CHAPITRE IV. — MUSFES
iruction (pierres, pavés, marbres, briques, tuiles, bitumes, bois, ux, etc.), mais encore toutes les matières premières et produits de nation dont la vue et Tétude sont indispensables aux jeunes gens qui stinent aujourd'hui au commerce ou à Tindustrie. Dans une série de tes sont groupés successivement les combustibles et matières )yées pour Péclairage, les matériaux servant à la sculpture et à tmentation, les produits de Fart céramique, de la cristallerie et de rrerie, les engrais et produits chimiques, les corps gras et leurs 3s, les produits alimentaires, les matières gommeuses et résineuses, ixtiles (cotons, lins, chanvres, laines et soies), les matières colo- 3, etc., etc. A côté de ces produits si variés, de curieux modèles sont es aux regards : nous citerons des types de voie télégraphique et de ferrées, une des bottes à sable ayant servi au redressement des piles aduc du pont de Cubzac, des planches à impression pour papiers ), et toute une série de modèles de botanique en carton-pâte et lérablement grossis pour la démonstration.
is la salle de constructions navales et armements est un magnifique e de trois-mâts, d'une longueur de près de 3 mètres et dont Texécust des plus remarquables. Autour de lui sont rangés divers autres es de navires, terminés ou en construction et présentant les diverses 3 par lesquelles passent, sur les chantiers, les navires à voiles ou à r, en bois, mixtes ou en fer, avant leur mise à Peau. Dans des 3s, disposées le long des murs, sont enfin rassemblés des types
de bois, ferrures, cordages, toiles à voiles, etc.; en un mot, des lens de tous les nombreux objets ou apparaux qui entrent dans la uction d'un navire.
utiles collections, au développement desquelles le directeur et les seurs de l'École consacrent les plus grands efforts, sont dues à la isité d'industriels, de commerçants et d'armateurs, pour la plupart ;re ville ou de la région. Comprenant l'utilité d'un musée de ce tous ont répondu avec empressement aux appels qui leur ont été u nom de l'École.
stitué tel qu'il est aujourd'hui, le Musée de l'École supérieure de. Tce et d'industrie de Bordeaux est déjà non-seulement un excellent
d'étude pour les élèves, mais encore une distraction des plus santés et des plus instructives f)our le public. Nous pouvons ajouter soin avec lequel les collections y sont réunies et classées en fera •ie de types authentiques, auxquels on pourra se référer dans les ations qui pourraient s'élever entre les négociants de la place sur lité des marchandises ofi'ertes en livraison. A tous ces points de Musée dont il s'agit est appelé à rendre dans notre ville de grands breux services.
ée de peinture et de sculpture. — L'origine de la collection des X Je la Ville ne date que du commencement de ce siècle. Comme [ui 86 voient dans la plupart des musées de province, la nôtre doit lation à la générosité du gouvernement, qui, réalisant des propo-
émises dès les premières années de la Révolution, longtemps
débattues et ajournées par les événements, se décida à distribuer entre 22 départements, environ 900 toiles qui provenaient soit des églises de la capitale, soit des conquêtes, soit du cabinet du roi.
Bordeaux reçut 45 toiles qui , réunies à celles que la Ville pos.^^dait déjà, formèrent le noyau de notre Musée. Il fut alors transporté dans les salles de Thôtel de T Académie.
Ce commencement de collection s^accrut bientôt d'un legs important, fait au Musée, en 1809, par M. François-Lucie Doucet, de nouveaux donsda gouvernement, de ceux des particuliers et des acquisitions faites par la Ville.
Notre collection de tableaux ne resta dans Thôtel de Jean-Jacques Bel que jusqu'en 1820; à ce moment, elle ne pouvait déjà plus tenir dans ses salles, et le gouvernement venait de donner à notre Musée une de ses toiles les plus importantes et les plus remarquables par ses dimensions, son mérite et le sujet (Embarquement, à Pauillac, de la duchesse d'Angoulême, par le baron Gros) .
Il fallut les transférer ailleurs, et la Ville obtint du gouvernement les vastes salles dépendantes du Palais-Royal (aujourd'hui THôtel-de- Ville), situé rue Monbazon. C'est pendant le séjour do nos tableaux dans ce local que le Musée s'enrichit de l'importante collection du marquis de Lacaze (265 toiles); l'acquisition en fut faite, en 1829, moyennant la somme de 60,000 fr.; 20,000 fr. fournis par la Ville et 40,000 fr. donnés par le roi Charles X.
Dès 1838, les salles de la rue Monbazon ne présentaient plus de sécurité pour la conservation de nos tableaux, devenues indispensables pour l'installation provisoire de la cour d'assises et des facultés des lettres et des sciences.
En 1839, nos tableaux furent transportés dans les salles principales du rez-de-chaussée de l'Hôtel-de- Ville, et restèrent ainsi abrités sous l'aile de la municipalité jusqu'en 1862. Il semblait que là il ne pouvait leur arriver que des chances heureuses. Les acquisitions de la Ville furent nombreuses, comme les dons des particuliers; M. Duffour-Dubergier, ancien maire de Bordeaux, légua au Musée sa précieuse collection composée de 36 toiles, dont la plupart signées des premiers maîtres de l'Italie, de l'Espagne et de la Flandre. Le conservateur en prenait possession en septembre 1861.
L'année suivante a troublé cette' quiétude : un incendie, éclaté dans le second étage de l'Hôtel-de- Ville, anéantit une partie des Archives municipales et effleura notre Musée en ne causant heureusement que des dégâts faciles à réparer.
Notre collection fut alors sans asile. Après de longues recherches pour trouver un local en ville, on se décida à construire, dans le jardin de la Mairie, un grand hangar en planches, divisé en deux salles parfaitement éclairées, où nos tableaux apparurent sous un jour nouveau, qui permit de mieux comprendre l'importance et la valeur de notre collection.
Pendant huit ans, nos tableaux ont vécu dans ce qu'on appelait le baraque; baraque à l'extérieur, mais véritable musée à l'intérieur; jamais nos tableaux n'avaient été si bien exposés.