‹ Statistique des provinces de Savone: d'Oneille, d'Acqui, et de partie de laChapitre 46 sur 88 · TABLEAU DE LA POPULATION PAR ARRONDISSEMENT · texte numérisé non relu

TABLEAU DE LA POPULATION PAR ARRONDISSEMENT

A TROIS ÉPOQUES 1)IFFÉRENTES.

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AB;aosiDJâaEM£irrs.

fT?T

iS9i.

AcqQÎ'.

Port Maurice .

Savotte

Département.

8a,ao7 72^603

iSo^

Acqui

ÇéTa

Port Maurice .

SafroBe

Département.

83,872 5aK8»i 83,o8i

Acqui

Cëva

Port Maurice .

9^¥on9

Four tirer 4es çoxi8^(}uepces justes de ces trois étatis de populati^w , il fcwu |;>ien çonnoître les, époques et les circonstaaçes, L année 1 79,7 qu qu a choisie pourra Liçurie n étoit; pas fevorable. t^e pays étoit occupé déjà depuis plusieujts années pçjr les Firançais : cependant la population différoit peu encore de c? qu elle étç^i^ çn 1 789, parçeqwe ce ne fyt qu'en 1 797 qu'éclata la g^uerre avec \e% Anglais çt le Piéwpnt. AWra l'^rrivéç des apprçvisiQnjjueipepts fut #n-

ivAvéèy et il s*ensamt tiM famine qui cemsa beaucoup d'^toigMtiotls^. fin i ^M^ les malheurs de là gue^e et àe la fiuikHue cessièifent^ ttài^ldâriuiluelic^^^ fit sentir pendant les ahhées mirantes. C'est en iSoS que la popularîétt commença à sé relever de ses perteB-, à è^te é^qi!i?è la guèire narttsmiè tèlidoit À diminuer la popàlatiôn des Villes du tîMàï^, Mais la ^tt^ttlàtioli dés CMUpagn^ prenait uii acctoissëaient dA wa -soins vigitiriÈitt 4le l'^^tei^il^ tration.

L année 1789, choisie poinr là premièt* ^époque du i^eéeil^èid^t dai^ te partie piémontaise, étoit un temps de prospérité*, le roi de Sardaigne étoit en paix avec ses voîaînSi, sas étatsUorissoient, la population devoit VaqcrPÎtre. La seconde époque étoit au contraire très défavorable : une partie de la jeunesse avoit été appelée en Sardaigne pour augmenter les troupes du roi; la guerre s^étoit faite activement dans les montagnes de rApennîn. Le pays avoit été désolé tour^-tour par les conquêtes des armées françaises, par des trôuhles intérieurs, par les malheurs qui suivirent de brillantes campagnes, et par les désordres d une retraite disputée, qui couvrit successivement la crête des Apennins de troupes françaises et autrichiennes. Une famine cruelle et les maladies, suite ordinaire de ce fléau, achevèrent de peser sur les malheureux habitants. La mortalité augmenta dans une progression rapide; les naissances diminuèrent, et Témigration des habitants pauvres vint ajouter encore à tant d autres causes de dépopulation.

La bataille de Marengo, en annonçant d'autres destins à lltalie, ramena insensiblement Tordre et la confiance ; mais le pays se ressentit encore longtemps des maux qu'il avoit éprouvés. Vers 1809 l'équilibre se rétablit, et dans les années suivantes l'accroissement de la population devint si rapide, qu'on auroit peine à l'expliquer si l'on oublioit que le pays rendu à un état de repos ne faisoit que reprendre son ancienne force, réduite, non par la langueur et l'abattement du corps politique, mais par des secousses violentes dont le ravage avoit cessé. Il faut considérer en outre que les vastes travaux qu'on avoit entrepris et en grande partie exécutés répandoient l'aisance dans presque toutes les classes et notamment parmi le peuple. Depuis 1806, trois mille ouvriers étoient constamment employés; les &milles pauvres ont ainsi trouvé des ressources dans leur détresse. Les enfants ont moins souffert, les vieil-

lards ont été plus secourus: de là vient le g^rand nombre des naissances comparé à la mortalité annuelle. Avant que les secours en travaux eussent répandu de Taisent dans ces malheureuses communes, la rareté du numéraire y étoit telle que les marchés s y feisoient par échange. L aisance a encouragé les défrichements et augmenté les revenus, eton sait que chaque pays produit en général le nombre d'hommes qu'il peut nourrir. Telles sont les causes de la prospérité croissante où se trouvoit en 1 809 le département de Montenotte; on en verra la preuve dans la suite de ce chapitre.

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