S I. — ÉTAT PHYSIQUE ET HYGIÈNE PUBLIQUE
Si, dans notre département, la génération actuelle n'égale certainement jaa en stature et en force celle des siècles passés, tous ceux qui ont assez reçu pour pouvoir comparer aux deux ou trois dernières générations celles [ue nous voyons aujourd'hui dans leur force, s'accordent à reconnaître que hez les deux sexes la race s'est embellie et fortifiée; que les vices de onformation sont devenus plus rares.
Cette amélioration sensible est incontestablement la conséquence des ffbrts qui, depuis quelques années, ont tendu, de tous les côtés, à rendre Loins mauvaises les conditions d'hygiène dans lesquelles vivent les lasses ouvrières de nos villes, les paysans de nos landes et de nos entrées marécageuses.
Le Conseil d'hygiène et de salubrité de la Gironde n'a pas peu contribué IX. progrès qui ont été réalisés de ce côté, car ses avis ont souvent été LÎvis par le Conseil général et les Conseils municipaux du département. u!i autre côté, l'augmentation de la fortune publique, à laquelle le
régime du libre-échange a puissamment contribué, est l'une des causes principales de ramélioration de la race dans notre département.
La bonne distribution des eaux a ime telle influence sur la santé et la force des populations, que nous devons rappeler ici les grands travaux accomplis depuis trente ans par le service hydraulique de notre département, soit dans les landes, soit dans les marais de la Gironde (voir pages 31, 41), ainsi que les efforts de la municipalité bordelaise pour répandre dans tous les quartiers de notre grande cité, une eau pure et abondante (voir chapitre V, Consommation de Bordeaux).