S III. — COMMENCEMENT DU DIX-NEUVIÈME SIÈCLE
Aoa.dôxxile de Bordeaux.
Le département fut sans instruction publique pendant la tourmente révolutionnaire ; les écoles et les collèges demeurèrent déserts.
Enfin, la loi du 25 octobre 1795 créa un nouveau système d*instruction publique ; elle établit deux grandes divisions : les icole$ prinuUres, oîi Ton apprenait à lire, à écrire, à compter ; les écoles centrales, ou l'enseignement partagé en trois sections embrassait, dans la première, Thistoira naturelle et les langues; dans la seconde, les mathématique» élémentaires, la physique et la chimie expérimentale; dans la troisième, la grammaire générale, les belles-lettres, l^istoire et la législation. Chaque professeur dirigeait à son gré le cours dont il était chargé. Ces cours étaient publics et gratuits.
L*école centrale de Bordeaux fut installée, le 5 mai 1*796, dans Tancien local du collège de Guyenne. Malgré les obstacles contre lesquels il lui fallut lutter, elle a donné au barreau de Bordeaux des orateurs qui ont fait sa gloire; à la littérature, des écrivains distingués; aux beaux-arts, des peintres, des architectes dont le nom restera ; aux assemblées législatives, aux conseils, des hommes du premier mérite. Elle n'a duré que six ans, mais nulle autre institution du département n'a produit en aussi peu de temps d'aussi grands résultats.
En 1802, le l^^ mai, l'instruction publique reçut ime nouvelle organisation : elle eut ses lycées, ses écoles secondaires et ses écoles primaires. Le lycée de Bordeaux remplaça l'école centrale. Les écoles secondaires oii l'on enseignait aussi le latin, étaient comme autant de petits collèges. Elles furent ainsi réparties : 14 à Bordeaux et 1 dans les conmiunes suivantes : Blaye, Liboume, la Béole, Bazas, Sainte-Foy-la-6rande, Gironde, Monségur, Cadillac, Baurech. Mais il était plus facile de créer ces institutions que de les mettre en activité et d'en assurer la durée.
Au lycée et dans les écoles secondaires, le régime devint militaire. Ce régime déplut à quelques familles; elles préférèrent des pensions particulières. Mais le 1*7 mars 1808, le décret impérial qui organisa l'Université et créa les Académies, soumit a un même règlement tous ces établissements d'instruction. Les maîtres de pension durent envoyer leurs élèves aux cours du lycée, ou à ceux des collèges; ils durent aussi payer pour chaque élève un vingtième du prix de la pension.
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348 LIVRB V. — INSTBUCTION PUBLIQUE.