CHAPITRE y. — CONSOMMATION A BORDEAUX
bassiB souterrain qui en est répanouissement et qui est destiné à fournir une réserve de 13,000id-<^ en cas de réparation dans le canal (*). Les autres réservoirs, distribués en ville, ont les capacitéà suivantes :
Bassin Bourbon, au niveau du canal d'amenée 800 •• «•
Bassin 8aint- Martin, radier à la cote 19», déversoir 2tm50 3000
Bassin Sainte-Ëulalie, mêmes cotes 4800
hassîû du Sablona, mêmes cotes 5500
Bassin Pagôs, radier à la cote 24», déversoir à 27« 600
Ce dernier bassin, destiné à alimenter le quartier Ségur, isolé du reste de la ville, est rempli jusqu'à six fois par semaine avant le service surélevé. On va en augmenter la capacité.
Le quartier de la Bastide est alimenté par une source souterraine découlant des coteaux de Cenon, sous la mairie actuelle de cette commune, et dont le débit, de 2 à 3 litres par seconde, insuffisant pour les besoins de la Bastide, est accru de celui des sources de la ville de Bordeaux, qu'une conduite placée sous le pont, distribue sur la rive droite de la Garonne.
Le débit des sources qui alimentent Bordeaux est d'environ 208 litres par seconde et la consommation moyenne de 18000^-c. par jour (').
La distribution se fait au moyen de tuyaux en fonte dont les diamètres varient entre O'^GO et 0°^06 et dont le développement total est' de 165,000 m.
La ville a fait établir jusqu'à ce jour :
315 bornes-fontaines à repoussoir; 1000 bouches d'arrosage; 28 poteaux d'arrosage; 10 fontaines à plusieurs jets; 5 fontaines Wallace; '230 bouches d'incendie dont 105 alimentent les pompes à vapeur qui
débitent 14 litres par seconde; 110 urinoirs arrosés;
La ville concède les eaux à robinet libre pour les ménages et certaines industries; et à compteur pour la plupart des industries.
Les concessions à robinet libre sont taxées d'après le revenu imposable de l'immeuble; l'eau au compteur est payée 0 fr. 015 l'hectolitre.
Les concessions d'eau et leur produit présentent les progrès suivants :
En 1858 En 1862 En 1865
28000 fr.
Inéfi.
En 1871 En 1875 En 1877
iti
»r«4ilU
290000 fr.
Le service des eaux est sous la direction de l'ingénieur de la ville, directeur des eaux ; il a sous ses ordres : un conducteur, des mécaniciens.
(1) Cette notice est eztiaite en partie d'un travail sur les Banw de BordeauWf de M. W. llaoès, publié dans ien AeUê dt VAcadémie dtSordeavœ 4866 et du premier bulletin de la SoeUté de fféoçrapMe cùmmerdale de Bordeavw.
{^ II est question d'augmenter les ressources de la ville en eau potable, au moyen de puiis artésiens.
des gardes de réservoir, des fontainiers, un contrôleur, deux inspecteurs des concessions et un comptable. Il a successivement été confié à M. Devanne, qui a installé, avec M. Mary, la distribution des eaux, à M. Lancelin et à M. Wolff, qui en est le directeur actuel.
L'établissement du canal d'amenée, des réservoirs, des machines, de la distribution, etc., a coûté 8,400,000 fr. et le réseau des conduites s'allonge chaque année en augmentant d'environ 30,000 fr. le prix de premier établissement.
Le service des eaux a été complété par un réseau télégraphique, mettant en communication l'établissement de Paulin avec les divers réservoirs et avec la caserne centrale des pompiers. Deux pompes à vapeur, dont l'une est à Paulin et l'autre dans cette caserne sont amenées, au premier signal d'un incendie, sur le point où le feu s'est déclaré. Des bouches spéciales, destinées à ces pompes et en nombre assez grand pour que tous les points de la ville soient desservis, permettent d'envoyer sur le foyer de l'incendie les 14 litres par seconde que débite chaque pompe, en même temps que les pompes à bras, alimentées par des tonnes et par les bouches d'arrosage, unissent leurs efforts à ceux des pompes à vapeur.
Nous pensons à propos de donner ici quelques détails sur le corps des sapeurs-pompiers, qui a rendu de si grands services à notre cité, dont le dévouement a toujours été à la hauteur des sinistres les plus considérables des sauvetages les plus périlleux et dont la bravoure mérite si bien la grande estime dont il jouit à Bordeaux.
Le corps des Sapeurs-Pompiers de Bordeaux. — L'établissement régulier du corps des sapeurs-pompiers de Bordeaux date du 23 janvier 1808. Un arrête du maire (M. Lafaurie de Monbadon), en date du 10 juin 1808 organise la compagnie comme suit : un chef ou directeur du service (Bonfin, ingénieur-architecte de la ville); 2 sous-directeurs (Thiac, ingénieur hydraulique, et Dupas, ingénieur de la voierie); 2 gardespompes, 4 gardes-dépôts et 24 pompiers. Le 29 novembre 1829, il est créé un emploi de médecin des sapeurs-pompiers, le D'' Gergeres en est le titulaire et meurt en activité de service dans le terrible incendie de la rue Borie, le 23 août 1845, avec le commandant Filleau et plusieurs officiers et sapeurs.
En 1830, le nombre des sapeurs-pompiers est porté à 138 hommes, officiers compris, divisés en deux compagnies. A cette époque, sept hommes faisaient chaque jour im service de vingt-quatre heures au corps de garde du Grand-Théâtre.
En 1844, l'effectif du corps est augmenté de deux compagnies, il forme alors un bataillon dont M. Filleau est nommé chef. L'année suivante, M. Laporte, capitaine au long-cours, lui succède pour rester à la tête de ce brave bataillon jusqu'en 1874, époque à laquelle il prend sa retraite avec le grade d'officier de la Légion d'honneur, laissant à son fils, depuis longtemps capitaine, le soin de le remplacer comme chef de ce bataillon.
En 1847, il est créé un corps de musique de 40 exécutants, sous la direction de M. Bopp, qui, depuis 1855, est remplacé par M. Rollet.
En 1857, M. Gautier étant maire de Bordeaux; il est créé, grftceaux