S I« — OBSERVATIONS GÉNÉRALES
Éloigné des hautes montagnes, le département de la Gironde, peu élevé au-dessus de TOcéan, est soumis dans toute son étendue aux mêmes influences générales ; sa température est à peu près la même partout.
Cependant la partie connue sous le nom de Médoc est sujette en hiver à des brouillards plus fréquents et plus épais, diflerence qui résulte du voisinage de POcéan, de la Gironde, des étangs littoraux et des marais.
Le Médoc passe aussi pour être un peu plus chaud en été ; mais cette opinion paraît n'être fondée que sur la précocité de ses vignes, précocité qu'on peut attribuer au peu de hauteur des ceps sup un terrain couvert de sable et de cailloux.
Il est encore d'autres exceptions : quelquefois le simple abri d'une colline et l'aspect du midi suffisent pour entretenir, en certains endroits, une température plus élevée que dans les lieux environnants; on peut citer, à cet égard, le littoral de la Garonne, rive droite, entre les communes de Cambes et de Rions.
Laissant de côté les exceptions, on peut dire que dans le département l'hiver est rarement rigoureux et de longue durée ; que les chaleurs de l'été y sont ordinairement assez vives, l'air habituellement humide, le cours des saisons mal réglé, la température sujette à des variations subites et fréquentes. Presque tous les ans, le brouillard, les brumes, les gelées et quelquefois la grêle viennent tromper les espérances du cultivateur, mais le mal est rarement général .
Ces intempéries, signalées dans des observations qui remontent à 1718, font admettre qu'elles ont toujours existé et qu'elles sont dues a la position géographique et à la constitution orographique de notre
département.