VERS-A-SOIE
CTest la branche principale du commerce et de Findustrie du département. EUe a suivi les progrès de Pagriculture : il j a (rente ans que le produit annuel de la soie ouvrée éfait a peine de trois millions, et aujourd'hui il est de six millions au moins. D'après les informations officielles que vient de recueillir Fadministration , le nombre des mûriers existant dans le département était en 1834 de 2,600,000, mdépendamment d'une quantité de mûriers nains ou pourettes, d'un produit équivalant à celui de 250,000 mûriers de. haute tige et de force moyenne, ce qui présente un tetal de 2,850,000. Ce nombre total était en 1824 de 2,400,000, et en 18f4 de 2,000,000, d'où la conséquence que Faccroissement est d'à-peu-près 2 pour 0/0 p2ar année.
On estime la graine de cocons en éclosion à 54,000 onces , et le produit moyen d'une once, en comprenant dans cette moyenne les éducations man* quées en totalité ou en partie , à 50 livres ancien poids par once (1). Partant de cette base , on trouve que la production moyenne en cocons est d'environ 27,000 quintaux.
La récolte des quatre dernières années a donné les résultats suivans :
Quintaux de cocons récoltés ( ancien poids }
Prix mojem de la livre de cocons ( la livre ancien poids ou le demikilogramme ]
Prix moyen de la livre de soie filée. .
Prix moyen d\ine livre ( Organsin. .
de soie ouvrée. . . • ( Trame . . .
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Il faut pour une livre de soie 1 3 livres de cocons au moins. La livre de soie coûte pour le filage 3 fr. 20 cent^ pour l'ouvraison en organsin 4 fr. 75 cent».
(i) La moyenne, parmi les éducations qui réussissent» est de (0 livres par oace^
^entraîne 3 fr. $0 cent. La quantité de soie filée dans le département est^ ^ toute compensation faite, inférieure d^un 8"*à celle des cocons récoltés ', la différence étant exportée dans les départemens voisins. La quantité de soie ouvrée est aussi un peu moindre que celle de la soie filée :- ori estime cette différence à un T^. Ainsi , les sept 8"'* des cocons récoltés dans le département y sont filés , et les trois quarts seulem^it y sdnt ouvrés.
DViprès le tabljeau ci-dessus , la moyenne des quatre dernières ann^s serait de 25,000 quintaux de cocons , qui, à 1 fr. 62 cent, la livre-, donneraient. . • 4,050,000'
L^augmentation de valeur qu^aurait reçue cett!e matière par le £ilage serait de . €00,000
El celle qpVlle aurait reçue par Touvraison, de ^ . . w 1,00fr,€00
Ensemble. ......... 5,650,000
Mais on peut, sans exagération, porter ce total à six millions ^ à cause de la tendance connue des propriétaires à faire des déclarations inférieures aux récoltes réelles (1).
Les vers-*à-soie sont sujets à beaucoup de maladies. Le docteur Nys^n fut envoyé à Valence, en 1806 et en 1807, pour rechercher, entre autres^ le principe de la muscardine. Il fit avec soin de nombreuses expériences, et, il ne put déterminer d^une manière satisfaisante , ni la cause du mal , ni le remède à lui opposer. L^ouvrage qu^il a publié à ce sujet, en 1808, contient cependant des observations qui mériteraient d^être plus connues.
II le termine par une instruction raisonnée qui repose sur les règles suivantes :
1* Ménager, dans la construction d^une mcLgnauderie ^ des moyens de
(1) Des évaluations faites par quelques personnes qui se sont occupées de cette question^ ont donné un produis plus élevé, et l'ont porté jusqu'à huit millions» mais û est à remarquer qu'une des bases adoptées pour ces évaluations a été le produit du nombre des bassines à filer, multiplié par la quantité de soie qu'on peut filer avec une bassine^ et que cette base conduit à un résultat exagéré. Chaque année 9 en effet , beaucoup de ces bassines r^ent inactives, soit chez les propriétaires 9 qui ne font pas filer quand ils trouvent un bon prix de leurs cocons , ou qu'ils ont besoin de vendre vite, soit chei les filateurs qui manquent de capitaux ou qui craignent de se compromettre par de grandes spéculations, lorsque le prix des cocons est trop élevé.
352 CHAPiTRE IV.
repouvel^ con^HoelleintfDt Pair; éviter reocombremeot des vers; laisser €Qtre la tab}e supérieure et le comble un espace vide de 8 à 10 pieds.
T Les vers*à--soie peuvent réussir à toutes les expositions ; mais il vaut mieu^ ouvrir les maguauderi^s au nord et à Test qu'eau ^id et à Fouest.
^"^ La gr^ne d^un gris cendré tirant sur le pourpre sale , qui pétille sous Tongle et va au fond de Teau, doit être chpisie de préfi^ence.
A"" rte faire précéder la couvée: de la graine d^aucuae préparation pré* Un^înjsiire. .
5^ Renoncer à .la routine de faire couver au ^louet ; adopter Tétuve portative connue sous le iM>m de cow^use f ou qiidque autre analogufs.
6** Les vers éclps. , les . égaliser , leur donner ensu[ite une température unifprme de 20 à 22 degrés. Dan3 les deux premiers âges, proportionner le nombre des repas à leur appétit.
7^ Dans les trois derniers âges , leur donner quatre repas toutes les vingtquatre heures, avec la plus grande régularité.
8"* Éclaircir et déliter les vers avec d^autant plus de soin qu'ails avançait plus en âge.
y Conserver à part' les vers retardés qu^on trouve dans les déKtemeos qui suivent les mues, à commencer de la seconde ^ et leur donner plus de chaleur et de nourriture jusqu'^à ce quMls aient acquis le même volume que les autres vers.
1 0^ Hâter Féducation pendant les trois ou quatre premiers âges des vers j dans les années où la pousse de la feuille a été retardée , afin de faire arriver les vers à la montée avant les grandes chaleurs.
1 1** Si les chaleurs et Tétat particulier de Fair connu sous le nom de toi^ surviennent pendant les deux derniers âges , renouveler Tair par tous les moyens possibles , faire des feux clairs qu^on promène daps les couloirs qui séparent les tables , et arroser d^eau fraîche les murs et le plancher de Tappartement.
42'' Tenir les vers beaucottp plus clair^^^emés dans les deux derniers âges que dans lès précédens.
13* Faire les cabanes dès qu'ion commeiice à avoir quelques vers mûrs.
14* Attendre pour déramer deux ou trois jours après que les. vers les plus paresseux ont formé leur cocon. -
f 5** Choisir pour cocons <fe graine ceux des vers qui ont été les^plus hàdfs^ soit dans les mues , soit dans la montée , soit au filage , et s^assurer si leurs chrysalides sont vivantes.
1 &" Étouffer les antres à la vapeur de Teau plutôt qu^au four , qui altère souvent le tissu de la soie. Cette méthode consiste à entretenir Teau à Tétat d'aune légère ébullitîon dans une grande chaudière , et à exposer , quelques pouces au-dessus de la surface de Peau , un réseau tendu sur un cerceau et rempli de cocons ; on recouvre ensuite la cbaudière d^un couvercle , et en cinq ou six minutes les cocons sont étouffés. On les ôte, et Ton continue à en étouffer d'^autres de la même manière. Les cocons ainsi étouffés se filent beaucoup plus aisément que ceux qui Font été au four. Au sortir de la chaudière ) il faut les faire sécher, soit au soleil, soit en les étendant dans une grande pièce bien aérée et parfaitement sèche.
iT* Ne laisser lea^ papillons accouplés que pendant neuf ou dix heures.
1 8"* Conserver la graine en été dans Fendroit le plus fixais de la maison-,, et en hiver dans Fendroit le plus chaud.