‹ Statistique du département de la DromeChapitre 69 sur 234 · Alors appèlet un dau valés per sauprè qu'èro tout aquo · texte numérisé non relu

Alors appèlet un dau valés per sauprè qu'èro tout aquo

27. Lou valet li diguet : Yotrè frère é rèvengu , et votre père a fa tnà lou veau gras, percé que l'o rèvègu en bouno santa.

28. Lou frère aine n'en fuguet tant indigna que vouillo pas intrà dia la maisou. Alors son père sortiguet et venguet pria son garçou d'intrà.

29. Aquestou d'éci li diguet : Yaqui bien de ten que vous servou sen djamaîs vous avé désobéi , et pourtant m'avé d^amais donna un tro dé tchabri per mindgea aube mous amis;

80. Et fasè tuà lou veau gras per régala votre garçou cadet qu'o mindgea tout son bien din lou libertinadgè et din la débautcho.

31. Alors son père li diguet : Moun enfan, sias^toudjîours aube mi, et tout ce qu'ai t'apparten ^

82. Mais faillo nous rédjouir, percé que ton fpèré èro mort, et é ressucita, èro perdu et s'é retrouva.

Noi:a.. — Dtnt lo patois de Ydence » la* voyelle ù auirie d'one na^le le prononce ton joon comme dant le mot fraoçais Mentor, et {amaif comme daof le mot m«n<eiir. La voyelle i, dana la même cirooDstance » doit m prononcer comme dan» le mot ialin m ( dant ) , et jamais ehu-

304 CHAPITRB III.

autre époque de Taniiée. Une des places de cette ville porte le nom de plact du Mai ou des Bouvière. Ceat là <|mq.» le 30 ainrit de cbai{ue aimée , les bajks et les laboureurs ))lautént le môi*. Cest une «ort^.de.préhide à la fête des laboureurs, qui a lieu le jour de la Pentecôte* On a, dit-on i choisi ce jour, parce que e^est celui «i le Sain t-Esptit est venu éclairer les apôtres , et que les laboureurs ont coutume de rwvoqwr. pour le succès de l^irs travaiç agricoles. •lii. i . - . . >,

La iete duvait autrefois trois ^eurs^ toutne là I^eateoèle cUo-m^ne. Le premier était principalement consaeré à :des ^sédrémon^ i^eligieuaes. Les laboureurs et los bayles assistaient à la masse avec des boucfneU d^épis ; ils étasent précédés par leurs syndics portaot dés faoulettea «ornées de rubans. On distribuait le paia béni ^ etuoe procesaiiHiise disait dans, Té^^ise. Après la messe ) on âQaît sur lap&^e dM AMK'iVn . danser auteur du mai. Des bânqttete dtarapètres^ des farandoles et dès danses rein[disaaâeiit la journée.

La fête du lendemain étmt encore phis ^aie. Les: laboureurs , avec leurs syndics, montés sur des mules bte& bamâchéfis et ornées denubans, portant ekaîeun eft ODOupe- une ^feumiè ou me fil^ 'de Jabouneur, pàrbouraient , avec la^umsique^ 'les Ifones des ènvinei^* lls;djsti»fauaîéni:le pain béni dans chacune^ donnaient des sérénades et iaiaaieni dastaer les . faûbtians de b leroatk rUiae table bien servie les attendait dans tunïjtésfc:

Le th>isièihe '}Our était le plus solennel k )c7éiait -celui . oà Ton tùrah Ii raie* . Les ilahoÙDeurs , les propriéUiires etJa piopd^liQn.preaqi^ entière, sr réunissaient dans «n. champ. Ceux quts^étaientâiitiQsèrirepdur le ooncor amemôent leurs idiarmes ornées ^de rubans ]: c^était àiàekn iqui tirerait h m la. plus profidude^ lia pins longue et la plus tdnoite.-Il jr.avtail beaucoup ^ diflirnlÉi^sià yainore :: ron les multipliait pour unenK. éprouiier Tbabileté^ l^mÙDeMir. Les kraiiss: finies^ eUes tétaîent parcoumesipar des prud'bommes. qui adjugeaient le prix âa plas. dîgpe« Les iadpoiir'ciirs 8?ex^çaient •dans V «ours >de>rbBnée à mériter cette. distinction^ et Ton ^attnlHpe à cet aniiqae usage la'bdnAé desidinmies dont on s^est toujours iscrvi>à Mootéinaaar.

. En (Êdsaht revivre cette ancienne ifêie en i&iS ^ l^adrainistrsiliiBi munic^Mk Fa fiairt sagement réduite a un jour« i )

Les diverses corporations d'ouvriers oîtt ;auisi fepii ^ës^ <ie«ns joies annuelles^ mais eHes n^ont>àuouQjoaraètèreiocaI,bien qui les idi^tvirgue de ce qui se pratique ailleurs*

Li boiitaren per lou garda Un .^OMciar de ichaquè cota; Qui boiitaren per santînello?

Saro lou galant de la bell-o.

Ahî que inè fatchario perftu Si ta mio l'avîo vègu:

Tïi mio n-amo quoqu.^ autres , Et se mouquaro de qous autres.

Mî savou ben ce que fare, BG m'en ire\inVnbarquare; Mi m*en ire dret à Mar«eillo, £t n-en pensarë plus a iello.

Quand de Mar/ieillo revendre Devant sa porto passare; Demandare a sa vèsino Coume s« porto Gatheriqo. '

VT

Cathëritio «^ poTttT bîeii , £t Tàn maria l'y o bien long ten Aub*ufi moussieu de la camp^^uo Que li fail bien faire la damo.

N-en porto lou tchapet borda Et Pepeio a son cbta;^^^, .

La nbriro mieux sen ren faire.

Que non pas ti mauvais cardairè.

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