‹ Statistique du département de la DromeChapitre 158 sur 234 · ET CL . PRIMA · texte numérisé non relu

ET CL . PRIMA

NVS GENER

PONENDVIVÎ

CVRAVERVNT

ET SVB ASCIA

PEDICAVERVNT

Aux Dieux Mânes et à Téteroel repos de Segudia Maximiila. Sa fille Frontia M ardaoe et son gendre Clau^îus P^imanij^s pnt pris soin de placer pe mon^jiipept^ et de le dédier

sub asciâ.

La figure de Yasciç. est gravée entre les deux sigles , jet Jles caractère^ 4& riiiscrîptîon sont d^une e^ écut^n parfaite. * '

Claude-François Achard, médecin, né à Marseille ea 4758 et mort eu 1 809 , était fils de Joseph Achard, d^ Aouste. Il fut secrétaire de Tacadémie et bibliothécaire de la vijle de Marseille. Il est auteur 1*" du J^ictionnaire de la Proi^ence et du Comtat- Vençdssin , in-4** , 1 787 ; 2® de la jDescnption historique y géographique et topographiqijLe de la Provence et du Comtat" p^enaissiriy in-4°, ibid.f 3** du T<^bleau de Marseille , 1 vol. in-8**; 4* du Bulletin des sociétés sa^^antes de Mar;$eille et du, midi^ 1 802 ; 5* et du Cours élémentaire de bibliographie y ou la Science du bibliothécaire y 3 vol. in-S**.

AUBAN ( SAINT-). — Cest une commune du canton du Buis, sur le chemin de cette ville à Orpien^e par Montauban , et sur celui de Ny ons à Sisteron par la Rochette et Séderon. Le village est sur la rive gauche de

DESCiRIPTION I^ÊB dÔHMUNES^ 427

rOuvéze ; il est bâti sur tin rocher fort élevé et d^un difficile accès. On y voyait autrefois un château-fort , ce qui lui fit donner le nom de Castrum Sancti Albaniy sous lequel il est indiqué dans les anciens titres.

Il existait aussi un monastère au quartier de Saint-Pierre y et dans celui du Palais un autre château plus moderne qu^habitaient les anciens seigneurs. On donne encore le nom àe Palais à la maison de campagne que M. Delachau fit élever, il y a 70 ans, sur les ruines de Tancienne.

On voit , dans une des terres de cette campagne , une source dont le jet perpendiculaire ressemble assez à un puits artésien , et d^où sortent continuellement des débris de coquillages.

La combe que Ton suit en allant de Saint-Auban à la Rochette est remarquable par les cascades et les gouffires profonds que forment , dans le ruisseau de Charasse ou de Gresse, àes rochers éboulés en 1315. On distingue dans cette combe les vestiges d^une ancienne route qui , dans le moyen âge , conduisait vraisemblablement du Buis à Mévouillon.

Enfin , il existe sur le territoire de cette commune une caverne appelée le trou de rOurs^ dont personne encore n^a osé parcourir tous les détours et la profondeur.

Saint-Auban est la patrie de François -Hector d^ Albert de Rions, chef d^escadre de la marine française. Il se distingua dans la guerre de Tindépendance de TAmérique du nord , prit plusieurs bàtimens aux Anglais, et obtint des éloges mérités par sa conduite dans des circonstances difficiles. Il émigra, fit la campagne de 1792 sur le Rhin , dans un corps formé d^officiers de marine, et se retira ensuite en Dalmatie. Rentré en France sous le consulat, il vint finir ses jours à Saint-Auban, où il mourut le 3 octobre 1802 : il était né en 1728.

AÛBRES (arbores). — Cest xme commune de 347 individus, dans la gorge des Pilles , à 3 kilomètres au-dessus de Nyons. Le village est sur une éminedce , au pied de laquelle passe la route des Alpes. Il présente cette particularité qu^avant la révolution il faisait partie du Dauphiné et du Comtat-Venaissin. Cétait un fief avec haute, moyenne et basse justice, dan^ la mouvance du roi et du pape. Il dépendait , pour la partie du Dauphiné , du baiHiage des Baronnies, de Félection de Montélimar, du parlement et de Tintendance de Grenoble, tandis que, pour la partie du Comtat, il

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ressortissait de la judicatare de Vjalréas et de la vice-légatioa d'^Avignoii. Cest pour cela que Tabbé d'^Expilli lai a consacré deux artides distincts dans ^on Dictionnaire de la France et des Gaules.

BAUME-CORNILLIANE (la). — Ce village appartient au canton de Chabeuil ; il est situé sur une montagne que domine la chaîne beaucoup plus élevée des montagnes de la Raye , entre Barcelonne et Ourches , presque en face de Montmeyran. La population totale est de 560 individus. On y jouit de la vue la plus riche et la plus variée : c^est un admirable /^o/ioroma.

La position de la Baume , son accès difficile , la possibilité de se réfugier dans les montagnes du levant , en firent , pendant la persécution religieuse , le refuge d^abord des Vaudois et plus tard des protestans. La population est encore aujourd'hui presque entièrement protestante. On voit dans Tintérieur du village les ruines du temple , qui fut détruit après la révocation de Tédit de Nantes. Depuis une quinzaine d'années , on en a construit un autre au bas du village, isolé de toute habitation. Les prote3tans y ont fait transporter la cloche du temple détruit, qu'ils avaiept tenue cachée jusqu'à la révolution de 1 789 7 cUc porte l'inscription suivante :

CETTE CLOCHE A ESTE FAITE ET PAYÊE PAR CEVLX DE LA RELIGION REFORMEE A LA BEAVLME CORNILLIANE

AlflfÉE PB 4647*

La famille de M. le comte Berenger, conseiller d'état , membre de la chambre des pairs , est originaire de la Baume-Cornilliane.

BEAUFOJlTp — C'est un village du canton (de Crest (Nord) , à 12 kilomètres nord-est de cette ville ; il est sur une éminence au bas de laquelle coule la rivière de Gervanne. Abrité par les montagnes qui ferment la vallée au levant, au nord et au couchant, le climat en est doux et tempéré. Les productions principales sont le vin et surtout la soie : elle est d'une qualité supérieure qui la fait toujours payer quelque chose de plus que celle des communes voisines.

Cette vallée est remarquable par la variété des sites : ses montages couvertes de boi3 , les cascades que forme sur plusieurs points }a rivière de

DESCRIPTION DfS COfllMUNES. 429

Genranne y les belles eaux des FontaighéuK qui fo^i mouVotif de Qombreux ai^tifices, la rendent pittoresque et riabte^

La population , qui est de 407 individus et en gt^àtide partie protestante , est aetivBi, liaborieœe et dans^ i^aisimoe.

Levilkige était dominé dans le moyen àgè pat* un donjon dont il ne reste pkis que des vestiges* On y voit âussî'les rdirïës d'un ancien monastè^é , dans la$ décMMttbrèB duquel on a titmvéun fragment de eolotine> avec ce reâte d'kucription : '

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