OLIVIERS
En aQanf du nord au sud ^ cVst dans le département de là Drocàe et a son extrémité méridk»aie que commence en FrsàM^e la culture de Folivier. On le trouve, dans Tarrondissement de Montèlîmar , aux Graoges^ohtardes , à la Garde-Adbémar , à Saint^Paiil-4reis«-Châteaux^ Solérieux, Baume-de- Transy , Saint-Restttut , Boudiet , Suze-la^Rousse y Tulette , Rousset , etc. : ee sont les restes de Phi ver rigoureux de 17S9«
Cette culture a plus d^importanee dans Farrondissement de Nyons. Elle a lieu dans trente-quatre communes^ sur soixante et quatorLe : ce sont celles de Nyons, Tenterol, VinsobreSvSaint-Maurice, Mirabel, PiégonvChàteauneu^de-Bordette, Aubres, les Pilles, Condorcet, Saint-Ferréid , Montaulieu, Cumier, Arpavon, Sahune, Montréal, Saint- Mai, le Buis, la Roche, Mollans, Plaisians, EygaKers, la Penne, Pîerrelongue , Propiac, Ollon, Bénîvay , Beauvoisin , Mérindol , Vercoiran , Sainte-Euphémie , Sainte-Jalle ,. Montbrun et Reilhanette.
Il y en a aussi à ViHeperdrix et . dans quelques- autres communes de Farrondissement de Die , vers SaEune.
A. Montbrun et à Reilhanette, Tolivier nV guère plus .de deux sièdes. On Vy doit aux anciens seigneurs, qm\ ayant cru voir dans les abris du pays la poss3)iilité de Vy cvdtiver , firent des essais qui réussirent.
Il est très-productif dans les environs de Nyons , de Mirabel , de Mollans et du Buâsu. Sur les autres points , Télévaâon du territoire et Fexposition au uorà Fempédbent de parv^aûr à cette vigueur qui donne au fruit toute sa grosseur et a» matarité. On croit même que eet arbre n^est plus y dous ces^
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localités, ce qu^il fut autrefois, et que, quoique passagers, les grands firoids qui ont régaé à diverses époques lui ont fait beaucoup de mal.
^Inexpérience prouve que quand le froid est à 6 degrés au-dessous de zéro, thermomètre de Réaumur, les oliviers souffrent beaucoup , et Ton compte aa nombre des hivers les plus désastreux ceux de 1819 et de 1829 , où le froid s^est long-temps soutenu de 10 à 12 degrés.
On doit ajouter à cette cause de dépérissement de Folivier les ravages da ciron : c^est un petit ver qui s^attache à Parbre , et qui , en corrodant les rameaux , détruit souvent Tespoir des plus belles récoltes.
L^olivier est d^une longue durée, et comme il est très-lent à venir, on présume qu^il peut subsister plus de trois siècles. Le noyau ne lève que difficilement ; aussi a-t-on renoncé à ce moyen de s^en procurer des plants. Il demande une culture soignée, et donne à peine une bonne récolte sur trais.
Les huiles de Farrondissemeût de Nyons sont un objet assez intéressant de commerce. Lorsqu'elles sont faites avec précaution , on les confond avec les huiles d'Aix ; ce n'est même que sous ce nom qu'on les vend à Paris et dans les départemens du nord. Celles de Sajint-Maurice , notamment, oot une réputation méritée^
Les recensemens ont évalué la quantité d'huile d'olive récoltée dans le
département à , ^ , . 10,000***^
et la consompiation à ^ . * 4,000
P'qù il résulterait sur les b^oin^ im expédant de. ^ . ^ • . . &fiWi
MURIERS.
Cest dans \é territoire d'AUan , \ 7 kilomètres de Montélîmar , qu^ont ét4 plantés , sur la fin dh XV** siècle , les premiers mûriers apportés en France^ et Olivier de Serres , ce patriarche de l'agriculture , s'en explique ainsi : * /p » ne rechercherai , dit-il , les causes et Je temps de l'introduction des mûriers i» en ce royaume plus avant que du règne de Charles VIII. Dans le voyage w qu'il fit au royaume de Naples , en 1 494 , quelques gentilshommes de sa )> suite y ayant remarqué la richesse 4^ la soie , à leur retour chex ei||L
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» apportèrent Taffectioa de pourvoir leurs inaisons de telles commodités^ » Quand furent terminées les guerres dltalie, ils envoyèrent à Naples quérir » du plant de mûrier qu^ils logèrent en Provence , le peu de distance qu^il y a h des climats d^un pays à Taulre facilitant Tentreprise. Aucuns disent que » ce fut en Textrémité d^icelle province enclavée dans celle du Dauphiné, n où premièrement les mûriers abordèrent ^ marquant même Allan près de » Montélimar, qui en fut pourvu par le moyen de son seigneur, qui avait » accompagné le roi en son voyage , comme les gros mûriers blancs qu^on » y voit encore aujourd'^hui en donnent quelque témoignage. »
Quatre de ces mûriers étaient au quartier du Rieux ou Font-Chaudej et un cinquième près du domaine de la Begude. « fai encore vu ce dernier , » m^écrivait, en 1817, M. le colonel Ferrent, et, dans mon enfance, j^ai » mangé de ses mûres. Il était soutenu par un mur qui Fentourait. Il y a » une trentaine d^années qu'il n^existe plus. Des anciens du pays m'ont assuré ^ avoir vu le tronc des quatre autres, rt
On remarque, au milieu du village de Rousset, un mûrier qui est maintenant le plus ancien du département. Curieux par sa grosseur et sa vétusté, il est un sujet de vénération pour les habitans de cette commune; ils lui vouent une espèce de culte de reconnaissance. Il porte encore quelques feuilles , mais on ne les cueille point , de crainte d'épuiser le peu de sève qui lui reste.
Comme nourriture des vers-à-soîe, les feuilles de mûrier sont une des plus précieuses productions de ce département.
Le mûrier se plaît dans les terres graveleuses et les sables de grès.
Les limites où doit s'arrêter sa culture , du moins pour tous les avantages qu'ion peut s'en promettre , sont , en général , le degré d'élévation au-delà duquel la vigne ne peut être cultivée avec succès.
Il y a deux espèces principales de mûriers : le noir et le blanc. Le dernier e3t préféré : il se multiplie plus aisém^it que le noir ; la feuille en est plus tendre, plus abondante et plus hâtive; la soie qu^il produit est plus fine. ^
Il y. a trois variétés . de mûrier Uiiac:'i:le mûriar sauvageon, le mûrier grefie à petites feuilles , ou mûrier gris , et le mûrier greffé à feuilles larges , appelé mÛFÎer d'Espagne. On ne donne la:feuilLe de celui-^oi aux vers-à^oie que dans les deux derniers âges, et autant que possible mêlée %y«c dea-
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feuilles de mûrier gris. Les feailles de mûrier sauvageon ont Tavantage de pousser plus tôt que les autres ^ et de convenir aux vers daas leurs premiers âges.
Les vers-a-soie réussissent presque toujours mieux dans ks petits étafalisiemens que dans les grands , où ils sont , en général , moins soignés , et oà il s^en perd proportionnellement beaucoup plus ; aussi »-t-*oa reconna qu^îl faut, pour une couvée d^une à deux onces de graine , environ 20 quintaux de feuille par once ( ancien poids ) ; pour une de cinq à six onces , 4 7 à 18 quintaux ; pour une de dix à douze onces , 1 5 à 1 6 quintaux ; enfin , pour une de quinze à vingt onces , une douzaine de quintaux seulement.
Le prix de la feuille est ordinairement proportionné à la réussite des versassoie. Lorsqu^on Tacheté de bonne heure, elle ne se vend que 3 on 4 firancs le quintal ; mais lorsqu^on attend vers la fin de Téducation , le prix varie suivant les besoins.