CHAPITRE IV. — ARCHIVES
iplojé de la Préfecture de la conservation des archives ; mais aucun âge général ne fut entrepris jusqu'au jour où (21 décembre 183'7) Gras fut nbmmé archiviste du département.
drchives anciennes civiles, — Toutes les archives anciennes ont été )ortées en divers fonds désignés chacun par une lettre de Talphabet, de manière suivante :
Sbbie a. — Actes du pouvoir souverain et domaines publics, compreit: collection d'édits, lettres-patentes, ordonnances, etc., domaine royal, inages, famille royale.
>BRiE B. — Cours et juridictions, comprenant : bailliages, sénéchaus- 3 et autres juridictions secondaires; cour des Comptes, cour des les, cour des Monnaies, cour de l'Amirauté, cour des Eaux et Forêts, le de marbre, etc.
BRIE 0. — Administrations provinciales, comprenant : intendance, délégations, élections et autres divisions administratives ou finanes, bureaux des finances, états provinciaux, principautés. iÉRiB D. — Instruction publique, sciences et arts, comprenant : Univer- 3, facultés, collèges, sociétés académiques. *
SRiE E. — Féodalité, communes, bourgeoisies et familles, compre- ^ : titres féodaux, titres de familles, notaires et tabellions, communes municipalités, corporations d'arts et métiers, confréries et sociétés les.
îHiE F. — Fonds divers se rattachant aux archives civiles, îs Archives ecclésiastiques offrent deux séries :
5RIE G. — Clergé séculier, comprenant : archevêché, chapitre métroain, ofBcialités métropolitaine et diocésaine, et autres juridictions ant de l'archevêché; évêchés, chapitres épiscopaux, officialités et îs juridictions relevant des évêchés, séminaires, églises collégiales, es paroissiales et leurs fabriques, bénéfices, chapelles, aumôneries, etc. HiE H. — Clergé régulier, comprenant : ordres religieux d'hommes, s religieux de femmes, ordres militaires religieux, hospices, malaes.
s documents désignés dans les séries qui précèdent, présentent le a^rand intérêt et renferment des renseignements précieux pour les illeurs voulant faire des études historiques sur la province de ane.
is signalerons particulièrement, dans la série B, la collection presque ète des arrêts du Parlement de Bordeaux, depuis 1463 jusqu'en les grands-jours du dernier duc de Guyenne (1469-1472); la 3re de justice de Guyenne (1582 à 1584); les arrêts du grand lal présidial de Guyenne et des autres sénéchaux du ressort du aent.
LS la série C, les papiers de l'ancienne intendance de Guyenne ennent les papiers du bureau des finances, qui, au nom du roi de 3 comme du duc de Guyenne, recevait les hommages, les aveux et ibrements de tous les grands vassaux de la généralité. Ce fonds [ue les pièces contenues dans la série E : féodalité, registres terriers
des maisons nobles, intéressent principalement les personnes qui font riiistoire des anciennes familles nobles et de lears flefs, des maisons nobles et seigneuries.
Les deux séries G et H des archives ecclésiastiques sont celles qui contiennent les pièces les plus anciennes; quelques-unes remontent au dixième siècle. Les fonds de ces deux séries sont considérables; ils contiennent 760 cartons et 860 registres. Les corporations religieuses étaient, en effet, très-nombreuses dans la province de Guyenne, et leurs possessions très-étendues (revenus, fiefs, cens, rentes, sdigneuries, etc.).
Dans les papiers du clergé séculier on trouve ceux de l'archevêché, des officiantes, des chapitres Saint-André et Saint-Seurin, des séminaires des Irlandais, de la Mission et de Saint-Raphaël, des églises paroissiales de Sainte-Colombe, Saint-Christoly, Saint-Projet, Saint-Michel, Saint-Siméon, Saint^Mexant, Saint-Rémy, dont la plupart n'existent plus.
Dans le clergé régulier, on trouve les papiers des abbayes de Sainte- Croix de Bordeaux, Saint-Romain, Saint-Sauveur de Blaye, de Bonlieu, du Carbon-Blanc, Saint- Vincent de Bourg, de la Sauve, de Verteuil, etc.
Ceux des couvents des Augustins, Carmes, Célestins, Chartreux, Feuillants, Frères mineurs, Jacobins ou frères prêcheurs, aujourd'hui Dominicains, Jésuites, Minimes et de la Mercy. Les Sœurs grises, les Annonciades ou Clarisses, les Bénédictines, les Dames du Bon- Pasteur, les Carmélites, les filles de Notre-Dame, les Dominicaines, les Madelonnettes, les Menudes, les Minimettes, les Ursulines, les Yisitandines, etc., ont aussi leurs archives dans ces séries, ainsi que les ordres militaires religieux, les hôpitaux et maladreries.
L'inventaire général de nos archives se poursuit activement, mais n'est pas encore terminé.
L'archiviste et ses collaborateurs se mettent complaisamment à la disposition des travailleurs que le déchifi^rement d'une pièce ancienne peut embarrasser.
Le public est admis dans les archives, de 1 heure à 4 heures, tous les jours non fériés.
Archives de la ville de Bordeaux. — Les Archives de Bordeaux se nommaient autrefois le Trésor de rffdtel-de- Ville,
Elles comptent plusieurs siècles d'existence, car nous voyons dans un rapport adressé en 1868 par l'arcliiviste actuel, M. E. Gaullieur, à M. le Maire de Bordeaux, qu'on en fit l'inventaire au quatorzième siècle, et que cet inventaire existe encore.
Bien qu'elles aient été appauvries par plusieurs sinistres, surtout par l'incendie du 13 juin 1862, les archives de Bordeaux occupent encore un rang fort honorable parmi les plus riches de France.
Pour diminuer autant que possible les risques d'incendie, elles ont été placées, depuis 1863, dans un pavillon, presque isolé, composé d^un rezde-chaussée et d'un entresol, surmonté d'une terrasse à l'italienno. Ce pavillon, dont une extrémité donne sur la rue Montbazon, a 9a façade principale sur le jardin de la Mairie. De ce côté, par conséquent, nos archives ne courent aucune espèce de risque d'incendie.