‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 248 sur 701 · RÉPARTIS SUR · texte numérisé non relu

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Bordeaux (ville et corn* suburbaîDes)

Bordeaux arrondissement entier. .

Bazas. . / ,

Blaye

La Réole

Lesparre ,

Libourne

Ensemble du département

Mode et état actuel de renseignement. — Le mode d'enseignement le plus usité dans les écoles primaires de la Gironde, est l'enseignement simultané.

Cet enseignement est donné par des instituteurs sortis, pour la plupart, de l'excellente école normale de la Sauve et par des institutrices sorties du cours normal primaire de Bordeaux, ou par des personnes simplement munies de leur brevet de capacité.

« De tous côtés, dit M. l'Inspecteur d'Académie dans son rapport de 1876, les instituteurs perfectionnent leur instruction, se mettent au courant des méthodes nouvelles et s'appliquent avec dévouement à former le cœur des élèves en éclairant leur esprit.

» L'enseignement moral et religieux est donné dans les écoles avec tact et conformément aux règlements.

» La lecture est correcte et sentie. Des explications sont données aux élèves sur le sens des mots et des phrases. On tire du sujet des réflexions propres à former le jugement, à développer les bons sentiments ou k corriger les défauts des élèves. Le bon choix des lectures permet en même temps d'orner leur esprit d'une foule de notions utiles.

» Dans l'enseignement de la langue française, on n'abuse plus de l'analyse grammaticale et de l'analyse prétendue logique. On cherche à donner aux enfants un langage correct, à leur faire rendfe leurs pensées par écrit, avec simplicité et précision, à leur inspirer le goût des lectures sérieuses et fortifiantes. Ils apprennent de mémoire des morceaux choisis, des

C) En 1847, la pnrl du déiiarlcmuot, dans les IVals de riuslruction publique primaire, ne s'élevait qu'A 1tS,aii Tr.

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fables dont la leçon de morale est à leur portée et peut tourner à leur profit. » Le calcul est enseigné, à Taide d'objets palpables, aux tout jeunes

en&nts; les opérations fondamentales sont d^abord un véritable jeu ; plus tard, la théorie, abordée par des esprits préparés, est saisie sans efforts. On fait résoudre de nombreux problèmes bien gradués et dont les énoncés se rapportent aux habitudes et aux relations du pays. A la campagne, ils roulent sur Tagriculture; à la ville, sur le commerce et sur Pindustrie. Presque partout, les enfants sont familiarisés avec les poids et mesures usuels. Le conseil général de la Gironde a donné des nécessaires métriques à beaucoup d'écoles.

» L'enseignement de Thistoire de France est donné avec plus d'intelligence et de profit que par le passé. Dans les petites classes, elle est enseignée au moyen de tableaux ; c'est un délassement pour les jeunes 3n&nts, toujours heureux d'entendre des récits et de voir des images.

» Si l'enseignement de la géographie ne faisait pas de progrès dans nos ïcoles, les maîtres y mettraient de la mauvaise volonté. Les méthodes ibondent et toutes qjit de bons côtés. Nous aimons à voir la leçon le géographie se faisant la craie à la main, les élèves, traçant le :ontour des bassins, les limites des départements, la direction des cheoins de fer et pouvant donner des notions historiques, industrielles et ommerciales sur la contrée étudiée. Cela se fait, dans beaucoup d'écoles, 'une manière remarquable.

» Dans les écoles des centres de population importants, le programme bligatoire est dépassé, et les élèves ne peuvent que tirer grand profit des otions de comptabilité, de géométrie et de dessin qui leur sont données.

» La ville de Bordeaux fait donner, en outre, dans les écoles primaires de ircons, par des professeurs spéciaux, l'enseignement des sciences lysiques et naturelles et de la langue allemande.

» L'enseignement de la gymnastique est parfaitement organisé dans 3 écoles de la ville de Bordeaux et à l'écofe normale primaire de la luve; il s'introduit peu à peu dans les écoles rurales. » Les travaux k l'aiguille tiennent, dans les écoles de filles, la place e leur utilité réclame. On applique principalement les élèves à la iture et au raccommodage, au tricot, laissant de côté les tapisseries et

broderies propres à leur donner des goûts de luxe et de dépense. » Le oertilicat d'études est un des plus puissants moyens d'émulation ir les élèves et pour les maîtres. Jusqu'ici, chaque inspecteur primaire irigé ces examens à sa guise. Le conseil départemental de l'instruction )lique a adopté, le 26 juin 1875, un règlement général qui donnera plus utorité et de régularité à la délivrance du certificat d'études et, par isequent, plus de prix à sa possession. Les délégués cantonaux auront )art principale dans les examens. C'est le moyen de les intéresser aux les et de rendre leur action plus efficace. A Bordeaux, le succès a éti iplet. Les instituteurs laïques et congréganistes ontprésenté, dès 1875,

élèves, et les institutrices 74 ; 383 garçons et 55 filles ont obtenu le •ificat d'études. Dans les arrondissements, 17 filles et 182 garçons on reçiis. Soit 637 diplôme.4 délivrés en 1875.

Personnel enseignant. — Les instituteurs, sortis de TÉcole Normale de la Sauve se font remarquer par leur bonne tenue et leurs capacités. Malheureusement, PÉcole normale, cette excellente école, ne fournit pas assez de sujets pour les besoins du service. Les instituteurs congréganistes sont d^un dévouement exemplaire et jouissent de la confiance des familles.

Les institutrices laïques et congréganistes rivalisent de zèle, et on peut dire que renseignement des filles, naguère si négligé, fait de grands progrès. La sollicitude maternelle et Tabnégation des directrices des salles d^asile, la plupart congréganistes, sont toujours admirables.

La rémunération des maîtres de Penfance, tout le monde le reconnaît,

n^est pas en rapport avec les services rendus; ils sont mieux rétribués

cependant dans la Gironde que dans beaucoup d^autres départements.

40 Instituteurs sont réduits au minimum de F. 800

124 — ont un traitement qui varie de 800 à 1000

133 — — — de 1000 à 1500

G7 — — — de 1500 à 2000

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