DÉVELOPPEMENT DES FORCES HUMAINES
Les enfans des cultivateurs commencent à être utiles à leurs parens dès l'âge de 6 on 7 ans. On confie alors , soit aux filles , soit aux garçons , b garde des troupeaux. On voit même d^s jeunes filles de 9 à f (X ans porter de lourds fardeaux, et se livrer à toutes les fetigues du ménage.
A peine les garçons ont*il5 atteint Page de 12 à 13 ans, qu^ils commence^ à conduire la charrue.
De 1:8 à 25 ans, il sont en état de se livrer* à un travail indépendant. Cest alors que Fhomme jouit de toute sa force.
On ne saurait déterminer d'aune manièreprécise quand il cesse de travailler, parce qu-au moment où ses forces nelui permettent plus de manier la piodie ou la bêche, il laboure avec une- charrue très-légère-, ou s^occupe de petits travaux deTintérieur du ménage, de manière - qu^il est toujours en activité jusqu^à Textrême caducité, à moins que des infirmités ne le forcent de senoncer à toute occupation.
Il en est de tnème de la femme : lorsqu'elle ne peut plus vaquer aux travaux des champs y elle s'occupe à filer.
Cependant ces derniers travaux des vieillards doivent être considérés comme une sorte d'inactivité , et Ton peut dire , en général , que l'homme et la femme cessent de travailler de 65 à 70 ans. On voit quelques exemples d'une vigueur plus prolongée , mais ce sont des exceptions rares.
Parmi les artisans , c'est aussi dès l'âge de 8 à 9 ans que les enfans sont employés par leurs par eus. Là commence leur apprentissage, s'ils sont destinés à la profession de leur père , et sa durée n'est point déterminée ; mais l'époque des apprentissages, en général, est de 14 à 20 ans, et leur durée de 2 ou 3 ans.
L'artisan, comme le cultivateur, cesse d'être propre au travail de 65 à 70 ans ; on en compte même très-peu qui puissent à cet âge remplir une journée d'ouvrier.
L'habitant des montagnes pousse un peu plus loin sa carrière que celui de la plaine; néanmoins, le climat étant généralement bon, la différence a'est pas considérable.
S ti.