‹ Statistique du département de la DromeChapitre 125 sur 234 · MONTEL · texte numérisé non relu

MONTEL

Pbopiac.

Nyons.

Goif^OtCBT.

Nyons.

ETAT DE CHACUNE DES MINES ET CARRIERES

Les grains de fer pisiformes sont aboodaos près de Châteauneuf'-du- Rhône, et paraissent y avoir été aecumulés par l'effet d*un lavage naturel des eaux. Ils existent au quartier des Olives, au-dessus de la formation moyenne, répandus à la surface du sol, ou bien cachés à une petite profondeur sous la terre végétale. En faisant des trous d*arbres, on a trouvé une couche de minerai d'un pied d'épaisseur , mais on en ignore l'étendue. Il serait intéressant de faire des recherches dans cette localité.

3** Mines de cuivre.

Au quartier de Combe-d* Amour , sur la limite de cette commune et de celle de Beauvoisin , le terrain marneux renferme une roche pesante , un peu crislalline et d'une grande blancheur , composée de sulfate de baryte, d'une quantité variable de carbonate de magnésie et de très-peu de chaux. On y aperçoit des mouchetures et quelques petites veines de cuivre carbonate vert et bleu, mêlé à de la bletide. Ces Indices de cuivre ntériteraient d'être explorés par quelques fouilles.

4* Mines de plomb.

Entre deux carrières de plâtre , et sur la ligne qui les joint, on voit un rocher cristallin à couches peu distinctes, s'élevant du sein des marne» qui l'enveloppent jusqu'à une certaine hauteur; il est coupé par des filons irréguliers de spath calcaire et de sulfote de baryte, contenant de la galène dissénmnée en nids et en filets peu étendus. Celle-ci a été l'objet d'une tentative d'esploitàtion , il y a environ 50 aiis^ir existe encore, dans la partie supérieure du rocher, des vestiges de vieux travaux, oh il est possible de pénétrer ^ quoique avec ëlAculté. La galerie principale était percée dans le bas à travers les schistes ; maintenant die est entièrement ruinée. Il est vraisemblable que ces fouilles ont été abandonnées à cause de la pauvreté des filons.

ARROIfD,

QOBfMUNES

Ls Bvis*

Suite de

Nyons.

CBAffltMNT.

Die;

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LÉsPftis*

ÉTAT DE CHACUNE DES MINES ET CARRIERES

Au fond d^un ravin, non loin de la f;range de la Jalaye, les marnes sont coupées obliquement par un filon de plomb sulfuré dirigé vers le nord-ouest; le minerai y est aiélé à de la blende, et disséminé dans du spath calcaire. Sa richesse parait assez grande, surtout daos tes endroits ofa la gangue devient ocreuse et argileuse, mais son épaisseur est malheureusement peu considérable, et ne surpasse pas un pied. Ce filon n*a encore été Tobiat d'aucuns travaux de recherche; il est pourtant présumaUe qu*on pourrait en tirer un parti utile. Quant à sa teneur en argent, elle est eitrémement faible, et il n'y aurait aucun avantage à extraire ce deri^ier n^étj^l.

Il existe des filons semblables de plomb sulfuré aux environs de C^àtUlon. Le principal est situé sur le versant occidental de la montagne de Piémare , au pied des escarpeipens qui dominent le hameau du Bois-' d'Jns, commune de Wenglon. Sa largeur varie depuis 60 centimètres jusqu'à un mètre ; sa direction est de Fest^nordrcst à l'oueslirsudtouest. Le minerai s^ montre par filets ou nids irréguliers dans une gangue de calcaire spatbique traversée par des veines ocreuses et sablonneuses. Il a été exploité autrefois, mais il est vraisemblable qu^il a été abandonné, parce qu'il ne donnait que de très-faibles produits.

Il exista des filoM pareils sur le revers nord de la m^m^ montagne, dont Faccès est très*difiQcile , et un autre au quartier de la C/iapitle, Celui-ci, qu'on a essayé ausçi d'exploiter, a 45 centimètres de puissance.

L4 ricbesseï en argent de ces mines est encore moindre qu'au ?uis»

Au sud du bAincaM4u Chuot^ non loin de la Drome, on voit au pied d'un rooher escarpé de vieiix travaux dont la date remonte à plus d'un siècle ; ils avaient été entrepuia pour |'e«ploUation d'une mine de plomb dont les produids étaieni transportés à Baurières, où ils étâllcAt fiuidus«,Toul^ porte à croire que la mine a été abandonnée' p^trct qu'elle était trop pauvre , ou même entièrement épuisée.

COMMERCE £T INmiSTRIE.

COHfiOAGET.

MOHTAITtlBtr;

Nyons.

Pfioriic.

Lb hm.

HOVTMIVI^.

5' Carrières de gypse.

U existe dans oelte commune deux belles masses gypscaises» située»^ Tune tout près du village, et Tautre au quartier de Jcaité. Elles sont de forme irrégulière, eaveleppéeé de tous côtés par des argiles schisteuses jaim4ti!es, sans en être séparées d'une manière nette. Près de la ligne de contact , elles deviennent impures , et se chargent de matières calcaires au point de faire effervescence avec les acides. Le gypse de Condorcet est quelquefois compacte; le plus souvent, c*est un amas de graa ctialaui; unis par un ciment gypseux. Il est «xplcfitÀ depuis très-long-temps. On en extrait chaque atinée environ 1,000 quintaux métriques. Les terrains d'où il est tiré appartiennent à la commune, qui pourrait s'en faire une branche de revenu > mais qui en laisse la jouissance à tous les habitans.

Au sud de Condorcel, sur la rive gauche de l'Eygues, en exploite à Cîdl ouvert des carrières de gypse tout-àiait semblables aux précédentes sous le rapport du gisement ; elles sont situées aux quartiers de la Tuiliêre^ du Figifr et de RâcàMaoe. On en extrait annuellement 3 ou 4,000^ quintaux métriques.

Le gypse de Propiac est exploité à ciel ouvert sur deux points différens. Il est semblable aux précédens , à cela près qu*îl est plus compacte, et quV)n y voit moins de cristaux. On en extrait chaque année un millier de quintaux métriques.

Aa hameau dea FUmhêrm^ au-dessus du ReehtT'Rond, â existe une Biatse de gypse, semblable, pour le gisement et le? carao^èrea minéralogiques, à celle de Propiac , mais d'un volume moins considérable. Elle est exploitée pour la consonmiation locale seulement.

Les carrières de gypse de Montbrun sont situées audessous du hameau- des Gipiires. La masse gypseuee I sur làqaeUe elles, ont étéi ouvertes est irrégulière et eacbée à une petHe frofondeur sous lep marnes crétacées; sa pnîssanee parait être de 4 à 5 mètres au plus; mais elle s'i^nd sur unegrande langueur jusque

ARROND

COMMUNES

Suite de

Nyons.

Etgalate.

Etgalibrs.

Die.

JohgbIerbs.

ROTHAG.

YAVHAyBTi.

ETAT DE CHACUNE DES MINES ET CAERIERE8

LARifAIA.

près de Reîlhanette, parallèlement au Moot-YeDtoax. Cette ligne est indiquée à la surface du sol par des excavations faites de distance en distance pour Textraction, et sur son prolongement se trouvent deux sources minérales abondantes , l'une au nord, l*autre au sud du hameau. Ces exploitations datent d^une époque très-reculée. La principale et la plus ancienne est souterraine ; elle offre un grand nombre de galeries tortueuses et profondes , conduites au hasard, et en grande partie éboulées ou remplies d^eau; les autres, plus récentes, sont à ciel ouvert. Le gypse y est trèsdur et passe quelquefois au calcaire : on ne peut le détacher qu'au moyen de la poudre. On en extrait annuellement A» 000 quintaux métriques.

Sur le bord méridional de la vallée qui conduit d'Eygalaye à Vers , le sol renferme des masses gypseuses cristallines de diverses couleurs , qui sont exploitées par les habitans du pays pour leur usage particulier. L'extraction en est assez difficile à cause d£ la grande épaisseur de l'argile sous laquelle elles sont enfouies.

Au-dessus du village, sur le penchant septentrional de la montagne de Bluyg , et environ à moitié de sa hauteur , on déterre dans les marnes du gypse d*une limpidité parfaite , que les habitans vont exploiter de temps en temps, quand ils ont besoin de plâtre. Il est en filets de quelques millimètres d'épaisseur, ou en blocs détachés de la grosseur de la tète et au-dessus. Tout autour, les argiles ont une couleur ocreuse bien prononcée, qui les Mi apercevoir de loin. Ce gisement est semblable au précédent.

On trouve au quartier de TrescaUtu une carrière de gypse, peu abondante et d'une exploitation difficile.

Il existe aussi des carrières de gypse au quartier de Comhé^Nûire , qui n'ont pas encore été exploitées, et qui mériteraient de l'être.

Il y a dans cette commune de petits filràs irrégollers exploités de temps & autre pour l'usage de la localité s^hlement.

Valence.

Li Bavmb«- GoamixiAirB.

RiAvyiLi.B.

M0NTÉL.^<

CflATBÀPRBUF-

Nyons.

Die.

Yertebol.

GoMBOTIir.

Ls Chaffal n LioiCBL.

Lvs-LA-Caoïx- Havte.

Saiulahs.

Larhagi.

Valence.

11 existe aussi dans Cette commune de petits ûloos irrëguliers que les habitaos exploitent pour leur usage seuleinent.

Les carrières cle Réanviile sont les plus importantes du déparlement; elles occupent habiluellement douze ouvriers 9 et produisent annuellement 15,000 quintaux métriques de plâtre. Elles sont exploitées depuis moins long-temps que celles de Condorcet, mais tout porte à croire qu'elles prendront un grand accroissement.

Il n'y a dans cette commune que de faiUes indices de gypM non exploités.

6** Carrières de marbre*

On trouve des échantillons d*un marbre très-blanc sur le territoire de Venterol, presque au sommet de la montagne de la Lance et sur son revers oriental. Il en existe à Gombovin et dans la vallée de la Lionne, aux environs de Léoncel et à Lus-la-Groix-Haute ; mais ces divers gttes ne sont guère qu'accidentels ; on ne peut compter sur des bancs d'une étendue et d'une pureté suffisantes pour en faire l'objet d'une exploitation suivie.

La carrière de Saillans, au contraire, produit en grande quantité de beaux blocs d'un marbre gris veiné, dont l'exploitation paraît devoir donner de bons résultats.

iV. B, Gf tte dernière obierration tor la carrière de Saillans n'est pat de M. Gras.

7* Carrières de kaolin.

On nomme ainsi la substance avec laquelle on . fabrique la porcelaine.

Il en existp une carrière à Larnage, sur les hauteurs qui dominent à l'ouest le village. C'est le résultat de la décomposition d'un amas considérable de feldspath, qui remplace le granit dans cette localité. La décomposition n'étant pas parvenue jusqu'au centre de tous les cristaux , on y trouve souvent une espèce de noyau de feldspath vitreuit , que les ouvriers jellent après

csAPmiE y.

Bas

ARItONI).

GOBIMUIfBS*

Suile de

Valence.,

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DiË,

ShM*

KTAT DE CHACUIfl DBS IflNBS BT CARRIBRES.

l'avoir dépouillé de la partie argileuse qui Tentoure. L'extraction a Keu au moyen de puits qui ne sont point boisés 9 et que Ton continue à approfondir fusqu'à ce qu'un éboulemenl vienne les combler; après quoi, Ton recommence sur un autre point. Le mouvement des terres étant assez lent et précédé de signes , les exploitans ont le temps de se retirer; cette méthode n'en est pas moins fort dangereuse. Le gîte parait très-puissant, car les puits atteignent de 30 à 35 pieds de profondeur; l'un d'eux a traversé plusieurs bancs de feldspath en roche , épais de quelques décimètres , au-dessous desquels on a retrouvé le Laolin.

Les manipulations qu^on fait subir à cette matière , après son extraction , sont très-simples : après l'avoir laissé sécher pendapt quelque temps à l'air, on la frappe légèrement au moyen de masses en bois, de manière à séparer les joyaux feldspathiques sans les briser. La matière, ainsi 4ésagrégée, est criblée, , puis pas^éç au tamis sana être triée. Impartie la plus fine est assez pure; on l'exporte au loin pour être employée surtout à la fabrication des briques réfrtctaires. Les pi:incipaux débouches sont Sainl-Etienne, Lyon , le département de l'Isère. On peut estimer le pi:oduit annuel de l'es^ploitation à 3 ou /^OOi^qumlaux métriques 9 qui sont vendus sur place 1 fr. 50 cent, le quintaU

Cette carrière n^a pas toute importance (pie semibleraient devofr lui assurer la beauté du gite et le voisinage du Rhône. Si le kaolin était trié avec soin , ses usages deviendraient plus étendus» il pourrait aliinenter de nombreuses manufactures de porcelaine.

8** Sable pour la verrerie.

Il y a dans cette commune de beaux sablas qui ont été pendant lopg-teiops exploités pour la verrerie de Tréminis, département de l'Isère, mais ils restent sans emploi depuis que cette verrerie n'est plus en activité.

On trouvç 4fK||i la forêt de Saou des sables blancs 4e,9i^e n^jlqve, c|iii m'ont jamais été exploités»

ARROND

MONTKL.

Nyons.

Die.

Montél/ Nyons.

COMMUNES

DlEt-tB-FIT.

Mtovs.

DlEU-LR-FlT.

Nyohs.

ETAT DE CHACUNE DES MINES ET CARRIERES

n existe aussi dans la commune de Dieti-le-fit des sables blaoes propres à la fabiicatioii de la verrerie, qui n*ont jamais été exploités.

9* Argile^ pyrtteuses^

Il existe dans cette comniuiie des argiles pyritQosês abondantes I non exploitées.

Idem,

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