FER
Peu.
Trtipn.
TrH-pn.
CMiiliet.
Peu.
Point.
Point.
OBSBRVATIOKS.
Lo fer, en srains fins, noirs, bruns, et partie attirablcs; — les coquilles ou fragments presque imperceptioies.
C'est le sable le plus aride.
f) D'après le rapport fait A l'Institut par MM. Tessier et Gillet-Laumont en 1860. Voir aussi dans le § m, Côtes moHtimeSf les notes empruntées au travail de M. Dolcsso sur les lunds de la mer.
32 LIVRE I^f — TOPOGRAPHIE.
Ces sables, presque entièrement composés de petits sphéroïdes de quartz hyalin d^une excessive mobilité, trop légers pour résister aux vents, mais pas assez pour être dissipés comme la poussière, roulent avec beaucoup de vitesse, d'abord sur la grève jusqu'aux pieds des premières dunes, éloignées d'environ 200 m. de la ligne des hautes marées ; la, continuant d'obéir aux vents qui les soulèvent à 10 centimètres environ au-dessus de la surface, ils sont portés de proche en proche jusqu'aux sommets, les franchissent et retombent de l'autre côté par leur propre poids ; ainsi chaque dune, dans sa marche progressive, roule pour ainsi dire sur elle-même.
Quelquefois les ouragans entamant leurs cimes, emportent à la fois des masses considérables qui vont former ces monticules isolés dont les progrès toujours croissants désolent les campagnes. Ces dunes avancées portent le nom de piqueys.
Sur d'autres points, les sables ainsi enlevés tendent des pièges sous les pas du voyageur, en recouvrant d'une nappe perfide les flaques d'eau formées par les pluies au pied des dunes.
Changeantes comme la cause qui les a produites, les dunes tantôt solitaires, tantôt contigûes, tantôt jetées les unes sur lés autres ou divisées en chaînes que séparent d'étroits vallons nommés lettes ou lldes, changent souvent d'aspect. C'est ainsi que cultures et villages situés à l'E. des dunes disparaissent peu à peu, que de vastes étangs refoulés vers l'intérieur semblent fuir devant les sables. Alors aussi se découvrent les traces de désastres plus anciens. Les sables, en gagnant dans les terres, laissent quelquefois derrière eux les restes d'édiflces qu'ils avaient précédemment ensevelis.
Jouannet estime à 24 m. par an la marche progressive de certaines dunes oii, faute de moyens préservateurs, les causes naturelles conservent encore leur énergie. Leur vitesse est d'ailleurs en raison inverse de leur volimie. D'autres observateurs, M. Croizette-Desnoyers, entre autres, estiment à 5 m. par an en moyenne la marche des dunes.
M. Raulin estime que la chaîne des dunes, dans son ensemble, n'avance pas de plus de 1 m. par an dans l'intérieur des terres.
« L'aspect général du phénomène, dit Elie de Beaumont, conduirait à penser que toutes les dunes d'un grand nombre de localités remontent à peu près à ime même époque. Cette époque ne serait autre chose que le conmiencement de la période actuelle, qu'on pourrait appeler l'ère des dîmes. A partir du moment ou les dunes actuelles ont pris naissance, les choses se sont passées sur la surface du globe comme elles se passent aujourd'hui; auparavant la marche des choses était différente. Nous voyons par la faiblesse de la largeur de la bande des dunes comparée à son extension incessante, que le moment où le mouvement a commencé n'est pas reculé : on trouverait à peine quelques milliers d'années, et la chaîne des dunes ayant au plus 10,000 m. de largeur, ce serait environ 10,000 années de durée d'après l'estimation de la vitesse de M. Y. Raulin. Toutefois, dans cette appréciation, il faudrait ajouter à la largeur actuelle des dunes, l'étendue qui a été envaliie depuis leur formation par l'Océan, qui tend constamment à empiéter du terrain vers l'O. »