CHAPITRE IV. — ARCHIVES
ae autre, pour que les lecteurs, auxquels ces volumes sont prêtés gratis, ouvent de la variété dans leurs lectures.
Bibliothèques particulières. — Les Bibliothèques particulières ivieunent tous les jours plus nombreuses dans notre département; nous entreprendrons pas d'énumérer toutes celles qui présentent déjà un rtain intérêt ou qui sont en voie de formation ; nous nous exposerions în oublier un trop grand nombre ; nous nous bornerons à citer les plus [liantes : au château de la Brède, celle du grand Montesquieu, conservée r ses arrière-petits-fils avec un soin religieux. Le catalogue en a été îssé il y a peu de temps. On trouve des renseignements étendus sur te bibliothèque dans une notice de M. G. Brunet, insérée dans le Bulletin r Alliance des Arts (Paris, 1846), et reproduite dans les Fantaisies liographiques du même, 1866, in-12.
^u château de Beauséjour, près la Réole, celle de M. de Marcellus. \Vi château Yquem (Sauternes), celle du marquis de Lur-Saluces. LU château La Grange (Blaye), celle de feu le marquis de La Grange. L Bordeaux, celles de MM. Henri Bordes, Balarcsque, Bordes de tages, etc., etc.
Rappelons encore la Bibliothèque botanique de feu M. G. Lespinasse, peut être considérée comme une des plus belles de France, et qui, 3 l'espérons, sera acquise par la Ville, pour être placée dans un des ux de notre Jardin des Plantes.
S n. - ARCHIVES.
rchives du département de la Gironde (*). — L^organisation îlle des archives départsmentales remonte à 1839; elle fut créée sous )iration de comte Duchltel, alors ministre de l'intérieur, et grâce à la a 10 mai 1838, qui a rangé parmi les dépenses ordinaires du déparât les frais de garde et de conservation des archives départementales. 3 archives départementales renferment trois sortes de documents : piers antérieurs à 1789, présentant surtout un intérêt historique ou graphique ; 2® les documents relatifs a la période révolutionnaire de à l'an VIII, époque de l'organisation des préfectures; 3° les archives ement dites de la Préfecture, de l'an VIII jusqu'à nos jours. 1 archives qui, comme celles de la Gironde, renferment un grand pe de papiers et de titres anciens, réclament un archiviste d'une ction étendue, ayant l'amour du travail et des études historiques, !e de mettre en lumière les richesses que renferment ces archives, •es avoir été longtemps sous la direction de M. Gras, nos archives ementale.3 sont actuellement confiées aux soins de M. Gouget, dont nde érudition et le zèle répondent à toutes les exigences de ce î, dans lequel il est parfaitement secondé par MM. Ducaunnès Roborel de Climens et Parfait. Elles sont placées depuis 1866
9 cnipt untons uno i^rando pirlie (1i3â noies qui suivont ù un travail do M. F. Leroy las les Actes de T Académie de Bordeaux, ISU), p. 491.
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dans un magnifique édifice, construit, rue d'Aviau, sur les plans de M. Labbé, et presque entièrement bâti en pierre, en fer et en briques.
Six vastes salles, parfaitement aérées et éclairées, sont remplies de documents classés méthodiquement et mis à la disposition des chercheurs et des curieux dans une grande salle de lecture.
Ces registres, cartons, portefeuilles ou liasses occupent une suite d^étagères ou rayons d^une longueur de 6,000 mètres.
Les archives du département, quoique présentant bien des lacunes, contiennent cependant assez de documents curieux pour qu'on puisse les compter parmi les plus remarquables et les plus importantes de la France. Avant la création de la Société des Archives historiques de la Gironde (V. p. 418), elles avaient rarement attiré Tattention des curieux et des savants, à cause de Topinion, mal fondée, que les Anglais, en abandonnant la Guyenne, emportèrent les documents les plus précieux de son histoire. Ce fut là le motif qui arrêta les Bénédictins dans l'entreprise d'une histoire générale de la Guyenne (*).
Avant la Révolution, un seul classement partiel de nos archives fut essayé. Il eut lieu, en 1774, sous la direction de M. Esmangart, intendant de la Guyenne, seulement pour les papiers de son administration. Pendant et après la Révolution, elles ont subi, à diverses époques, des bouleversements qu'il nous paraît bon de rappeler.
Le premier préfet de la Gironde, M. Thibaudeau, fit vendre un très grand nombre de papiers qu'il jugea inutiles. Ce qui resta fut placé dans un corps de bâtiments donnant sur le jardin de l'ancien archevêché, devenu alors hôtel de la Préfecture.
Sous M. Delacroix, successeur de M. Thibaudeau, les archives départementales durent céder la place à l'imprimerie du sieur Levieux, et furent reléguées dans les greniers de l'édifice.
Plus tard (1807), l'hôtel de la Préfecture devint palais impérial. L'ordre de quitter fut si pressant, que M. Fauchet, alors préfet, fut obligé de louer provisoirement une maison rue Rohan ; on commença par descendre nos malheureuses archives, avec des cordes, dans de grands paniers; mais ce moyen parut trop long, et on les jeta par les fenêtres. Elles furent entassées pêle-mêle dans ce local provisoire, d'oîi elles furent placées dans l'ancien couvent des Carmes des Chartrons, situé place du Marché des Chartrons, et sur l'emplacement occupé aujourd'hui par l'abside de la nouvelle église Saint-Louis. Ce nouveau déménagement fut encore fait sans le moindre soin; un grand nombre de papiers s'égara. En 1814, à l'approche de l'armée anglaise, on emballa précipitamment les archives les plus importantes, particulièrement celles relatives à l'aliénation des domaines nationaux; elles furent dirigées sur Liboumc : lorsque le calme fut rétabli, elles revinrent à Bordeaux; mais incomplètes et en désordre.
L'état fôcheux, dans lequel se trouvaient les archives, attira en 1818 l'attention du Conseil général; M. le comte de Tournon chargea un
(^) L'Hisloirc do Bordeaux rôdigôo par l'un des mcmbros do cot ordre illuslrc, Dam Devienne, ne peut ôlre cunsidôrce que comme une œuvro irôs-impurfaito.