit cependant pas omettre une femme, nommée Jeanne-Marie Scotellazzi, qui se rendit célèbre dans letude du droit canon; en i538, elle harangua le pontife Paul III, lorsqu'il passa par Acqui pour se rendre au congrès de Nice; et le pape s entretint avcM? elle sur plusieurs sujets de littérature. Lorsqu'il parloit de son voyage, il disoit: acquis tria mirabilia vidi^ aquam bulUentemy circa eaniy herbam virentem^ et muliei^em sapientem,

Acqui étoit autrefois habitée par les Statelliens, ou Stateillites, que Ton croit être provenus d'une colonie grecque, comme l'indique leur nom, que l'on interprète Statio Hellenum. On a prétendu qu elle avoit été édifiée sur les ruines de l'ancienne Caristo, détruite, ver» l'an SSo de Rome, par le consul Popilius Lena.

Après que les Romains l'eurent réédifiée, ils lui accordèrent tous les privilèges de la bourgeoisie romaine; ils y construisirent des temples, dédiés à Pallas et à Junon, et des aqueducs. Actuellement on voit encore les débris d'un aqueduc destiné à conduire l'eau de la source de Rocca-Sorda dans la ville, en traversant la rivière de la Bormida ; douze piliers et quatre arches de quatorze à quinze mètres de hauteur, en attestent la grandeur.

Les quartiers où étoient les temples de t^allas, de Junon ou Monetta, s'appellent encore Pallas et Monetta.

Dans la plaine de Madonetta , près la grande route d'Alexandrie à Savone, on voit une autre ruine qui mérite l'attention; suivant l'opinion des savants, c étoit un tombeau. Pour peu que l'on fouille dans la ville et dans les environs, on découvre les vestiges de pavés de mosaïque, de beaux marbres^ des inscriptions, des idoles, des monnoies, des urnes sépulcrales

et des lampes, etc. En 1728, on en trouva une quantité dans la fouille du nouveau canal du Meri; une grande partie fut envoyée au muséum de luniversité de Turin. On trouva entre autres une inscription dédiée à Gaïus Valérius pour avoir réparé la route émilienne et les thermes d'Acqui. Quoijqu elle fût en grande partie efiBacée, les antiquaires Font interprétée ainsi :

Caio FaleriOf MarcifiliOy albo viro quodviam JEmiliam lapidibus stravit,

thermas restituit^ Acquœstatiemespatrono ob mérita. D autres inscriptions portoient : Ex comitate Imp. Domitiani Aug. Germanici ab Acqui statiellis A. U. G. IXGGGLXXXI Kal. Aug. divo Andriano Imp. GGG.: les derniers mots paroissent indiquer Censa civium capita. Une autre : Antonius Pius Aug. pont jussiL En 1788, on découvrit dans une prairie, à Test du château d'Acqui, des vases lacrymatoires, des monnoies, des miroirs de cuivre, des lampes^ des urnes, et cette inscription : Publias Lucius Accius sibi et militibus /e* gionis XXII.

Après la décadence de lempire romain, ce pays iuX envahi par les barbares, puis par les Sarrasins.

La ville fut constamment du parti des Gibelins. Les Alexandrins y firent [dusieurs incursions; lempereur Frédéric leur ordonna, en 1184^ de respecter cette ville; mais ce fut en vain, de sorte quelle dut faire cause commune avec les marquis de Montferrat et les habitants de Gavatore, Visone, Grognardo, Strevi, etc., pour repousser leurs agresseurs.

En 1278, la ville se donna aux marquis de Montferrat. Leur descendance en ligne masculine s'étant éteinte en i3o5, tous les pays du Monferrat échurent en partage à la famille Paléologue, alliée à la sœur du dernier marquis.

En i3i3, Robert, roi de Naples, s empara de cette ville, et lui fit prêter serment de fidélité. En i339, ^^^^ Paléologue reprit le Monferrat, et en obtint Finvestiture de lempereur Gharles IV en i355. En i4i3, le marquis de Montferrat dut se réfugier à. Venise, tandis que Phihppe Sforce, duc de Milan, occupoit ses états. En 14^49 lempereur Sigismond ayant honoré cette ville de sa présence, confirma en faveur du marquis les investitures données par ses prédécesseurs aux Paléologues. Il fait la description de lancien comté d'Acquesana dans son diplôme. I

En i533, le dernier de la branche mascuhne des Paléologues éta^nt uïort,

23o GHAPITRE I.

il sélev^ uae co&testatîoii entre la &iiiiUe Gonzague et la maifioa de SaToie. L empereur Charies» V^ en 1536, accorda leur t^nccesaîoa à Frëdécîe Goii«* aeaçue, duc de Mantoue, doofc Fépouse était issue dea Paléolog^ea. Eu i€ajj la lig^ne masculine Goozague étast éteinte, la maison de Savoie renouvela ses prétentions, mais^ le Roi de France c^tint de Fempereur d'AUemagne que Ckaries I<^, duc de Ncvers et de Rhetel, d une autre branche de Gonzague, fÙLt nus en possession dn duché de Mantoue et de Momtferrat. Dès lors, ce pays appartint. à cette démise famille jnsquen 1703, époque à laq|uelle une grande partie du MontfiN*vat fut cédée au roi de Sordaigne.

En 1643 €t 1646, Aequi £ut assiégée et prise par les. E^ngnob. En 1649, la reine d'Espagne passa par cette ville arvee Farmée, commandée par le général Caracena.

En 1 702 , Plôlippe V, rm d'Espagne, la traversa avec Farmée pour se rendre à Milan. Dans les guerres du dix-huitième siècle, les armées d'Espagne, d'Allemagne, et de Fnmce, exigjèrent des contrilmtions de cette commune, qui fut plus maltraitée encore dans les campagnes de 1799 et de 1800.

En 1796, Bnonc^rte, eonmandant l'armée française en Italie, ^'arrêta trois jou£s dan» Acqui, pour donner le temps à ses troupes de se porter sur I^aisance €ft Milan.

Alice est située sur une colline très élevée d'oà Fon voit une partie du royaume d'Italie, du département de Marengo, de oelui de Gènes, et les montagnes de l'ancienne Ligurie. La pasoissepossède un rev^iu de 800 francs. Il existe une fondation charitable de 89 francs», à diatrihner aux pauvres d'Alice et de Castel-Rochero.

Le sol est généralement mêlé de tuf ou de plâtre. Son â;endue est de 1,292 hectares environ. Il y a une sMirce d'eau salée etamère dans ce terri* toire. On y fabrique beaucoup de plâtre.

La population est de 1 147 habitants^ en grande partie agriculteur» <m plâtriers.

II est parlé de celite commune dans Facte de fondation de Fabbaye de Spi* gno, en 99 1 , et dans^ le (mvilége accordé en f 1 79 à cette même aUiaye^ par le pape Alexandre III.

En 1 198, les marquis d'Occimia donnèrent cette c<»nmune aux Alexan-

TOPOGRAPHIE. a3i

<lrins; elle fut exposée aux incursions des marquis de Montferrat et dlncisa. Il y avoit un vieux château au milieu de la commune : il a été abattu depuis quelques années.

BiSTAGNO est située sur la rive gauche, au confluent delà Bormida. Cette commune est ceinte de bastions avec six tours et quatre portes, dont deux sont fortifiées suivant Fusage des siècles du moyen âge. Les maisons de ce village étoient autrefois éparses; elles furent réunies, en i253, par les conseils de son seigneur, Tévèque d'Aoqui, dans le but d opposer de la résistance aux incursions des partis qui désoloient les communes de Montferrat. Ce bourg est celui de tout le canton qui présente l'aspect le plus régulier; ses rues sont alignées au cordeau, mais un peu trop étroites.

La paroisse a un revenu de 800 francs; le bureau de bienfaisance un de 67 1 francs^

Il y avoit autrefois un hospioe pour recevoir les pèlerins et donner des secours aux pauvres : les revenus ont été détournés de leur destination.

Le sol est assez fertile, mais il pourroit être mieux cultivé.

Son étendue est de i,83o hectares environ, dont 4^8 en champs, 49 ^u prés, 523 en vignes, io3 en châtaigneraies, 5j en bois taillis, et 612 en friches.

Le commerce consiste dans le trang|)ort que Ion fait à Savone de différents grains qu'on achète à Alexandrie ou au marché d'Acqui, pour être débités dans les pays de lancienne Ligurie; on rapporte en échange de Thuile d'olive, du savon, du poisson salé, des verreries d'Altare, etc. Une grande partie des habitants étant occupés de ce commerce, négligent la culture des terres, sur^tout lorsque le Piémont abonde en grains.

La population est de i363 individus, tous agriculteurs ou muletiers.

11 est fait mention de Bistagno dans Facte de fondation de labbaye de Spigno, en 991, et dans le privilège du pape Alexandre IIÏ, accordé à cette même abbaye, en 1179.

L'empereur Henri II donna cette commune à titre de fîef à Févêché d'Acqui, en 1062. Cette donation fiit confirmée par ses successeurs. L'évêque d'Acqui céda Bistagno au marquis de Montferrat; celui-ci la donna à Jean Rovère à titre de fief, comme il résulte du bref d'Innocent VIII, en date

du 3i janvier 1484 : dès -lors elle partagea le sort de la ville d'Acqui.

En 161 5, le village fut assiégé par le duc de Savoie, qui en fut chassé par

les Espagnols, après cinq jours de blocus et une canonnade contrôle château.

CaSTEL-Rochero est situé sur une colline très élevée. La paroisse a 200 fr.

de revenu.

L'étendue de son territoire est de 6o4 hectares environ. La population est de 406 habitants, presque tous cultivateurs.

MONASTERO est situé sur la rive gauche de la Bormida de Cortemiglia. Sa paroisse a 5oo francs de revenu.

Le sol est assez fertile dans la plaine ; une partie est arrosée par la Bormida. Les collines sont plantées en bois, en châtaigniers, et en vignes. Sa surface est de 1,278 hectares, dont 4^7 en champs, 22 en prés, 79 en vignes, gS en châtaigneraies, 226 en bois, et 4^7 en friches. Il y a dans le territoire de cette commune des indices de charbon fossile et une source d^eau sulfureuse. On remarque une belle filature de cocons et un moulin à scie. La population est de i447 habitants, en grande partie agriculteurs. On sait qu'au commencement du dixième siècle les bénédictins y avoient un couvent, et qu'ils réunirent un nombre considérable d'habitants dispersés dans des hameaux. Ils donnèrent au village le nom de Monastero.

Par le bref du pape Innocent VIII, en 1484» on voit que cette commune fut donnée par le pape Sixte IV à Jean Rovère de la ville de Savone, à titre de fief. Les bénédictins s'étant retirés dans le couvent de Saint-Barthélémy d'Asti, emportèrent les archives de la commune.

MONTABONE est situé sur une colline stérile, fort élevée. Sa paroisse a 35o francs de revenu. Le sol est ingrat, mais à force de travail on est pai> venu à en cultiver plus de la moitié. Sa surface est de 658 hectares environ, dont 79 en champs, 19 en prés, 190 en vignes, 67 en bois taillis et châtaigneraies, et 3 1 3 en friches.

La population est de 674 habitants, presque tous agriculteurs. Il est fait mention de cette commune dans l'acte d'investiture, donnée par Tévêque d'Acqui aux habitants de Casanova en 1 100, sous la condition de défendre le château de Montabone.

En i364, l'empereur Charles IV confirma la donation que lempereur

Henri H avoit faite, en i n6, à Févêque d'Acqui. L'empereur Maximilien, en i5o3, et Charles V, en 1 53 1, confirmèrent de nouveau cette donation.

RiCALDOME est entouré de collines : sa paroisse a 3oo francs de rente. Le bureau de bienfaisance est réduit, par la suspension des monti, à une rente de 68 francs, destinée à donner des secours à domicile. Le sol est peu fertile, excepté dans les vallées. Sa surface est de 826 hectares environ. La population est de 896 habitants, en grande partie agriculteurs.

Il est parlé de cette commune dans les bulles du pape Alexandre III, en l'an II 79 et 1180.

StREVI est composée de deux bourgades ; l'une située sur une petitç colline, à gauche de la Bormida; l'autre au pied de cette même colline, porte le nom de Bourg inférieur.

. ' La paroisse est dotée d'environ 900 francs. Le sol est médiocrement fertile. Son étendue est de 1,690 hectares, dont 708 en champs et jardins, 28 en prés, 928 en vignes, 8 en bois taillis. Les vins muscats y sont renommés. On y voit un moulin à soie et une belle filature de cocons. On se sert de l'eau de la Bormida pour diverses usines et pour l'arrosage des jardins potagers.

Vers le nord-est du village il y a une source d'eau salée.

La population est de i,4^9 habitants, la plupart agriculteurs.

On ne sait rien de positif sur l'origine de ce bourg, si ce n'est qu'il existoit avant 991, puisqu'il en est fait mention dans l'acte de fondation de l'abbaye de Spigno.

En 996 cette commune fut donnée à l'évêché d'Acqui par 1 empereur Othon III. Une convention passée entre Strevi et Acqui, en 1194» [^ortoit que les habitants de Strevi consentoient à dépendre de la ville d'Acqui, et même à envoyer tous les ans des individus pour y habiter, sans toutefois loger plus de dix ensemble dans une même maison.

TëRZO est situé au sommet d'une colline à gauche de la Bormida. L'église paroissiale a 5oo francs de revenu, et le bureau de bienfaisance a 128 francs pour dotation de pauvres filles.

Le sol est fertile et bien cultivé. Sa superficie est de 855 hectares, dont 146 en champs, 1 1 en prés, 491 en vignes, 25 en châtaigneraies, 331 en bois taillis, 149 en friche.

iM CHAPITRE I.

Le» productions sont les mêmes que celles d^4cquî. Il y a deux filatures de ceeons.

La population est de 7 1 2 habitants, presque tous agriculteurs. Teriîoftit donné, en 996, à rtérêchié d'Acqui par Tempereur Othcm. En 1691, lestroQpM autrichiennes brûlèrent le village, après avoir feil con* tribuer la ville d'Acqui.

Les archives périrent dans Tincendie.

CANTOJV DE CASTELETTO D'ORBA.

Le canton de Casteletto d'Orba renferme les torrents dX)rba, de Lemmo, et plusieurs ruisseaux qui y aboutissent. Ses vallées, assez agréables et médiocrement fertiles, sont entourées à Test et^vi sud par les montagnes liguriennes, et de lautre ùôté par des collines couvertes de vignes.

Le sol est planté en vignes, bois taillis, mûriers, ou eultivé en .champs et en prairies. Il produit du froment, dn maïs, des châtaignes, des cocons, et beaucoup de vin ; on en distille une partie quand il est trop bon marché. Le bétail est de quelque ressource pour le pays.

Le climat est tempéré^ lair est s^lubre; les hommes sont robnsleset bien constitués. On y remarque ptusieurs-centenaires.

Il n y a de commerce dans ce pays agricole que celui du transport effectué par des rauletiens qui échangent des vins^ etc., contre d'auu*es 4enrées de la Ligurie et du royaume d'Italie.

Les paysans vont travailler <(kns d'^titt^s départements pendant quelques mois , et rapportent à leurs familles des seeoun , soit en gmins , soit en argent.

La population est de i3,53!2 habitants, la plupart agriculteurs.

Les communes de ce canton ont af^ypartenu antx marquis de Bosco, aux empereurs d'AMemagne, ani Génois, aux Alexandrins, aux marquis de Mtrabello, de Montferrat, de Gavi, aux ducs de Mantoue, à la maison de Savoie , etc. A en jnger par les débris 'de châteaux qtiV>n trouve encore dans ces communes, on est porté à eroire qn^ quelques unes sont très anciennes. Leurs archives ayant été égarées, lors des incursions militaires, on a dû se

borner aux documents tirés des ouvrages de Muratori et de Moriando.

Casteletto d'ORBA est situé sur le penchant d une colline, entre les tor»rents Albedosa et Arbara. On n a pas su tirer tout le parti possible des eaux. Elles pouvoient favoriser letablissemenl; de beaucoup de prairies. Les habi«tants, ne s'occupant que de la culture de la vigne, ne sont pafi en état de lournir aux dépenses qu entraineroit la construction d un canal. Les pix>^ priétaires aisés devroient en faire les avances ^ ils en seroient amplement dédommagés par Tabondance des fourrages que procureroit un ban système d'irrigation.

La paroisse de Saint'-Antoine a 4oo francs, celle de Saint*Laurent Soo francs de revenu. Des capitaux montant à la somme de i,i38 francs, sont affectés à des services de bienfaisance sous le titre de mont-*de»piété. Une œuvre cba«* ritable a été instituée par le prêtre Charles Pastore, en faveur des pauvres filles de cette commune, auxquelles il légua une dot de 90 francs pour chacune. Sur le territoire de Casteletto est une source d eau sulfureuse dite del Paletto, dont quelques habitants se servent pour se purger et pour guérir les maladies cutanées.

La population est de i ,688 habitants, presque tous agricuheurs.

Cette commune appartint pendant long<-temps aux marquis del Bosco. En 1 169, ses habitants se donnèrent aux Alexandrins. En 1 196, une convention fut passée entre les Alexandrins et les marquis de Montferrat, par la* quelle ceux-ci durent être mis en possession de Casteletto d'Orba, en justifiant toutefois par acte au.thentifue ou par témoins, quils en avoient acquis la propriété de Guillaume Parodi.

Les troupes espagnoles s emparèrent de cette oom^mune : on voit encore les armoiries de cette nation sur la porte d entrée du village, côté de Gènes. Les débris du château ia^diquent une ancienne origine. iTfnt détruit dans le seizième siècle, par ordre d'AnU)ine Adomo, doge de Gènes, la princesse Anne Pico de la Mirandola ayant tenté de s'en ^nparer à main aradée.

Les archives de cette commune ayant été détruites, on ne sait à quelle époque elle est passée sous la domination des duc« de Mantoue. \s roi de Sardaigneleutà titre de fief en 1708, de Tempereur d'Autriche, qui en renouvela Tinvestiture en 1 7 1 S.

Casaleggio est situé au nord, sur le penchant dWe colline. Vei's la moitié de son cours, le torrent Gorzente y forme une cascade de i5 mètres de hauteur. Ses eaux s'étant frayé un passage à travers le rocher, se précipitent en bouillonnant, et forment un bassin appelé délie tine. Plus bas existent deux autres bassins du même nom, taillés |)areillementdansle rocher ou les eaux retombent avec fracas. On prend quelquefois d assez gros poissons dans ces petits lacs, mais il est très difficile d y pêcher, parcequ on n y peut plonger sans danger. Dans les montagnes supérieures à ces lacs on trouve des paillettes d or dont une partie est entraînée par les eaux pluviales dans le sable du torrent. Quelques paysans s'occupent du lavage de ce sable, mais avec peu de succès, faute de savoir conserver les petits grains d or, beaucoup plus abondants que les paillettes.

Le sol est généralement stérile. Les rochers sont en grande partie calcaires.

Les productions sont les mêmes que celles deCastelettod'Orba.

La paroisse a 600 francs de rente.

La population est de 465 habitants, presque tous cultivateurs. '

C ARPENETO est situé sur le sommet d une colline. Sa paroisse a un revenu de 467 francs. Le sol est de tuf et d argile.

On n'élève à Carpeneto que peu de vers à soie, mais les cocons sont d une bonne qualité. Les vins y sont assez bons.

La population est de 1,390 habitants, en grande partie agriculteurs.

Il est fiiit mention de cette commune dans lacté de fondation de labbaye de Saint-Quentin de Spigno , en 99 1 . Ses liaKtants firent des alliances en 1^20 1 avec les Alexandrins et les marquis de Gavi. En i2o3, la moitié de ce pays fut cédée aux Alexandrins par les marquis de Montferrat. Mais la guerre se ralluma de nouveau, et cette commune reçut alternativement la loi des uns et des autres en 1272, 1278, et 1291. Les documents, postérieurs ne constatent point l'époque à laquelle ce pays passa définitivement sous les ducs de Mantoue, de Montferrat, de Savoie, etc.

Il y a un château qui paroît fort ancien et dont l'origine est inconnue.

SiLVANO est situé près du torrent Orba, partie sur le penchant d'une colline, et partie dans la plaine. La paroisse de Saint-Pierre a 2,5oo francs de rente, celle de Saint-Sébastien en a 600. Une chapellenie fut instituée le

TOPOGRAPHIE. \ ix'i^

37 septembre 1 63 1 , par Jérôme Adorno ; en 1 648, la dame Magdeleine Adorno la dota de 3oo francs, et le chapelain fut chargé d'enseigner aux enfants à lire et à écrire la langue latine et italienne.

Le sol est fertile dans les vallées arrosées par le torrent la Plota : on y voit dé belles prairies. On y récolte beaucoup de truffes. On trouve de l'or en petite quantité dans fOrbaj deux ou trois habitants seulement s'occupent de cette recherche.

La population de cette commune est de i, 44 4 habitants, en grande partie agriculteurs.

Cette commune étoit, en 1 190, au pouvoir des Alexandrins; elle passa ensuite sous la domination des Génois, qui, en 1225, en donnèrent l'investiture au marquis de Bosco. «

Pendant les guerres entre les Génois et les Alexandrins, le château et une partie du village furent détruits •, on voit encore les débris de ce château, de quatre tours, et d'une bourgade considérable. D'après la tradition du pays il y avoit anciennement sur le sol de la commune une ville très peuplée appelée Rondinana. Les documents concernant cette ville et la commune de Silvano ayant été égarés, on ne peut rien dire de positif sur son origine.

Il y a dans le village un superbe château appartenant à la maison Botta Ardona , de Pavie.

MONTALDEO a une paroisse dont le curé jouit de 890 francs de revenu, et un établissement de bienfaisance doté de 90 francs. On exploite dans ce pays des carrières de pierres de taille et de pierres à chaux. La population est de 667 habitants, la plupart agriculteurs.

En 1271 , Montaldeo fut pris par les Alexandrins; il passa ensuite sous la république de Gênes, puis sous l'empereur d'Allemagne, qui en accorda l'investiture au marquis de Mantoue. En 1 786, la maison de Savoie le reçut à titre de fief impérial des langhes, avec exemption de charges, tant foncières que personnelles : les armoiries impériales existent encore sur une des portes de la commun^. On y voit un beau château appartenant ^ la maison de Georges Doria, de Gênes.

Saint-Christophe est situé sur une colline agréable vers Gàvij sa pa-

roisse a i84 fraacs de revenu ; 8a population est de 696 habitant», en grande partie agriculteui^.

Les notions historiques que Ton a recueillies sur cette commuiie ne re* montent pas au-delà du quinzième siècle, à Tépoque où lempereur ea accorda la jouissance au duc de Mantpue. En 1 786, ce pays fut donné comme le précédent au roi de Sardaigne, à titre de fief impérial des langhes.

On y voit un château très ancien , entouré de fossés et de remparts , avec une belletour d oùlon découvre lePiémontetlesbellesplainesdu royaumed'Italie.

TassâROLO est placé sur une colline près de Novi. La population est de ^7 1 habitants, presque tous agriculteurs. La paroisse est dotée de 600 fraacs.

U résulte de la convention &ite en 1 172 entre les marquis de Gavi et les Alexandrins, que ceux-ci s obligèrent de délivrer cett^ commune et la route d'Alexandrie à Gavi des brigands qui les infestoient, moyennant 1 exemption des péages établis par les seigneurs de Gavi.

La république de Gènes s'étant em|>arée de Tassardo, le donna atix j^exandrias en 1 192, suivant les annales de Schiavina, où Ion voit que les Génois, ne pouvant garder les communes qui leur a[:^>artenoient au-^ielà 4es montagnes, convinrent que les Alexandrins les défendraient contra l^&rs ennemis communs.

En 1324) <ies discussions s'étant élevées entre les Alexandrins et les Génois, Tassarolo fut incendié par les premiers. Au quinzième ^écle, lem* pereur d'Allemagne le céda au duc de Mantoue; en 1736, il fut donné au roi de Sardaigne à titre de fief impérial.

On y voit un château spacieux qui e^ orné y à lest et au sud, de belles colonnes d ordre corinthien. Le salon est décoré de peintures à fresque*

FrAJNCAVILLA est située dans la vallée 4e Lemmo. La population mt de 4i8 habitants ) presque tous agriculteurs* Ce pays est lun de ceux qui, en vertu des préliminaires de paix entre la France et lempire d'Allemagne, furent donnést au roi de Sardaigne, à titre de fief impérial secondaire, en 1736. Sa parois^ a aSo francs de rente^

MorNese a (ine paroisse dont les revenus sont de 5oo francs, et un bureau de bienfaisance, qui est doté d'un capital de 1 28 1 francs, légué, en 1 755, par ]e curé Gazv.

On trouve sur ce territoire quantité de €X>qaillag^es et de corail pétrifié, des cristaux de roche, etc. On exerçoit autrefois à Mornese plusieurs genres! dlndustrie : on a^^oit établi une papeterie sur le Goirento. Il y avoit une verrerie dans le village, une faïencerie, une manufacture de tabacs, uae autre de poudre à canon, et différents métiers à toile de lin et de chanvre. Ces a!?eliers furent ruinés dans les. guerres de 1 664 et de 1 702.

La population se compose de 1,020 habitants, qui sont presque tous cultivateurs.

La moitié delà commune fut donnée au roi de Sardaigne en 1 786, par l'empereur d'Allemagne, à titre de fief impérial secondaire. Il y existe un vieux château mal entretenu. Une route d'Alexandrie à Gènes passoit sràtrefois par cette commune et Voltaggio, mais à peine en aperçoilKm quelques traces; elle devoit être plus commode et plus courte que celle qui passe par NovL

Tagliolo est situé sur une belle colline ; sa paroisse rappoite 600 feancB. Le temtoii^ de cette commune est très étendu veK la Folcevera; il y a des troupeaux considérables de brebis, de vaches, de pc^t^, qui sont d'une grande ressource pour le pays j il y a uuc tannerie et quelques tisserands ; on y iTouve quelques indices de charbon de pierre; on y voit ua beau château, appartenant à la famille Pinelli; on découvre, de ce château, uoci partie 4es déparlements de Marengo, de Gènes, et du royaume dltalie.

La populatioii eèt de 1 4^^ habitants, la plupart agriculteurs.

£n 1210, cettïe commune fut cédée par le marquis de Bosco à la rép«i«blique 4e Gènes-, en i^âS, cello-ci la rendit au niéme marquis, à titre de fief. En 94779 ^^ p^^J^ passa sous la domination des Adomo, lors de la con-fédération que ceu^-ci firent at^ec le marquis de Montferrat, les Carretto, et les ducs de Milan, pour chasser les Génois de toutes les communes qui se trouvoientau-deflà des Apennins, vers la Lcnnbardie. L'empereur d'Allemagne réunit ce pays aux duchés de Montferrat et de Mantoue, après la cession que lui en firent les Génoiç, puis aux états du roi de Sàrdaigne, en 1 786, à titre de fief impérial.

BiSïO est situé dans la vallée de Lemmo-, il n'y a pas de paroisse dans le pays, et les habitants vont à celle de Francavilla. Les productions sont k froment, le méteil, et le maïs; la pc^ulàtion est de 77 habitants, tous colons

24o CHAPITRE I.

de la maison Gouascx) , d'Alexandrie. Cette commune passa sous le roi de Sardaigne en 1 787, à titre de fief impérial.

LermA a une paroisse dotée de 600 francs de revenu. Le bétail est de quelque ressource pour le pays; la population est de i,o85 habitants, en grande partie agriculteurs. En Tan 1 1 84 ^ ce pays fut cédé au marquis de Mirabello, suivant une convention faite à Alexandrie, le 9 avril, entre ce marquis et les Alexandrins. On ne sait pas positivement à quelle époque cette commune passa sous la domination de la Savoie.

Son château est situé sur un rocher très élevé , au-dessous duquel passe le torrent Piota.

Belforte est arrosé par le torrent Stura. Sa paroisse est dotée de 600 francs; sa population est de 566 habitants, tous agriculteurs.

En 1 1 64 , ce pays fiit réuni au Montferrat. Il possède un vieux château appartenant à la marquise de Belforte.

RoggA-GrimALDA est située au levant, sur une colline élevée, au pied de laquelle passe TOrba, Sa paroisse donne un revenu de i5oo francs au curé.

Le sol est médiocrement fertile, et produit beaucoup de vin, dont une partie est distillé.

La population est de 1,941 habitants, agriculteurs. Dans un diplôme de lempereur, accordé en 891 à Tévéché d'Acqui, il est fair mention de cep,e commune: en 1199, elle appartenoit au marquis de Montferrat; ses habi* tants firent plusieurs fois la guerre aux Alexandrins, qui s en emparèrent en 1272. En 1278 ils la rendirent au marquis de Montferrat. En 1292^ elle retourna sous leur domination , en vertu de la convention du 10 juillet de la même année; elle passa ensuite sous la domination de Gênes. En i4i7> le <luc de Milan s empara de Rocca Grimalda, et, en i44^9 î" ^^ donna au mà^[bis de Montferrat. Après lextinction de la famille Paléologue, en 1^33, Charles V, en fit don au duc de Mantoue, et le pays passa sous la domination de Gonzague en i536. En 1627, il fut donné par l'empereur à une autre branche des ducs de Mantoue, c'est-à-dire au duc de Nevers et Réthel ; en 1 707 , l'empereur d'Autriche s'en empara , et cette commune resta sous le gouvernement jusqu'à l'an 1736, époque à laquelle elle fut donnée

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à la maison de Savoie, à titre de fief impérial secondaire. On y voit un beau château de nouvelle construction, et, sur le sommet de la colline attenante au village, les restes d une très ancienne fortification , et les ruines du château de Castel-vero, où se trouve aujourd'hui une chapelle.

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