Vallée de Meuge
Dans le fond de toutes les vallées qui sont à droite de Tlsère , et dans 1a Valloire surtout, on voit les plus belles prairies naturelles et artificielles s^aIImt
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aux plus riches moissons , et c^est aussi sur les hauteurs qui couronnent ces bassins que sont , en général , les meilleurs bois.
Les vallées du Rhône et de Tlsère , la partie inférieure des vallées de la Drome et du Roubion, présentent aussi d^abondans produits, auxquels concourent les canaux d^irrigation , les p^fectiomiemens dans la cultm:e , et surtout dans cdle du mûrier qui s^ multiplie tous les jours*
Cest au pied des montagnes , et dans les sinuosités que forment leurs divers contom^s, que semble devoir se reléguer la culture du noyer, qui fit autrefois Tomement de nos plaines ; c'^est là aussi qu'ail vient le mieux. Sa culture est encore , dans certains lieux , Vun des meilleurs produits , notamment dans le canton de Luc et dans le Royanais , oik sa tète touffue et arrondie s^élève avec majesté dans tous les sites«
Aucun arbre à fruit ne peut vivre dans le Vercors , et moins encore sur le vaste plateau où se prolonge, du nord au midi, la ligne qui sépare le département de la Drome de celui de Tlsère. On ny trouve que des bois à charge aux communes et à Fétat, parce qu'ails sont sans débouchés, ou bien des pâturages accrus par Tincendie de ces bois , qui , dans bien des endroits , a laissé à nu le roc sur lequel ils végétaient.
La chaîne de Couspaud, celle de Vol vent et d^Aucelon, n^ofrent guère non plus que des pâturages qui favorisent Féducation des troupeaux. Les arbres à pépin, poiriers, pommiers, viennent assez bien dans le fond des vallées de cette région moyenne, où ils trouvent des abris contre les vents. Ce sont presque les seuls arbres qu^on y rencontre , tandis qu^au midi des montagnes de Mialandrè et d^Angèle, et surtout au pied de la Lance, Folivier se montre dans toute sa vigueur. Là les montagnes pi*ennent un aspect enc(»*e plus aride : on juge que le pays ne serait rien sans cet arbre précieux; et si, dans le fond des vallées, Fœil peut se reposer de loin en loin sur quelque riche prairie, sur quelques mûriers de la végétation la plus remarquable, il est bientôt attristé par les vastes graviers qu^offre le lit d'un torrent , ou par la» flancs nus d^une montagne qui présente, sous le plus beau climat, Fimage de la stérilité.