‹ Statistique du département de la DromeChapitre 187 sur 234 · C . IVL . VERVS · texte numérisé non relu

C . IVL . VERVS

MAXIMINVS . P . F AVG . GERM . SARM .

DAC . MAXI • ET . C IVS . VERVS .

MAXIMVS NOBILISS.

CAES.

A Tempereur César Caîus Julius Yerus lUtaximus, pieux, heureux , auguste > €00906* rant de la Germanie, de la Sarmatie, de la Dacie, très-illustre, très-juste, très-vrai) ^èff-grand, très-noble César, souverain pontife. IIIXX (17).

On remarque aussi parmi les objets d^antiquité rassemblés par feu M. de Sucy , et qui sont maintenant au pouvoir de ses beaux-frères^ MM. de Bressac et de Chièze, Fautel taurobolique qui fut trouvé à Châteauneuf-d^Isère, en .1786, dans la cour de la maison de campagne de M. RoUaBd-Fromentière. Il y a sur la face principale un bucrâne presque effisicé , comme sur Tautcl de Tain , sur un autre côté un cône de pin entre un préféricule , une paterc à manche , un gâteau sacré et le bonnet d^Atys. La troisième face est Ôrnee d^ua crâne de bélier , entre un aspersoir et un pedum / sur la quatrième face est le rameau du dendrophore.

Il porte rinscription suivante :

M . D . M . I . TAVROBOL DENDROPHOR VAL

SVA PF

Matri Deurrij magnœ Ideœ ^ taurobolium dendrophorus Valeniininus sud pecunidfecit.

Le deodrophore de Valence a fait à ses frais un taurobole en l'honneur de la mère des Dieux 9 la grande déesse du mont Ida.

On voit encore parmi les objets d^antiquité recueillis par M. de Sucy, dans le jardin de la maison paternelle , ce fragment dMnscription :

MORIAE AE

NAELFIRMI

AXSIMI M FIR

VALERIANV

TRIINCOM

ABILI

Memorice œternœ Lucii Fîrmiani Maxsimî. Marcus Firmîanus VàUrîanus^ fratri incomparahili.

A la mémoire éternelle de Lucius Firmianus Maximus, ce frère incomparable , Marcus Firmianus Yalerianus a élevé ce monument.

Il y existe aussi un superbe chapiteau en marbre , d'ordre ionique , élevé à la ville de Vienne ; la volute est formée par les enroulemens de deux énormes dragons qui s'élancent autour de deux trépieds, dont un est surmonté d'une figure d'Apollon, vers laquelle se dressent les têtes des deux serpens. M. Millin a pensé que ce chapiteau venait d'un temple consacré au dieu des arts.

On trouve encore à Valence trois monumens qui datent de la renaissance des arts , et paraissent être Fouvrage de ces artistes italiens qui vinrent en France à la suite des armées de François T' : ce sont la façade de la maison de MM. Aurel, l'escalier intérieur de celle de M."* Dupré-Latour et le pendentif.

La façade de la première est enrichie de sculptures et oruée d'une grande quantité de bustes et de statues d'un travail parfait.

L^escalier de la seconde est également orné de sculptures et de quelques statues y avec des bas-reliefs d^une très-habile exécution.

Uune porte le millésime de 1531 et Fautre celui de 1539.

Le troisième de ces monumens est ce petit bâtiment carré, dont les quatre faces sont vermiculées et historiées, qu^on voit dans Fancien cloître de Féglise Saint- Apollinaire. Chacun des quatre angles est occupé par une jolie colonne dWdre corinthien. La clef qui est au mih'eu du cintre de chaciuie des quatre ouvertures , est ornée d^une tête et d'une armoirie. Cest le premier pendentif qui ait été construit en France, ce qui fit donner à ce genre de construction, dont celle-ci est le type, le nom générique de pendentif iie Valence. Cétaît un oratoire funéraire dans le souterrain duquel étaient déposées les tombes de MM. de Mistral, famille parlementaire fort ancienne, maintenant éteinte.

M. Millin avait attribué ce mausolée à la famille de Marcieu ; mais en rapprochant les armes de sinople au chevron d'or , chargé de trois trèfles d'azur, qui y sont peintes et gravées, avec le nobiliaire du Dauphinè, je reconnus , pour la première fois eq 1817, que c'était à MM. de Mistral quY? fallait l'attribuer , et je rétablis sa véritable origine dans la première édition de cet ouvrage.

L'espèce de profanation à laquelle ce monument était livré depuis longues années , et qui excita si vivement et si justement les observations critiques de M. Millin , a cessé : une ordonnance royale du 3 juillet 1832 en a autorisé l'acquisition aux frais de la \îlle. Il faut maintenant le restaurer et lui donner une affectation particulière d'utilité publique.

L'église de Valence remonté aux premiers temps de Fétablissement du christianisme dans les Gaules. Elle fut fondée, vers l'an 242, par ces trois disciples de Saint Irénée, évêque de Lyon, Félix, Fortunat et Achîlléc, que Cornélius, général de Fempereur Caracalla, y fit mourir; de là elle est considérée comme une de ces églises qu'on nommait autrefois apostoliques.

Dans la longue suite de ses évêques il cri est de célèbres , tels que Jean de Montluc , non moins connu comme homme d'état et comme prélat d'un profond savoir et d'une grande éloquence , que par sa tolérance pour les doctrines du protestantisme. Il en est aussi de fameux, tels que le chancelier Duprat , qui fonda la vénalité des charges , sacrifia à la cour de Rome la

^ESCRIX^TION I>£S COMMUNES. 625

pragmatique de SaÎDt' Louis , et fit consacrer la désastreuse maxime féodale quV/i France il ri y wait point de terre sans seigneur. Il en est enfin plusieurs que Féglise reconnaît pour saints , tels que Saint Emilien , qui assista , en 374 , au premier. concile de Valence , et Saint Apollinaire, qui vivait en 480^ et qui est devenu le patron de Téglise cathédrale. Son tombeau fut d^abord dans Féglise de Saint-Pierre du Bourg ; on le transféra ensuite dans Féglise de Saint-Etienne , qui occupait Femplacement où est maintenant le corpsde-garde de la place des Clercs , et enfin dans la cathédrale actuelle , alor^ dédiée à Saint Corneille et à Saint Cyprien. X^e pape Urbain II la consacra le 5 août i095 , lorsqu^â se rendit au concile de Clermont, où fut résolue la première croisade. Riea n^indique à quelle époque cette église quitta son ancien nom pour prendre celui de ScUnt^ApolUnaire. Sa consécration par Urbain II est mieux constatée f elle résulte de Finscription suivante, qui n^ se voit plus dans Féglise, mais qui a été conservée par M. de Catellan, dans ses Antiquités de VEgUse de Valence :-

ANNO AB INCARNATIOPÏE DOMINI MlLLESIMO NONAGËSIMÔ QVINTa ( Ce dernier mot presque effacé ) INDICTIONE SECVNDA NONIS AVGVSTI VRBANVS PAPA SECVNDVS CVM DVODECIM EPISCOPIS IN HONOREM BEAT^ MARIiE VIRGINIS ET SANCTORVM MARTYRVM CORNELII ET CYPRIANI HANC ECCLESIAJM DEDICAVIT

. L'an de Notre Seigneur mil quatre-vingt-quinze 9 indictîon seconde 9 et le cinquième du mois d'août 9 le pape Urbain II ,. assisté de douze évèques» dédia cette église à rhonneur de la bienheureuse Tierge Uarie, et? des saints martyrs Corneille et Cyprien.

U s^est tenu à Valence cinq conciks, en* 374, 585, 855^^, 1400 et 1248. Les premiers ont eu lieu dans Téglise de Saint^ftau.

En 890 , Louis ^ fils^de Boson , y fut proelaïaé et couronné roi de Bourgogne, par un nombre asa^E cousidérabk de prébts qu^ avait rémois Ermengarde , sa mère.

Lors du démembrement de ce royaume, Valence devint, sous le région féodal, un fief soumis à Tévêque, et lé chef^lîeu du comté d6 Vâlentinois. Elle eut singulièrement à soufirir des guerres que se firent sans cesse les comtes et les évéques* En. 1229 , la population, tout entière se révolta contre^

Tévêque, Guillaume de Savoie; mais le gouvernement populaire cju"*elle organisa , sous le titre de confrérie , fut de courte durée. Il parait pourtant que Valence parvint à recouvrer quelque ombre d^indépendance au moyen de la charte d^afl[ranchissement qu^elIe obtint des évèques en 1331.

En 1450 9 elle se plaça sous la protection de LoUis XI. Il la maintint dans ses anciens privilèges , et déclara que ses habitans jouiraient en outre de tous bons usages j coutumes et libertés y dont jouissaient ceux de sa province de Dauphiné.

Cette ville, dont les habitans embrassèrent des premiers la réforme,' souJBBrit beaucoup aussi des troubles religieux du XVI"* siècle.

En 1563, elle devint le siège du conseil politique qui gouverna Fespèce de république dont les protestans firent un moment Fessai en Dauphiné. Elle était alors fort importante, tant par son commerce et son industrie, que par sa population ; mais la révocation de Fédit de Nantes lui porta un coup funeste.

JLes états particuliers de la province s^ sont réunis plusieurs fois , notamnii^t en 1611 : les consuls de la ville y avaient une place marquée.

Ava^t la suppression des ordres religieux, elle renfermait divers monastères et une collégiale, reste de Fabbaye supprimée de Saint-Ruf : fondée à Avignon ^n 1 038 , elle fut transférée à Valence en 1 1 58 , à File de FEparvière. Le chapitre était nombreux et bien doté, les bâtimens étaient vastes et richement décorés; mais forcés de se réfugier dans la ville pendant les guerres religieuses , les chanoines abandonnèrent cette retraite ; les bâtimens furent détruits , et une maison d^exploitation rurale s'éleva sur leurs ruines. On y voit encore quelques vestiges de Fancien monastère.

Valence est entourée de murailles flanquées de tours et percées de plusieurs portes. Elle a deux corps de casernes et une citadelle mal fortifiée , dont François I^ vint jeter les fondemens en 1530 , lorsque Charles-Quint opéra un débarquement à Mar^eifle. L'hôtel du Gowternement^ qu'on voit dans Fenceinte de la citadelle, date de la régence. Le .logeaient du lieutenant de roi fut construit quelques années seulement avant la révolution.

Pie VI habita cet ancien hôtel du Gouvernement, aujourd'hui si dégradé, pendant sa captivité de 1799. Le jardin, en forme; de terrasse , domine une partie de Ja ville et la vallée du Rhône. Le point de rue en est magnifique ;

aussi dif-od que Pie VI s'écria , en paraissant pour la première fois sur cette terrasse : Oh che hetla vista ! Il mourut dans cet hôtel le 29 août de cette même année 1799, âgé de 82 ans (1).

11 existe dans Téglise cathédrale un monument en marbre blanc , élevé en 1811 , par ordre et aux frais du gouvemement impérial , à la mémoire de ce pontife , dont il renferme le cœur et les entrailles \ c^est un cénotaphe surmonté d'^un buste. Le cénotaphe est orné de bas-reliefs représentant ,

(1) Yoîoi l'acte civil de son décès :

Aujourd'hui douze finctidor an sept de la république française, à l'heure de trois après midi y. par-devant moi Jean-Louis Gha\iveau, administrateur municipal do la commune ^ de Valence , élu pour rédiger les actes destinés à constater les naissances , mariages et décès des citoyens, est comparu M. Joseph Spîna, archevêque de Corinthe^ lequel, accompagné de M. Jean Puis Ramera, prêtre, âgé de quarante ans environ , et de M. Jérôme Fantiny, aussi prêtre, et de M. Caracciola, dont le prénom est Innfco, prélat âgé aussi d'environ quarante ans, et ledit Fantiny âgé de soixante-quatre ans, tous les quatre demeurant à Valence , dans la maison dépendante de la citadelle , et attachés au décédé ci-après, m'a déclaré que Jean^Ange Braschj^ Pie VI, pontife de Rome, est décédé ceiourdluii, à une heure vingt-cinq minute» du matin, dans ladite maison , âgé de quatre-vingt-un ans huit mois et deux jours. D'après cette déclaration, certifiée véritable par le déclarant et les témoins, je me suis de suite transporté en ladite maison d'habitation, accompagné des membres composant l'administration centrale et le commissaire du directoire exécutif près d'elle, ainsi que de deux membres de l'administration municipale) y étant, nous dits officier public et administrateurs ci-dessus avons fait appeler les citoyens Duvaure, officier de santé , et Vidal père , officier de santé en chef de l'hospice mîTitaire de cette commune, lesquels, après avoir fait l'examen du corps dudit Braschy, Pfe VI, nous ont confirmé son décès. De tout quoi j'iai rédigé acte, en présence du commandant de la place et du juge de paix de ce canton, que j'ai signé avec eux, les membres desdites autorités constituées, lesdits officiers de santé, le déclarant et les témoins; le citoyen Doux, secrétaire de la commune, écrivant.;— Valence, en la maison commune, les jour, mois et an que dessus. — Signé Spira, archevêque de Corinthe; Innico Riego Giraccioli; Dalt, administrateur du département; abate Rimbii; Detdieb, administrateur du département; Giilljlbd, président municipal; Boviaoïf, administrateur du département; Algoud, administrateur du département; B&osset, commissaire du directoire près l'administration centrale; Gastoud, secrétaire général ; RECHAaD, commissaire du directoire exécutif près la commune; Mibmiluod, commandant de la place de Valence; Goi.ombibz atné^ juge de paix; VniL, major; Duvaueb; CaAvvBi?^ officier public; Doux, secrétaire,.

628 ' iCflAPITUS VL

xl^une part^ la Religion et TEspérance , et de Taulre Pie ¥1 dans ses habits pontificau^i; ils ont été exécutés à Rome : le Buste est de Canoya^ ^t le cénotaphe de Maximilien.

Le corps de Pie VI , embaumé , avak d^abord -été placé dans le cimetière de Valence , dans un caveau qu^on creusa à cet eftet ; on Pavait surmonté à\m mausolée; mais le corps fut ensuite rendu au pape Pie Vil , et traqsporté à Rome par les soins de M. le cardinal Spina , archevêque de Gènes. La ville de Valence réclama , depuis , le coeur et les entrailles du pontife ; on les lui envoya de Rome, et ils reposèrent dans une chapdle ardente de Téglise Saint-Apollinaire, jusqu^à Térection du monument élevé dans cette même église à la mémoire de Pie VL La consécration en a été faite avec beaucoup de solennité, le 25 octobre 1811, par M. le cardinal Spina, assisté de MM. Bécherel, évêque de Valence, et Périer, évêque d'Avignon.

M. Béohere;! fit placer sur le monument Tinscription suivante :

Sancta . Pu Sexti redbunt Pr^gordia Gallis :

Rom A TBNBT CORPUS ;

NOMKN UBIQUE SONAT

VALENTIiE OBIIT 29 AUG ^ AN 1799.

Les entrailles saintes de Pie VI sont rendues aux Français ; Rome possède son corps ; ton nom retentit en tous lieux. Il est mort à Valence y le 29 août 1799.

On admire dans Téglise cathédrale un Saint Sébastien y que les uns attribuait au Corrège et les autres au Carache ; il est digne de ces grands maîtres.

On remarque à Valence Tun des premiers et des plus beaux ponts en fil de fer qui aient été construits sur le Rhône , le palais de justice , le nouveau séminaire converti en caserne, la salle de spectacle (1) et la terrasse de rhôtel de la préfecture, en face de laquelle on voit, de Tautre côté du fleu^ve,

(i) La pose de la première pierre du palais de justice a eu Ueu le 15 juin 1824; celle du séminaire le 1" juin de la même année, et celle de la salle de spectacle le 8 sep<tembre 1827. L^ordonnance rojrale qui a converti le grand séminaire en caserne est du 23 août 183^

Id montagne Jkt les rutœs dé TaDcien chàtaati'dë GrussoL On y i^emarque jencore la proiti6nade . du Champ^-de^Mûrs : c^est une esplâniade carrée et plantée d'arbres, qm domine le Rhône et les pifaines qui le bordent, et du point de vue -de laquelle: se déTOlojipe dé la manière la pins étendue et la plus variée le beau paysagerqùe présente cette partie intéressante delà vallée^ Cette promenade date de rannée 1773. ..

Napoléon habita Vdence à son début 4ans larcarrière militaire^: en 1785, 4 786 et 1 794 . Il occupait ime modeste tiliainbre dans la maison qui appartient aujourd'hui à M» Fiéron^ avoué , et ils^e^ constamment rappelé avec intérêt son séjour dans cette ville (1)* .

Cest la patrie de Laurent Joubert , savant médecin , auteur de plusieurs ouvrages , tant en français qu^en latin , mort en 1 582 ;

Du médecin Jean Perreau, qui a traduit du grec en latin les Mois Mtiques^ en 1530}

De Laurent-Bartfaélemi de Bressac , habile prédicateur, n^t en 4630;

iA—ki

(1] Voici une anecdote que rapporte à ce suiet H. de Beausaet^ préfet du palais impérial, dans le 4** volume de ses MimolrM :

c A Ërfurt , le 7 octobre 1808 , l'emp^rewr dj^nt à sa table Vempereiir de Russie et tous les souverains de la confédération du Rhio^ il fut question de la bulle d'or, qui, jusqu'à l'établissement de la confédération du Rhin, avait servi de constitution et de règlement pour l'élection des empereurs , le nombre et la qualité des électeurs, etc. Le prince primat entra dans quelques détails sur cette bulle d*or, qu'il disait ' avoir été faite en 1A09. li'empereur Napolëbn lui fît observer quela date qu^il assignait à la bulle d'or n'était pas exadte(^ et quelle, fut proclamée en 13^, sons le règne de l'empereur Cbarles IV. — Glest vrai, sire, répondit le prince primat, je me trompais; mais comment se fait-il que Votre Majesté sache si bien ces cfaoses-là? — Quand J*étais

simple lieutenant en second d'artillerie A ce début, il y eut, de la part des augustes

convives , un mouvement d'intérêt très-marqué. Il reprit en souriant : Quand j'avais l'honneur d'être simple lieutenant en second d'artillerie , je restai trois années en garnison à Valence. J^aimais peu le monde et vivais très-retiré. Un heureux hasard

m'avait logé près d'un libraire instruit et des plus complaisans {*). J'ai lu et relu

sa bibliothèque pendant ces trois années de garnison, et n'ai rien oublié, même des matières qui n'avaient aucun rapport avec mon état. La nature» d'ailleurs, m'avait doué de la mémoire des chiffres : il m'arrive très-souvent, avec mes ministres, de leur citer le détail et l'ensemble numérique de leurs comptes les plus anciens.. ««.«. • (•) M. AureL

639 CHAPITRE Vt.

• De Baltfaazeuh Boro, qui'fiit d^abord seoiselaii^ de d^Urfe, et acheta après la mort de cekii-^ le roman à^Astrée^ dont rafateur a^àvait terminé que les quatre premières parties. Il le publia en 1647, 5 volumes in-^"*, fut reçu à Facadémîe française, et nommé chancelier de ruoiversité de MontpeUier, où il mounàt en 1 650. On a encore de lui un grfind nombre de pastorales, tragé* dies, poèmes et odes, en Thonneur du cardinal de Richdi^iy 4637, in-4**.

Du jésiiite Pierre^ Just Sautel, poète latin^ né en 4613, mort à Toumon en 1 662. Il a laissé : Dw. Màgdalenœ ignei sacri^ Lyon , 1 656 , inr-1 2 ; Lusus poetici allegùriçiy ibid., 4656 et 1667, ia-12, réimprimé avec les poésies de Madelenet, Paris, 1725 et 1752, in-12, et tradiût en français par Coupé, dans les Soirées littéraires y tome XII^ ^imM sacerpoeiicuSyelc.y Lyon^1665^ in-16, et Paris, 1675 , iii-8% .. . i

DtAndré Strret,. auteur de V Histoire des.Sfi^ans de Besse^ mott en 172f f

De Simon-Antoine-François-Marie de Sucy, né le 19 juin 1764, antiquaire dislio^é^.niembre de Finstitut d^Égypte ^t ordonnateur en chef de Tarmée d'Orient, massacré à Augusta^ en Sicile, le 6 pluviôse an VU (25 janvi^ 479,9). Cétait un ami particulier de Napoléon : il fît. avec loi les campagnes dltalie , comme ordonnateur ; il te suivit dans Texpédîtioa d^Égypte, et Bonaparte rendant compte au directoire de la république française , par un message daté du Caire le 6 thfermîdor an VI ( 24 juillet 1798), àts opérations de Farmée^ s^exprimé ainsi sur Tordonnateur en chef Sucy : « Il s^était embarqué sur notre flottille du Nil, pour être à portée de >» nous faire passer des vivres du Delta. Voyant que je redoublais de marche, » et désirant être à mes côtés le . jour de la bataille , il se jeta dans une » dialoupe canonnière, et mal gré, les périls qu^il avait à courir, il se sépara i> de la flottille. Sa chaloupe échoua. Il fut assailli par une grande quantité )> d^ennemis. Il' montra le plus grand courage. Blessé très-dangereusement )) au bras ^fl parvint, par son exemple, à ranimer Féquipage, et à tirer la )> chaloupe du mauvais pas où elle s^était engagée, d

Le 2 nivôse an VII (22 décembre *798), il sVmbarqua à Alexandrie, pour revenir en France, avec son secrétaire Mazelier et soixante et dix-huit blessés. Le 17 nivôse, après une traversée orageuse, le bâtiment aborda à AUgusta, en Sicile. On le mît en quarantaine. La cour de Palerme, informée de son arrivée , ordonna qu^on s'emparât des trésors qu'elle supposait que

Sucy rapportait d'Egypte au gouvernement français ; elle fit plus, elle excita , dit-on, la multitude contre nos malheureux compatriotes : le peuple en fureur se peu* ta au lazaret^ et le 6 pluviôse, Sucy, son secrétaire, huit officiers et tous les militaires malades , furent massacrés et mis en pièces.

Dé Jean-Etiehné Championnet, né en 1762, fils naturel de M. Grand, maître de poste et conseiller à Félection , qui , depuis , épousa la, mère. On rappela Championnet^ du nom d'un quartier du territoire de Valence, où M. Grand avait beaucoup de propriétés. Il fut soldat à Tâge de 14 ans, et assista au siège de Gibraltar , eh qualité de volontaire dans le régiment de Bretagne. Les premières guerres de la révolution lui fournirent Toccasion de signaler sa bravoure de la manière la plus éclatante , et il mérita d^être élevé aux premiers grades. Il décida, en MQ^^ le succès de la journée de Fleurus^ où il commandait une division au centre de Tarmée , et, en 1 798 , il fit , en qualité de général en chef, la conquête du royaume de Naples, où le général Mack et tout son état-major tombèrent en son pouvoir. Placé, en 1799, à la tête de Tarmée des Alpes , il battit les Autrichiens à FenestrelleSé Bientôt après il remplaça Moreau à Tarmée d^Italie, et y remporta de nouveaux avantages. Mais un échec Tattehdait à Gerola : son armée, alors attaquée d^une épidémie, fut battue par les Austro-Russes supérfeurs en nombre. Frappé lui-même de la contagion, il fut contraint de s^rrêter à Nice, et dès les premiers momeus un pressentiment se;cret s^empara de- lui. Partons de

Niccy répétait*il; cette cille me sera fatale l Mîiis il étkit obligé, pour

empêcher la désorganisation deTarmée, dY attendre son successeur. Sur son lit de douleur, il regrettait de n^être pas mort, comme Joubert, sur un champ de bataille. Il succomba, après douze jours de maladie, le 19 nivôse an VIII (9 janvier 1800). Pendant les trois derniers jours, il fut dans un continuel délire, au milieu duquel il parlait sans cesse des besoins de ses compagnons d^armes , de ses devoirs militaires et des intérêts de son pays. Il demandait où étaient les vaisseaux chargés de blé pour Tannée, s^ils arrivaient de Marseille ; si Ton avait envoyé de Targent et des habits , si Ton payait la solde des troupes, et surtout si Ton avait battu les Autrichiens, Il avait reçu du premier consul une lettre pleine d^expressions d'estime et de reconnaissance, et il regrettait de ne point voir Bonaparte avant de mourir^ ,L'armée ressentit vivement la perte d'ungénéirs^ qwi , dans la campagne (le Rome et à&

63îr CHAPITRE Tr.

Naple^^ Favaft aonvent oondtûte à la yictoire. Son coeur fut apporté à Y aleoce, et déposé dans Tancienne église de Saint-Ruf , qui sert maintenant à Texercice du culte protestant* On y voit encore le monument élevé, en Tan VIII à la mémoire de ce gnerriCT,

Du docteur Arnulphe Daumont , seul professeur en médeekie de Panci^me «niversité de Valence , né en 1 721 , mort le 30 thermidor an VIII (18 août 1800). Il fut Pami de d^Âlembert et de Diderot ^ qui se Tassocièrent pour le grand œuvre de Y Eruyclopédie y auquel il a fourni 37A articles de médecine : ils- embrassent presque toutes les parties de la science ^ et ils ontpmssammmit contribué à ses progrès. M. Daumont n^étaitpas seulement un habile médecm et un savant distingué , il se recommandait encore par toules les qualités^ de rhomme de bien* et du boa citoyea; aussi sa mémoire est-elle ei^ vénération parmi ses compatriotes {\)^

(1) Le-nom de M; Daumont e9t mentionné pour la première feîs-en tête du d"* volume de VEncyolopédie^ lettre C, édition in-f61.; il f à été successivemaiit dans ravecUfiseineAl é9$ éditeurs , aux. volumes 4 et 5-; voici en. quels^ermes :

Voiuvu 3 , imprimé d Paris en ilbZf édition in^foL : t M^ Daumont, docteur et professeitf » en médecine dans Tuniversité de Valence , nous a donné plusieurs articles de méde*- » cine, à la suite desquels on trouvera son nom. r

Volume A 9 imprimé d Paris en 1754 : < M. Daumont, docteur et premier professeur en » médecine de Tùniversité de Valence et de la société royale des sciences de HonfpeUier, » est auteur d*ùn grand- nombre d'articles de physiologie et de médeeine; ils sont w désîgaés par tia (d] ^ qui^ dans les volumes. suivans, sem- la- marqiie distinctive de »• cet auteur. »

Volume 5 , imprimé d Paris en 1755 : « Nous annonçons pour la dernière fois un de nos »■ plus habiles et de nos plus utiles collègues, M. Daumont, docteur et premier pro- » lesseur en médecine dans Tuniversité de Valence, dont les articles sont marqués »• d'un (d); »

Ees arHdbs de U. Daumont, suivis dé son nom en toutes lettres, dans le 3"* volume de Tédilion in^ot^ sont en effet indiqaés parun (d) dan& les volumes suivans, jusqu'au 7^ inclusivement, imprimé à Paris en 1757; mais à partir du 8"" volutee, lettre H , imprimé à Neuchàtel en 1765 , on ne rencontre plus à la suite d'aucun article de méde* oine le nom ou la marque de M. Daumont, et Ton en découvre un certain nombre qui ne sont suivis d'aucune marque d'auteur. Voici les motifs qui conduisent à penser que tous ces derniers articles appartiennent à M. Daumont ;

Ues auteurs des articles de médecine, indépendamment de M. Daumont, sont :

DESCIUPTJON MS COMMUNES^ G33

Du awréch%^/j^r-iwipp J^suîi^U^'baiq Fnglh/ce yi^éle 8 février 1752, mort la 7 déqeml^rp 1S43, cooimaudaat eu chef de 1^ jsuçquirsale <le$ invalides d'At^ig^QQ*- JI H^ii de.r^xp€4itioQ d'Egypte, ^ il pardif up bras à la ba^taille d'Ab<H)kîr Je 7 xljwwidor an VU. Il fut opéfré par le chirurgien eu chef

k^^mÈtà^mitm I r it ■ I > » ni w'i ■ »■■ I» ^m^^t^mmm I ' ■ I I ■ I ■■ I > ^1 9m IIIM'I' '■ ■ ■! U >ln< I , ■ Ml < g , ,

SM. le.obévilièr'd$;Jaucotii«, Uidlqiié par.fiEDi1o11r0u.par les Ielt4,rfi9 (f>'^)i ^enef> far la «arque ( h )$ £01^3; par (V); lekiM-op a*0(fll^c, pa^r ce«i|i)e (w); 4arm, par (L); Fouquet, par son^ nom; YendeneBse» par (N0> î^e la Fofse> pat $on nom; Menuret, par son nom; Barthès, par un (g); Devillers, par son nom; Lemonnier, par son nom ou par (m); de Haller, par (H. D. G).

On trouve le nom on la marque de cfes anteum à la snîte de leurs artîelesy dans tout le courd de Touvrage, tant ààni les volumes' rmpHmés à^aris, oh som indiqués tous les slrticles de M.' baum<mt^ que dauti ttnx qnS otlt'été iinprimé« à NeuohAtèl, où la marque de cet auteur ne se rencontre plus. N'est-on pas dès-lors autorisé à soutenir que M. Daumont a fourni tous les articles de méiéeokie dont les auteurs ne soat pas désignés? -' •

D'autres observaribhs im|yrimeat à cette probabIKté'le caractère de la certitude: Les articles Habitude, Rigimê, non natunltês {Chôm8)i, NntrUion, Fasiion, sans in^ eaffon d'auteur datiit l'édition in-fol., sont suivis, dans Tédition ifi-4*9 volume 17 9

imprimé à Cenève eh 1778, dû nom en toutes lettres de M. Daumondt.

Les articles Hydropisie^ HydropoU, JSygién&, dépourvus du* nom dé Taute^ir dans rédllion in-foï., sont terminés dans Péditton in-^4^, dont la fâilniHe de Al. Dauttont est en possession, par un (d), manuscrit par M. Daumont lai-^uème.

Le manuscrit tout entier de M. Daumont pour les aferticles Jactation, Jectî^ation^ JewMsstr hftprêgnation , est joint au volnme dé l'édition -ki^bl. laissée par M. Daumont, oiices mots se trouvent traités ;' et ces mêmes articM ne portent sa marque, imprimée ou manuscrite, ni dans l'édiHon id^fol. , ni dâ^n» Sédition 4n-/ï*.

Les artiéles^ ilfortui^ » Métancoiir, Natafian, îi¥gim&,, Sung^ de rédition- in^dll. , sans indication d^auleur, y sont corrigés dé la main de M. Daiimont» Llarticle- Mi/dMiM 5 de l'édition in-^*» présente aussi deuï corrections, et elles ont cela de vemarqnableque 4ans la première 1c tiom de ^Boërrhaatg est stibsittué-à celai itù îeomfvuentateuf Aêh'iMy «t que la seconde supplée à findication du nom de ffuttei^ ror, il n^appartenait qii^à l'auteur de l'article d'indiquer le» sources où il avait puisé sa doctrine.

La famille de M. Daumont a eu longrtemps en sa possession ^ne lettre, entre autres, de H. Diderot, dans laquelle it presse M'. Daumont ^e M adresser ses^rifcde», poUr^ complément de la série H, qui, dan« VEncyciopédU , tté présente déjà plus le iio|»i de M . Daumont.

M. Diderot eaft seul désigné, en l^e dnl^ volume de VEncyclopi(Ue , oomme auteur

634 tniAPïTRE Vî.

Larrey, sous le cdnon de Tennemi, en présence dè[ fion^paiiè. Nétxrniptant plus sur la vie, il fit don de son épée au général eh chef, en lui adressant ces paroles que Favenir a rendues prophétiques* « Général , je meurs au I» champ d'honneur ; un jour peut-être tous envierez mon sort ! »> Bonaparte fit présent de Tépée de Fugière à"M; iarrey , "«près jr-arotr Ait graver le •nom du chirurgien -en chef et celui de la bataille» Le.génénal Fugière ne mourut point. Il fut saUvé parThâbile opération qu^ilâvaJI subie, et pendant 17 ans il a commandé les invalides à Avignon. . n

des articles dod suivis de marqua ou de nom; mais U. Diderot n^est cité nulle part pour 1

avoir traité des malières de médecine , et tous les articles de ce ^nre, sans nom d*autear, de l'édition in-Col.«qui doivent è|r^ f^tir^^é^àlUL Paji^yv^^^^ aijuitoncent des connaissances .pratiques en cette science.

A. ces considérations K>n pourrait ajouter celle 4e ranalogie,des matières traitées dans la plupart des articles sans indication d'auteur , et dans ceux qui portent la marque de M. D.aumont; celle encore des renvois énoncés eo ces. derniers articles à d'autres dé- 4KHirvHS de marque^ qui n'ont été produits quej)lua tard^ jaat» queBi<Daumont paraissait .déjà avoir 4raité49 pu du anoinsnioni il avait conçu le plan : toutefois ,. la discussion de ces preuves n'est pas jugée nécessaire ; lelle comporterait ^ d'ailleurs , des déveio|)pemeii5 qu'on ne s'est p^ proposés.

On termine par cette observation : la manière extrém,ement honorable et encoure géante dont M. Dau.mont avait été mentionné en tète, du 5** volume dut exciter encore son zèle 9 et l'on ne concevrait pas qu'il eût, dès la lettre G , discontinué toute coopération à l'entreprise des éditeurs; on comprendrait moins encore comment alors il eût justifié j

leurs éloges ejt le témoignage de leur gratitude^ diluai consignés au mot Fiia(iié, édition '

în-A* : « Cet article nouveau est de M.IOaumont, c|<>^)eur en médecine ^ seul professeur » de l'université de Valence, à quiVEncy^ctopédie doit tant de morceaux précieux, qui n annoncent un profond physicien et ,un écrivain qui sai| concilier la neUeté avec la 1 précision. • . .

Quant aux motifs qui purent déterminer B)l. Daumont à n& pas réclamer contre l'omission de son nom, ou se bornera , à défaut d'autres notions, à ce rapprochement : M. Daumont exerçait des fonction/^ publiques cpmme professeur à Valence, et chai^ des visites à l'hApital militaire de l'EAtel-Dieu, auquel il a. été attaché pendant plus de 20 ans; d'autre part, le nom de. M. Dauniont, qui se trouve -dans les volumes dont l'impression avait été permise, n^ s'y rencontre plus qu^accideptellement^ après qu'ayant été défendue à Paris, elle fut continuée à Neuchâtel.

( IToU de M. pLAifBfi) vice-présîdeut du Ulbupad ûyil 4c^ Valcocc , pelît-filf de H. DaumûDt. )

DESCRIPTION imS COMMUNES. 635

D^AlphoQ&e-EhiberC de Laitier de Bayanne, né en 1739. D'abord grandvicaire de Coutances, puis auditeur de rote à Rome^ élevé en 1801 à la dignité de cardinal, devenu ensuite sénateur / comtje de Fempire, puis pair de France 9 il assista au Champ^-^-Mcu f flit néanmoins conservé sur la liste des pair», et refusa de siéger dans le procès du maréchal Ney. Il est mort à Paris le 26 jjaillet 1818-

De Jean-Pierre Bachasson de Montalivet, cdAte de Fempire, ministre de rintérieur , pair de Fradce, né le 15 juillet 1766, Il embrassa la carrière de la magistrature, et à 19 ans il était conseiller au parlement. de Grenoble. Il traversa avec bonheur la révolution , et après le 1 8 brumaire il fut nommé maire de Valence et membre du conseil géoérat du départements En 1801 , il fut appelé à la préfecture de la Manche , puis à celle de Seine-et-Oise. Les talens distingués qu^il déploya dans ces diverses fonctiods devaient lui proerurer uae élévation rapide; aussi- de vittt-il successivement Conseiller d^état, commandant de la légioû-d'honneiir , directeur général des ponts et chaussées (1S05), et enfin ministre de l'intérieiir (1809). En 1814, il accompagna Marie-Louise à Blois , et rentra ensuii^e dao^ la vi^ privée. Ayant accepté pendant les cent jours la place d^in tendant g^ér^l de la couronne , et siégé à la chambre des pairs instituée par Napoléon, il fut esdu-de la nouvelle channbre royale; mais on' Vy rappeiU'.en 1819,. et' qûoiqu'^il prit alors peu de part aux discussions , il vpta couâtimunent avec le parti constitutionnel. Il mourut à la Grange y près Pouilly:,le 22 janvier 1823, et M. Daru prononça son éloge à la chambre des patrsrl€r^20r mars -suivante

M. deMontaUveteSt undes ministres de Fetupirer^i ont le plus puissam^ ment contribué aux grandes choses de ce règne, et <|ui>oi9yt laissé la réputation la mieux établie de savoir et de probité. A la chute d^ Napoléon^ sa conduite fut noble et digne; oa ne le vit point, eOmme taut^d^autrei,. se hâter d^abandonner st>n anciea maître pour saluer le potivoir nMveau.^

D^Esprit-François-Marie Dupré Delôire, né le.2!noveipbre 1772, auteur de Charles^Martelf'pohine épique en 1 2^ chants ^^ dans lequel on trouve des beautés et un talent qui n^ont pas été assee appréciés 1 2!fo1. in*^8'*, Paris, 1 829 , et d'un Voyage à la Grande Charlteuse^ 1 vol. in-1 2, Valence, 1 830* Il est mort dans cette dernière ville , le 6 juillet 1831 .

De WL Joseph-rMarie vicomte Pernety , lieutenànt-géséral y .'conseillei^ d'itat

636 XSIJkPITRE VI.

honoraire, joarfim de îemptre, né le 49 mai 1766, Tvm ée ne» tneâlenrs solBciers généraux d'artillerie; il a fait avec distinction, tontes les guerres de la république et de Tempire.

De M. iÛpbonse-Marie-MarcelIin-Thomas B^^enger , jié le 81 mai 1785, membre de l'institut , de la chambre des députés, de la eour de cassation et du conseil général du département, Tun des magistrats et des hommes politiques dont la -carrière laborieuse est sans cesse i^urrquée par des écrits distingués et des travaux éminemment utiles. On \w doit : i*" Traduction des Noi^elles de t^empere^ur Justinien^ 2 vol. in-4*, Met», 1807 et 1S1 1 ; die complète belle de la grande collection des lois romaines p«r MM. Hulot et Tissot; V Système théogonique des Parses^ tPaj^ le P^endidad-Sadéy les Jescht^Sadés j le grand et le petit Sirouzé^' le Bojm-Dehesch j etc., etc..» ouvrages attribués à 2Loroastre et qui composent la collection connue sous le nom à% Zend-A^eeta^ mémoire lu àPacadémie delphinale, Grenoble, 1812; 3* De la Religion dans ses rapports avec V éloquence^ discours prononcé en 1812, à la rentrée de ia .cour impériale de Grenoble, en qualité d'avocat général, brochure in-8**, Grenoble 1812; 4* ZJtf 4« Justice crimineUe en Froncé y diaprés' les lois p^hnahentes j les lois d* exception et les doctrines des tribunaux, \ vol. in-S"*, Paris, 1818; 5"* Cours de Droit nMurelet des gens y fait à V Athénée de Paris en 1819. Ce cours, qui fut interroqapu pat suite d^une perte douloureuse, prenait la science au point où Grotins, Puffendorff, 6aiètejrac-êt autres pi:d[>licistes l'avaient laissée, et marquait les progrès que 4a raison publique lui avait fait faire depuis un demi-siède. ©• Discours prononcé ( en qualité de président de la société pour le patronage des jeunes libérés du département delà Seipe)4 V assemblée générale de la société^ le 29 mm 1833, en présentant à son approbation le projet des statuts destinés à la régir, brochure in-8'*, Paris, 1833; 7" Premier Compte rendu des tras^aux de la société pour le patronage des jeunes libérés du départe^ ment de la Seine ^ brochure in-8**, Paris, 1834.

Comme organe des commissions de la chambre des députés , on doit aussi à M. Berenger de nombreux rapports sur les sujets les plus importams, et notamment : 1 ** Rapport sur le projet de loi relatif à une demande de crédit pour l'établissement des écoles secondaires ecclésiastiques (1828); 2** Rapport à la chambra des députés sur VaccusatiiM des ex^mmistres de

Charles X ( séance du 23 septembre 1 830 ) ; 3** Exposé de P accusation contre les eX'-mmistres de Charles X^ disccmrs pronoacé à la chambre des pairs , en qualité de commissaire de la chambre des. députés ; A"" Exposé de Vaccw* sation contre les ex^mimsires de Charles X contumaces ^ discours proooncé h la chambre des pairs en la même qualité ; 5"" Rapport à la chambre des députés sur la proposition d^ abolir la peine de mort ( séance du 6 octobre 1 830 ) ; 6** Rapport sur le projet de loi relatif à la constitution de la chambre des pairs ( septembre 1831 ); 7** Rapport sur le projet de loi concernant les élections à la chambre des députés} 8* Rapport sur la demande d^ autorisation faite par les moines de la Meilleraye^ de poursuivre M. Casimir Périer^ président du conseil} 9* Premier rapport sur le projet de loi relatif à la responsabilité des ministres et de leurs agens ( avril 1 833 ) ; 1 0* Second Rapport sur le mém£ sujet ( février 1 834 ) ; 11 "* Enfin , plusieurs discours prononcés, soit à la chambre des représentans pendant les cent jours y soit à la chambre des députés sous les Bourbons et depuis la révolution de 1830, notamment sur la révision des listes électorales , en 1 828 ; sur Tadministration de la justice, en 1829; sur le jury, en 1833; sur les associations politiques, en 1834; sur le droit d^amnistie, en 1835, etc.

De M. Ignace-Jean-François Réalier-Dumas, né le 1 * février 1 788, membre de la chambre des députés et de la cour royale de Riom ; il est auteur d^un Mémoire sur la Corse ^ publié en 181.9 et réimprimé en 1828 et 1834, et éditeur des Leçons données par Cujas à Vuni^^ersité de Valence , avec un commentaire en latin et une introduction en français, vol. in-8'' publié en 1822. Comme député, il a prononcé plusieurs discours sur des objets d^économie politique, et notamment sur des changemens à opérer dans le tarif des douanes et la législation sur les boissons.

De M. Marthe-Camille Bachasson, comte de Montalivet, né le 4 floréal an IX (24 avril 1801 ). Il succéda, sous la restauration, à la pairie qu^avatt eue son père, et se montra, dans la chambre de cette époque, un des plus zélés défenseurs des institutions constitutionnelles. Depuis la révolution de juillet, il a été deux fois ministre de Tintérieur , et une autre fois ministre de Tinstruction pubUque. Il est aujourd'hui membre de la chambre des pairs , intendant général de la liste civile et membre du conseil général du département du Cher.

Et de M. Jules OUivîer, juge au tribunal civil, membre de la société royale des antiquaires de France, né le 24 février 1804, auteur des Essais hisUH tiques sur la cille de Valence y \ vol. in-8*, Valence, 1831 , et de plusieurs mémoires archéologiques insérés dans différens recueils.

V ALLIER (SAINT-) {Sanctus Falerius). — Cest un chef-lièu de canton et un gite d^étape sur la grande route de Lyon à Marseille , entre Valence et Vienne ) à 32 kilométrées de la première de ces villes. Sa population est de 2,409 individus. Il y a un bureau de poste aux lettres, un bureau d^enregistrement, une brigade de gendarmerie à cheval et un relais pour la poste aux chevaux.

Cette petite ville est au confluent du Rhône et dé Ta rivière de Galaure, à rentrée de la vallée de ce nom. On vient d^ construire un pont en fil de fer sur le Rhône pour communiquer avec le département de FArdëche. II y a trois foires par an et un marché le jeudi de chaque semaine. On y fabrique de la coutellerie , de la faïence , de la chaux et de la grosse chapélerie. II y a des tanneries et des fabriques d^ouvraison de la soie.

Les établissemens industriels les plus importans sont ceux de MM. Chariron, qui ont considérablement étendu et perfectionné Fouvraison et le commerce des soies dans cette localité. La soie subit dans leurs fabriques- toutte les préparations dont elle est susceptible , et, ce quTne se rencontre peut-être nulle autre part , le cocon du ver-à-soie n^entre chez eux que pour en sortir en tissus. MM. Chartron occupent habituellement 300 ouvriers à Touvraison et aux tissus dans les deux fabriques de Saint- Vallîer et dé Saint-Donat. Ce nombre augmente de 200 à Tépoque de là filature.

Les fabriques de Saint-Vallier sont vastes, bien distribuées et parfaitement ordonnées. Elles sont mues par les eaux de la Galaure. Sur la façade principale de ce bel établissement sont peints , avec une enseigne analogue , les attributs du commerce et de Findustrie. Cette belle façade , cette porte d'^entrée, cette inscription, ces emblèmes enfin, font un effet très-pittoresque : on croit entrer dans un temple consacré à Findustrie et à tous les arts utiles. Les bàtimens de cette fabrique sont dominés par un coteau au sommet ducpiel est un pavillon d^où Ton jouit du plus beau point de vue.

On voit sur la Galaure, à Saint- Vallier , le premier pont suspendu construit -

par MM. Seguin. Ce n'est qu'une passerelle pour faciliter aux habitans de îa 1

partie haute de Saint^Vallier le moyen de commuDiquer de Tune à Tautre rive, sans avoir besoin d^aller passer sur le pont en pierre qui se trouve sur la grande route. Ce petit pont est Tessaî par lequel MM. Seguin préludèrent à la construction du pont de Tournon*

L^église de Saint-Vallier est assez remarquaUe pour une petite ville. On lit au-dessus de la porte d^entrée Finscription suivante :

DÉTRUITE PAR rHÉRÉSIE

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