ÉLÈVE
intliU.
Il ressort de ce tableau, que la gratuité est plus largement accordée aux forçons qu^aux filles, et nous dirons, avec Thonorable inspecteur de TAcadémie de Bordeaux, que c^est un tort à signaler aux personnes chargées de préparer les listes. Au point de vue moral et social, l'instruction est partout aussi nécessaire à la femme qu^à Thomme. La mère de famille doit être la première institutrice de ses enfants ; c'est de son action, de son influence, que dépend leur avenir et par conséquent celui de la société. De si hauts intérêts ne peuvent rester sans péril dans des mains ignorantes.
Empressons-nous d'ajout'^r que l'écart énorme que nous trouvons entre les élèves payants (filles et garçons) tient, en grande partie, à ce qu'il existe de nombreuses écoles libres, pour les filles, toutes payantes, et des pensionnats de jeunes filles dont la population correspond à celle de l'enseignement secondaire pour les garçons.
A Bordeaux, les écoles communales primaires sont entièrement gratuites.
Dans la plupart des communes ruralei<, les enfants de parents indigents obtiennent renseignement gratuit au moyen d'un certain lombre de bourses votées par le Conseil municipal. .
La rétribution scolaire est fixée invariablement à 1 fr. 50 par mois )our les élèves au-dessous de sept ans, et à 2 fr. par mois pour les élèves le sept à dix ans ; à 3 fr. pour les élèves au-dessus de dix ans ; l'indemlité par mois de présence, pour chaque élève gratuit, est 1 fr.
Dépenses de riustmotion primaire. — Les dépenses ont atteint U8,995 fr. 36 en 1869; 1,209,508 fr, 01 en 1814, et 1,246,613 fr.
en 1875. La rétribution scolaire en couvre presque la moitié; les communes contribuent pour environ 400,000 fr., et le surplus est fait par le département (') . Aucune subvention n'a été demandée à l'État pour l'exercice de 1875, qui a présenté un excédant d'environ 30,000 fr. En 1875, ces dépenses sont réparties comme suit, entre les arrondissements :
ARRONDISSEMENTS