CHAPITRE II. — DIX-NEUVIBME SIBCLE
I^ budget de cet établissement s*est élevé, pendant Texercice de
nS, à:
Recettes 128,749 fr. 40
Dépenses 121,973 fr. 39 C)
Sur les recettes, 77,000 francs sont fournis par l'État à titre de bvention fixe, le reste est formé par le prix des pensions et des bourses. Le prix de la pension est de 1,000 francs. Il peut être abaissé à 600 fr. •ur les familles peu aisées, celui des bourses est de 600 francs. École des Sourds-Muets. — Cette école a été fondée, en juillet 1870, r M. l'abbé Qaussens, aumônier de l'institution des sourdes-muettes de irdeaux, dans la maison de M™® Edouard Pillod, rue Malbec, 97. Cette lison étant devenue insuffisante, l'école a été transférée dans la rue natte, 9, le 1«' octobre- 1874.
Les jeunes garçons sourds-muets y sont admis depuis sept ans jusqu'à ze ans et paient depuis zéro jusqu'à 600 francs par an de pension, ivant la fortune des parents.
Les élèves de cette école suivent la méthode adoptée à l'institution des irds-muets de Paris. Trois professeurs enseignent le langage mimique tout ce qui constitue l'éducation des sourds-muets ; un autre est chargé dessin; un quatrième enseigne l'articulation, c'est-à-dire l'art de '1er; enfin, un maître cordonnier apprend un état à ces malheureux ants déshérités de la nature.
uB nombre des élèves est de trente-sept, dont deux seulement sont ernes. Ces élèves appartiennent au département de la Gironde et aux >artements voisins et leur nombre grandit tous les jours, ^es ressources de ce: établissement viennent des pensions des élèves, subventions annuelles du Conseil général de la Gironde et du Conseil nicipal de Bordeaux, de souscriptions particulières, de quêtes, d'une rie annuelle.
ïcole d'Accouchement (rue des Incurables). — Cette école remonte temps 0X1 M. Dupré de Saint-Maur était intendant de la Guyenne. Ce lui qui détermina M°*® Leboursier-Ducoudray à venir habiter Bordeaux r y professer l'art difficile dans lequel elle s'était fait un nom célèbre, cours d'accouchement furent légalement institués, dans cette ville, en 8. M™® Coutanceau, nièce et élève de M™« Ducoudray, y professa ; distinction ; plus tard, sa place fut occupée, pendant trente ans, par Duboscq-Dupéché .
epuis 1854, la direction de ces cours est confiée à des chirurgiens «urs en médecine, choisis parmi les plus habiles dans cette spécialité ; élèves qui demeuraient autrefois en ville sont, depuis cette époque, rnées à ITiospice de la Maternité, sous la surveillance de la supérieure sœurs. L'enseignement théorique et pratique y est donné par le urgien en chef de l'établissement, aidé par deux répétitrices et par ig-e-femme en chef qui dirige la clinique du service. Cet enseignement
2n 1839, les licpenses de l'aucion établissemuiit s'cUiient élevées à 72,641 fr. 01 c. pour îves, 8oit.ai3 francs pur ail el par élove; elles soqI aujourd'hui de 931 fr. 09 c. par . DifTéreoce qui s'oxplitiue lacilemeiit par r;iU}<iiion talion du prix de toutes les denrées.
392 LIVKE V. — INSTRUCTION PUBLIQUE.
est l'objet de deux cours distincts, destinés, Tun aux élèves de première année et l'autre aux élèves de deuxième année.
Les élèves sont logées, éclairées, chauffées et blanchies aux frais du département. Elles sont nourries par l'Administration des Hospices, moyennant 45 fr. par mois; toutefois, le département accorde des bourses aux élèves indigentes de la Gironde qui se recommandent par leur moralité.
Les élèves étrangères à la Gironde paient au département une rétribution annuelle de 100 fr.
Ne sont admises à Pécole que les personnes âgées de dix-huit ans au moins et de trente-six ans au plus, ayant été vaccinées et munies de certificats de bonne conduite. Elles devront subir des épreuves écrites et orales sur l'écriture, la grammaire et le calcul.
Les demandes d^admission doivent être adressées au Préfet, avant le l®' novembre de chaque année, avec l'acte de naissance, le certificat de moralité et le certificat de vaccine de la postulante, plus une obligation souscrite, sur papier timbré, par des répondants solvables de payer, pendant deux ans et d'avance, les frais de nourriture et, si elle est étrangère au département, la rétribution annuelle de 100 fr.
Une commission, nommée par le Préfet, surveille les examens et l'exécution des règlements de l'école.
Le nombre des élèves, d'après le règlement de 1854, ne doit pas dépasser 24 pour les deux années; mais, la force des choses, puis l'intervention des départements voisins, qui n'ont pas d'école d'accouchement, ont fait monter ce nombre jusqu'à 36.
Le budget de cette école, entièrement fourni par les fonds départementaux, est de 6,250 fr.
Si nous remontons à 1854, nous trouvons que cette école a fait de notables progrès ; cependant, il lui en reste encore d'importants à réaliser; car on ne saurait trop s'efforcer d'augmenter le degré d'instruction des sages-femmes, et d'élever ainsi leur influence et leur position dans la société. Le rôle ou plutôt la mission qu'elles ont à y remplir est des plus importantes ; on ne saurait trop réclamer d'elles l'élévation des sentiment et la solidité des connaissances spéciales qu'elles doivent posséder. La mortalité effrayante des nourrissons, qui préoccupe à si juste titre nos économistes ainsi que nos législateurs, et à la diminution de laquelle tous leurs efforts n'ont pu aboutir, devra certainement perdre d'importance, surtout à la campagne, le jour où les sages-femmes seront mieux à même de combattre les préjugés, d'exercer une surveillance efficace, de signaler le manque de soins et de dévoiler les mauvaises intentions.
L'amélioration de cette institution est donc une des questions qui méritent le plus l'attention de nos Assemblées législatives et départementales. Espérons que le Conseil général de la Gironde sera l'un des premiers à entrer dans cette voie.
École communale d'Équitation et de Dressage. — Cette école, dont la création remonte à 1755, eut pour premier directeur le célèbre écuyer