INSTRUCTION PUBLIQUE
L^inatruction du peuple n^est si arriérée dans les pays de montagnes qof parce qu^elle sY acquiert plus péniblement et plus chèrement qu^ailleurs. Les habitations disséminées dans la campagne pour les besoins de Tagricultiiref les communications presque toujours difficiles , et coupées à chaque pas par des U)rreQS et d^s ravins , repde^t couvent impossible ji^ réunion de tous les enfaus de la même commune sous un même maître. Les habitans dNm quartier , d^une section , sont obligés de s^entendre pour se procurer à frais communs un instituteur particulier»
Cest là principalement Toffice que remplissent ces maîtres briapçoimais d[u^on Toit encore , dans quelques foires d^automne , se promener daiis k fi)ule et au milieq des bestiaux de toute espèce ^ avec un^ plume au chapeau qui indique .et leur état et leur désir de se louer pour Thiver , moyennanl . un prix convenu. Us donnent de ^ombreuses leçons pendant tout le eoius . de la journée; dans les intervalles, ils rendent presque autant de services que 4es domestiques à gage^, et à la fonte des neiges ils retournent dans leur pays , avec quelques écus qui paiept leurs contributions.
Mais quelle que soit Textrême modération quVpportent ces instîtuleois dans la fixation dé lei^r jsalaire, ou conçoit qu'il en coéte toujours plus (p^ si les enfans pouvaient recevoir au dief4ieu les leçons d^un makre çommuQ) on conçoit aussi que Je pauvr.e , qui ne peut 5U.pportex Ja dépense tf« instituteur particulier, laisse ses ehjTans croupir dans l'ignorance, dépoor^ de tpute espèce d'instruction.
Les populations disséminées sont un grand obstacle à la pi^pagatioQ de Tinstruction primaire; c'est upe des plus sérieuses, difficultéis que pu^s^ rencontrer l'administration ; car îl est xles communes où il faudra salarier autant de maîtres qu'il j a de sections', ce qui entraînera up surcroît* Repense auqiiel les cojiseils munidpâux ne voudront pas toujours souscnre*
Il est pourtant vrai que l'instruction gagne sensiblement dans les canapagnes. Le cultivateur sait que soii .fib sera quelque jour appelé au service jpiilitaire; il jpc^prend, souvent jçir.sa prppre expérience, l'avantage q^**
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trouvera à savoir, lire et ,^rire, et il le fak aUer à Temple, I^e c^trtaqt dès hoodoUts entre .ei¥;L, dfsy^nu. p)u5 iré<pi€;i^t depuis la révolviti(Mi par la forme même d|i .gSouyernenieut et 1^^ rpuages imprimé^ a Vadministration , leur .(participation ;pbi9 active et plus . dire^Q^e aipc affaires du pays, tout concourt, d^aille.mis, à letcr fairye^ apprécia le bienfait de Tinstruction } au^si Fesser que lui a imprimé la révolution de juillet commence-t-il à porter ses fruits. Diaprés le» états officiels gue j^ai squs les^yeax, 19,539 enfans deTun et de Fautre sexe reçoivent en ce moment Tinstruction dans ce département,, savoir :
Insti'uctioh primaire élémentaire V ^ . l . ^ . . . 18,339^ *
Instruction immédiatement. supérieure à rinstruetîbn primaire
élémentaire , et instruction classique. ^ . ^ . . . 1 ,200
ToTAt :• • • • 19,539
Cest un 17"* 1/2 de la population totale^ et prÔs d^uni S""* des garçons et
filles de tout âge. Il en est moitié qui ne fréquenUent les^ écoles qùé depuis
le 1*" novendbre jttsqu"*aii 1*' ui|at, et presque partout! le nombre des' garÇons^
; est doubla de cel# des filles. Enfin , sur 359 commîmes dont se compose le
département, il j a, des écoles dans 266^
Le département entretient un certain nombre de boursiers àrècolè normale de Grenoble et à Técole protestante que M. le pasteur Brun a fondée et qu'il dirige à tMètf-le-fit , déptiis plusieurs années , avec beaucoup de ' dirtinctiion tt^mccift» Il «st di^ .âorti de e«&.d^i&: écoles, des sujets, qjhi feront certainement de bons instituteurs primaires , et Ton ne saurait trop persévérer dans Femploi d'un moyen aussi efficace.
Les communes de Valence, Romans, MontéUmar, le BoOTg-du-Péage et Montelier, sont les seules où il existe des frères de la doctrine chrétienne.
La congrégation de Finstruction chrétienne, autorisée par ordonnance royale du il yaia 1823 , et dont la (^hef-Keu est à Saint-Paulrtrois-Chàteaux ^ fournit aussi des sujets à plusieurs communes.
Tous ces résultats laissent sans doute beaucoup à désirer encore , maisnous sommes entrés dans une voie manifeste de progrès. En formant et plaçant annuellemeot dans les campagnes de bons instituteurs, et en donnant
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aux petites communes <k8 secours et des encimràgemens ^ on pârTiendra a répandre partout rinstruction primaire. Tous les germes do bien à faire sont dans la loi du 28 juin 1833; il ne s^agit que de les dévdopper avec constance et discernement , sans se rebuter des dixstacles; •car c^est le profire des meilleures choses de se faire lentemrat et dificilement