CHAPITRE IV. MUSBES
Quatre-vingts inscriptions funéraires qui nous ont transmis les noms
mille* bituriges et romaines qui habitaient l'antique cité.
deuxième local est une cour du même hôtel oîi sont réunis des
e colonne de divers ordres, des entablements, des cariatides et des
s, toutes de l'époque romaine ou gallo-romaine.
^^randiose de ces débris témoigne de la splendeur des monuments
arent être édifiés, à cette époque, dans notre ville, où subsis.tent
I des restes du Palais-Gallien.
xoisième, situé rue des Facultés, réunit des monuments de l'époque
*omaine, du moyen âge et de la Renaissance, qui ont été groupés
>7 sur l'initiative de M. Sansas, député de la Gironde. Il renferme
erres sculptées et épigraphiques, presque toutes trouvées dans les
s faites dans la vallée du Peugue. Là, le classement est assez
3r et le catalogue manuscrit est presque terminé.
tfusée (*), confié aux soins de M. J.-13. Gassies, figure sur le budget
^ille pour la naodeste somme de 1,000 fr.
s n'avons pu, par cette description sommaire, que faire ressortir
'aitement l'intérêt que présentent nos Musées lapidaire et préhisto-
nous ajouterons que ces musées sont une émanation de l'art dans il a de plus ancien et de plus archaïque. L'art envisagé ainsi te à nos sens les traces des premiers tâtonnements humains, it lentement aux époques du plus grand perfectionnement, qui, iivages autochtones de nos contrées, se sont reliés aux artistes de le actuelle, prouvant ainsi la marche progressive mais lente de la ition, marquant toutes les étapes du travail et du génie humain rment le grand ensemble dont nous jouissons aujourd'hui. A ces
titres, ces musées offrent le plus grand intérêt à toutes les nés qui étudient l'histoire de l'art et de l'humanité; nous devons tn terminant, adresser nos éloges aux personnes qui ont concouru à rmation, et supplier les édiles de notre cité, qui ont participé à ces ns heureuses, de leur fournir les moyens de se développer, avec les
nécessaires pour que les richesses qu'elles réunissent puissent ésentées au public avec ordre, méthode et sans encombrement (*). tée d'armes et Dépôt d'antiques. — Ce Musée, situé dans de TÂcadémie, rue Jean-Jacques Bel, et confié aux soins de M. Laté formé par l'achat de deux collections remarquables, et augmenté
par des dons et acquisitions nombreuses; il comprend environ pièces d'armes et ustensiles de toutes les époques et de toutes les ;. On y remarque :
ans une collection très-nombreuse d'armes et objets des peuples du u monde et des contrées éloignées, le don de M. Alcide Cayrou, nant 180 pièces d'armes et ustensiles des peuples des lies de la
et autres.
orl tous los jeudis de deux à i]^iiatre heures.
trois locaux afTocU^s aux aniiquilés lapidaires et épigraphiques témoigneni sufli-
du manque d'espace. Il est ([uesliuu du luâ grouper au Palais-Gailieu qu'on su
i'isolcr.
2^ Les séries nombreuses de vases anciens du Pérou, du Mexique et du Centre-Amérique, données par MM. Péhau, Guillemont, M™* V^'^ Artaud, etc.
3*^ Une collection nombreuse d'objets en bronze de l'époque galloromaine ; la pièce principale de cette collection est une statue d'Hercule de taille héroïque, presque complète, mais malheureusement brisée en 20 morceaux. Ce magnifique spécimen de l'art de la statuaire à l'époque romaine a été trouvé, en 1832, près de l'église Saint-Pierre, dans le lit d'un égout, et acheté par la Ville sur les instances de feu M. Jouannet, alors conservateur du Musée des antiques.
4° La nombreuse collection de céramique gallo-romaine, recueillie par feu M. Jouannet dans le cimetière de Terre-Nègre et autres stations. Cette collection renferme presque tous les types connus d^amphores, vases, poteries unies et décorées, et des terres cuites moulées, la plupart en trèsbon état de conservation.
5^ Les monnaies et médailles provenant du sauvetage de l'incendie de l'Hôtel-de-Ville, parmi lesquelles se trouvent quelques pièces rares, grecques, romaines et anglo-françaises.
6® La collection d'antiquités égyptiennes, recueillies en Egypte par le regretté docteur Ernest Godard, et léguée par lui à la ville de Bordeaux; elle comprend environ 800 pièces, constituant un enseignement assezcomplet de l'histoire de la religion et de la civilisation à ces époques reculées.
Tf** Les vases et terres cuites grecques, formant la portion accordée par le gouvernement à la ville de Bordeaux, des doubles de la collection Campana et ceux provenant de dons ou acquisitions.
8** La collection presque locale d'objets anciens de tous genres, meubles, croix, bijoux, émaux, sculptures, modèles, faïences et objets anciens de toute espèce.
9^ La collection de serrurerie achetée par la Ville, en 1854, renfermant les chefs-d'œuvre et pièces de monture de la plupart des anciens maîtres serruriers de Bordeaux du dix-septième siècle, et un grand nombre de pièces remarquables de toutes les époques.
A côté du Musée d'armes, se trouvait le commencement d'un Musée naval, formé de plusieurs modèles de navires achetés par la Ville ou donnés par MM. G. Guibert, Hugon et Brassens. Il vient d'être réuni au Musée de l'ËcoIe supérieure de commerce et d'industrie.
Musée de TÉcole supérieure de commerce et d'industrie (66, rue Saint-Sernin). — Ce Musée, créé quelque temps après la fondation de l'École (voir, page 389, les renseignements généraux sur cet établissement), c'est-à-dire depuis moins de deux ans, et uniquement pour les besoins de ses cours, est, depuis le mois de juin dernier, ouvert au public, tous les dimanches, de 1 heure à 5 heures (*).
Il comprend deux salles distinctes : l'une affectée aux matières premières et produits fabriqués, et l'autre aux constructions navales et armements. La première renferme non-seulement tous les matériaux de
(1) Pondant Tliiver, la fermeture dos portos a lieu à 4 heures.