‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 263 sur 701 · CHAPITRE II. — DIX-NBUVISMB SIÈCLE · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. — DIX-NBUVISMB SIÈCLE

Bourgelat; elle fut établie dans un local situé au N.-E. de Tancien jardin public. En 1862, elle fut transportée, ainsi que sa façade monumentale, rue Judaïque, dans les vastes bâtiments richement ombragés qui ont longtemps servi de salle de bals sous le nom de Plaisance. Il est à remarquer que peu de temps après que le beau manège du comte d^Aure, à Paris^ était transformé en salle de bal, sous le nom de Salle Sainte-Cécile, Bordeaux voyait le bel établissement de Plaisance devenir Técole de dressage et d^équitation une des plus vastes et des mieux organisées de France. En effet, cet établissement, qui occupe plus d^un hectare de superficie, possède, sous ses beaux ombrages, une piste assez vaste pour pouvoir y dresser plusieurs attelages à la fois.

Cette école, protégée par Fadministration des haras, reçoit de la ville de Bordeaux le local et une subvention de 8,000 francs, en indemnité des levons que vont y recevoir gratis les élèves du lycée de Bordeaux et MM. les officiers dMnfanterie de la garnison devant passer officiers supérieurs.

Les leçons ont lieu tous les jours, depuis 6 heures du matin; le jeudi et le dimanche sont exclusivement réservés aux élèves du lycée.

Cette école s^occupe spécialement des jeunes gens se préparant au volontariat, et jusquMci tous ses élèves ont été reçus aux examens d^équitation.

École d'Équitation et de Dressage (^9, rue Traversière). — Cette école, entièrement libre, est également très-bien organisée.

Cours de Gymnastique. — La ville de Bordeaux possède deux établissements de Gymnastique vastes et très-bien installés. Le Gymnase BerUni, le plus ancien de ces établissements, est subventionné par la ville en échange des leçons qui y sont données au corps des sapeurspompiers et aux élèves de Pécole communale supérieure. Des cours de l'école de soldat et de peloton y sont donnés à de nombreux jeunes gens se ])réparant au volontariat. MM. Bertini frères viennent d'organiser, dans le quartier Saint-Julien, une succursale de leur bel établissement.

L'autre Gymnase est installé dans l'établissement hydrothérapique de I^ngchamps, et porte ce nom.

Le nombre des élèves de ces établissements augmente tous les jours et ^1 est sûr que malgré leurs vastes salles ils ne suffiront pas à la population bordelaise le jour où l'éducation physique de la jeunesse y sera comprise comme k l'étranger.

Ajoutons que deux sociétés de Gymnastique ont été formées à Bordeaux, depuis 1872. L'une, la Société de Gymnastique de Bordeaux, a été fondée le 1**'' mai 1872; elle a son gymnase à Longchamps et son manège à l'École d'équitation, 166, rue Judaïque; l'autre, la Société de Gymnastique et d'Instruction militaire de la Gironde, a son siège cité Bardineau, 1, au Gymnase Bertini ; elle a été autorisée par arrêté du Préfet de la Gironde du 26 août 1873.

Ces Sociétés ont pour but: 1® de développer les forces du corps et d'entretenir la santé par des exercices de gymnastique variés; 2** de préparer les jeunes gens au service militaire. Des promenades militaires

LIVRB V. — INSTRUCTION PUBLIQUE.

sont organisées dans la belle saison et ont souvent pour but Pancien camp de Saint-Médard, où les élèves s^exercent au tir.

Gonférenoes. — Des conférences gratuites, publiques ou privées sont organisées à Bordeaux, chaque année, à des époques variables, par la Société Philoxnathique, la Société de Géographie commerciale de Bordeaux, le Cercle girondin de la ligue de renseignement, la Société chrétienne de jeunes gens, les Cercles catholiques, TUnion catholique, etc., etc.

L'initiative privée provoque aussi, de temps en temps, des conférences publiques. Ces conférences attirent ordinairement un grand nombre d'auditeurs.

Goura pax*ticulier8 payants. — De nombreux professeurs de français, de langues vivantes, de dessin, de peinture, de musique ont organisé des cours publics, oîi ils réunissent plusieurs élèves pour obtenir rémulation qui manque aux leçons particulières et demander à chaque élève une moins forte rétribution.

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