NOURRITURE DES HABITANS
Les familles aisées mangent de fort beau pain de froment ; celles dont l'aisance est moindre mangent du pain de méteil ou de pommes de terre et de seigle , et les malheureux du pain d'avoine ou de sarrasin , mêlé avec un peu d'orge. U en est, dans les parties montagneuses, qui font entrer la farine de gland et de châtaigne dans la composition de leur pain : ce sont les plus miséraUes. Du laitage, des œufs, des pommes de terre, des choux, des raves , et de temps à autre un peu de porc salé , voilà la nourriture habituelle des habitans des campagnes. Us font trois repas dans l'hiver et quatre dans l'été. Le premier , qu'ils appellent le dîner, se prend avant d'aller au travail ; on y mange la soupe et le morceau de lard. Le second , qu'ils appellent le goûter , a lieu à midi ; on y mange du firomage ou des firuits.. Le troisième est le petit goûter; il se fait à 4 heures; il consiste en un morceau de pain. Le quatrième est le souper, qui se trouve préparé au
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retour du travail ; on y mange de la soupe et du salé. On boit peu de vîn , mais on s^en dédommage le dimanche au cabaret.
Dans les lieux populeux , on mange de la viaùde de boucberie , et Ton se procure plus facilement du jardinage.
La consommation journalière de chaque individu petit être évaluée, terme moyen et année ordinaire , à 60 ou 70 centimes.
Quant k la consommation des villes , elle Varie comme les iaèultés , les ressources^ les goûts , Féducation , le tempérament et les besofais de chaque pàrtifculier; Cependant on pense qtfeit général od peut restîmèr ^ pour la classe la plus non^reuse , au double de celle des campagnes.