‹ Statistique du département de la DromeChapitre 6 sur 234 · DES TEMPS ANTÉRIEURS A LA DOMINATION ROMAINE · texte numérisé non relu

DES TEMPS ANTÉRIEURS A LA DOMINATION ROMAINE

Le berceau de la plupart des peuples est entouré de nuages qui se prêtent à toutes les origines fabuleuses, à toutes les traditions que, dans leur amour du merveilleux, les écrivains du moyen âge ont accueillies avec un em-* pressement que n^éclaira presque jamais la critique. Je ne chercherai point à les imiter ; je présenterai les faits avec leur caractère dé doute ou de certitude , et j^éviterai de mettre la fiction à la place de la vérité.

On ;sait , d^aiUeura^ quMl n^existe sur Phistoire , les moeurs et les usages de Pancienne Gaule , aucun monument certain Mitérieur à la conquête dit pays par les RomainSi Cette grande époque est donc un point de départ obligé. ' Les peuplades qui habitaient alors la contrée dont se compose aujourdliui le départen^ent de la Drome , étaient les Allohroges y les Ségalauniens y les Tricastinsylts Vertacomicores ^ les TriulcUes^ les Voconces et les Triçorii ou Tricoj^iens.

LiCs AllobrogiBs occupaient le pays compris entre . le llhône et PIsère. Vienne était leur capitale.

L^Isère séparait , au midi , les Allobroges des Ségalauniens. Le district de ces derniers , dont Valence était le chef-lieu , s^étendait beaucoup plus du nord au midi dans la rallée et sur la rive gauche du Rhône , que de Forient à Foccident. Il comprenait aussi les communes de la rive droite du fleuve , depuis le Doux jusqu^à TÉrieu , qui , quoique dépendantes du Vivarais ^ faisaient encore partie du diocèse de Valence en 1790 (1).

Les Ségalauniens sont un des peuples dont l& auteurs ont parlé le moins et le plus tard. Ptolémée n'^est pourtant pas le premier qui en ait fait mention. Pline les comprend, sous le nom de Segovellauni j dans le dénombrement des peuples de la Gaule Narbonnaise.

Les Tricastins sont , au contraire , un àts anciens peuples dont le nom s^est le mieux conservé. Ib n'^avaietit qu^un territoire de six à sept lieues de long sur quatre ou cinq de large ; ils étaient resserrés entre les Cavares au midi 9 les Ségalauniens au nord, les Voconces à Torient, et le Rhône à Toccident. Saint-Paul-trois-Ghàteaux était leur capitale.

Les Vertacomicores habitaient les montagnes du Vercors , dont le nom n'^est qu^une abréviation du leur.

Les Triulates occupaient le Royanais et le pays qui est au-dessus , sur la rive gauche de Tlsère, jusqu^à la chute du Drac dans cette rivière. Ce n^était qu^une section des Vertacomicores, comme ceux-ci n^étaient qu^une fraction des Voconces avec lesquels on les confond assez ordinairement.

(1) En voici les noms s Cikton bb Touinon : Saint-Barthélemi-le-Pleîn , Golombierle-Jeune, Glun, Mauves > Toutnon. — Canton db Lâmast&b : Saint-Barthélemi-le-Pin , Saint-Basile, le Grestet, Desaîgnes, Gilhoc, Lamastre, Saint-Prix. — Ganton db Saint- ÀG&àvB : Saint-André-des-EfikngelEid ^ la Bâtie-d'Ândaure , Saint- Jeuire-d' Andaure , le Peuzat, Roohepaule. — Gântôn db Vbbiioox: Saint^ApoUinaire-de^Rias, Boffre8> Saint* Fâix-de^GhAteauneuf. — Ganton db SAiNT-PiaiT : Ghampis^ GhAteambourg^ Gornas^ Saint-Didier, Guilherand, Saint-Péray, Saint-Romain-de-Lerp, Sakit-Sylv^stre, Soyons» Toulaud. • — Ganton db Lavovctb : Beauchastel, Ghamnes, Gilhao et Bruzao, Saint- Laurent-du-Pape , Saint-Marcel-de-GrussoL

Au midi de TÉrieu commençait le territoire des IJelviens, Helvi ou Helvii, qui avaient pour ville pHncipale Alba jiugusïa, que Ton retrouve dans lé village d*Alps, à deux lieues nord-ouest de Viviers. Le siège épiscopal du Vivarais fut d'abord établi dansxette ville , et il y resta jusqu'à la destruction à'4lba pkv les Vandales. C*^t alors qo^l fut transféré à Viviers.

Les Voconces ou Vocontîens s^étendaient du nord au midi dans les montagnes du levant , depuis Flsère jusqu^au pays des Cavares , sur une ligne parallèle à celle des Ségalauniens et des Tricaslins. Ils avaient à Forient les Iconii et les Trioriiy qui habitaient la partie des départemens de Flsère et des Hautes-Alpes limitrophe des arrondissemens de Die et de Nyons. Ils se divisaient en deux districts ou cités (1).

Le premier et le plus considérable eut d^abord Luc pour capitale ; mais Die lui ravit cet avantage, lorsque, $ous Aiigoste , cUa devint une colonie importante.

Le second district comprenait la partie la plus Qiéridionale du pays : Vaison en était le chef-lieu. "

Les Tricorii ou Tricoriens occupaient les lieux qui dépendaient autrefois du diocèse de Gap (2).

Pour la complète intelligence de ces anciennes divisions , voici la nomenclature des communes du département de la Drome qui appartenaient à chacun de ceç districts.

(1) Chez les anciens peuples , le mot clii signifiait Tétat parMculier formé d'une certaine étendue de pays et d'un certain nombre de yilles et de bourgs.

(2) Ghorier^ tome I. — Mémoires de l*abbé Chalieu. — Description générale et particulière de la France. >^ Aimanach général et historique de Dauphiné^ de 1789.

Nomenclature.

NOMS

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