CHAPITRE III, — SOCIETES SAVANTES
nement, une Académie de musique, mais son existence fut éphémère; l'autre subsista jusqu^en 1792.
BiUlget de V Académie de Bordeaux en 4 87 à.
Cotisation des membres F. 1200 »
Allocation du Conseil général 1 500 ■
Allocation du Conseil municipal 2000 »
Subvention exceptionnelle du ministre de l'instruction publique pour la publication des observations pluviom>Uriques do
M. Raulin ', 600 »
Déficit pour 1873-1874 486,45
A regard de l'histoire de l'Académie de Bordeaux, il y a lieu de consulter les ouvrages suivants :
Aperçu historique sur l'ancienne Académie de Bordeaux, par M. Lacour. {Bulletin polyniatique, 1817, p. 295.
Notes et tableaux relatifs à rbistoire de l'Académie, par Billaudel [Actes de l Académie, 1828, p. 21).
Annuaire des Sociétés savantes (Notice par G. Bninet, 1846, p. 572).
Dictionnaire des ouvrages polyonymes et anonymes de la littérature française. 1700-1845, par M. Quérard (18i6). "Travail trèi-étendii, rédigé avec soin, et que termine un catalogue par noms d'auteurs.
Société Philomathique. — Cette société eut pour fondateur un homme étranger à la science, mais épris d'elle par un secret instinct de son utilité. Collectionneur infatigable d'insectes, de coquilles et de minéraux, il était parvenu à former une collection très-remarquable. Le muséum Rodrigues était connu même à Paris. A cet établissement était joint un cabinet de lecture qui comptait bon nombre d'abonnés. Rodrigues leur proposa, en 1808, de fonder une société littéraire. La proposition fut acceptée; un règlement fut établi et la Société Philomathique se trouvafondée.
C'était, à quelques égards, sous un nouveau titre, la rénovation de l'ancien muséum d'instruction publique, société fondée k l'époque oh M. Dupré de Saint-Maur était intendant de la Guyenne (*).
Ia Société Philomathique débuta avec 69 membres qui, presque tous, ont marqué dans l'histoire locale ou l'histoire du pays : de Sèze, Ferrère, Martignac, étaient de ce nombre. Elle fut divisée en sections consacrées aux lettres, aux sciences, a la musique et à l'archéologie. Comme l'ancien muséum, elle eut ses séances ordinaires tous les mois et quatre séances publiques par an; celles-ci, consacrées à la littérature, étaient terminées par un concert.
Tout ce qui pouvait être utile à la population bordelaise entrait dans son programme, car, en 1810, elle fit des eflfbrts couronnés de succès pour répandre l'usage de la vaccine.
(1) Leâ statuts ot rd^lo.noals da colle Sjciét«^ ual éiô imprlinjâ en 1781. Il exista de ce Muséum un recueil de prusj cl de vers imprimé chez Ruclo en 1787.
En 1811, elle commence à s^occuper avec autorité de questions agricoles et elle crée : 1^ un prix annuel pour récompenser les auteurs des découvertes dans les sciences physiques; 2^ un prix annuel pour les meilleures compositions musicales; 3® une caisse de secours pour les artistes pauvres et leurs familles.
En 1823, xm cours de droit commercial s^ouvre sous ses auspices. En 1826, elle institue huit cours publics : physique générale, mécanique appliquée aux arts, histoire de France, littérature, géographie, histoire naturelle et astronomie. En 1825, elle subit une nouvelle organisation intérieure sans cesser de tendre vers le même but. En 1827, elle institue les expositions des produits de Pindustrie et des arts qui, depuis, ont été renouvelées onze fois et sur lesquelles nous nous étendrons plus loin. En 1829, exposition de peinture. De 1830 à 1838, elle organise, au profit des pauvres, des bals et des concerts dont le produit est versé à la caisse municipale.
Vers la fin de 1839, cette société institua, à ses frais, une école primaire d'adultes pour la classe industrielle et pauvre. Des professeurs habiles et dévoués lui prêtèrent leur concours (voir page 373, notice sur ces cours d'adultes), et les classes furent de suite suivies par un nombre considérable d'élèves qui n'a cessé d'augmenter.
En 1845, elle fonde une bibliothèque populaire. En 1851, elle provoque la réunion à Bordeaux d'un congrès scientifique. En 1856, elle crée un bulletin trimestriel, qu'elle échange depuis avec de nombreuses sociétés savantes.
En 1862, elle patronne un cours public et gratuit d'économie politique, qui est suivi par un auditoire nombreux et avide de recueillir les véritables principes de la science économique, présentés par l'éminent professeur Frédéric Passy, auquel succède M. J.-B. Lescarret, avec non moins d'auditeurs. 11 nous suffira d'ajouter, sans continuer plus longtemps cette nomenclature, année par année, que, depuis cette époque, le développement et l'influence de la Société Phiiomathique n'ont fait que s'accroître avec le nombre de ses membres, l'extension de ses classes d'adultes et l'importance de ses expositions.
Nous devons rappeler, en terminant, la dernière création que cette Société vient de réaliser avec succès dans VÉcole supérieure de commerce et d'industrie, à laquelle nous avons consacré, page 388, un article spécial.
Cette société, grâce au nombre considérable de ses membres, à de nombreuses subventions, a l'économie et à l'ordre rigoureux de ses dépenses poursuit, en l'améliorant chaque jour, l'œuvre de progrès et de moralisation qu'elle a entreprise.
La Société Philomatliique comprend : 16 membres honoraires, 479 membres actifs payant 40 fr. de cotisation annuçlle; 24 membres correspondants.
Son bureau se compose d'uu président, d'un vice-président, d'un .secrétaire général, d'un trésorier, d'un archiviste, de quatre secrétaires adjoints et de trois commissaires des dépenses.