‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 294 sur 701 · S IV. — THÉÂTRES · texte numérisé non relu

S IV. — THÉÂTRES

liôâtreB. — Peu de villes, croyons-nous, ont autant que Bordeaux le t de Part dramatique, et nous pouvons ajouter que nous avons vu rent, dans les théâtres de société, des comédies, opérettes ou opéras iques, joués ou chantés par des amateurs de talent possédant à un ) degré la connaissance de Part dramatique et du chant, ous ne pourrons qu'esquisser ici l'histoire des théâtres de Bordeaux; este, ce sujet a été traité à fond par des hommes plus compétents que s, auxquels nous renvoyons ceux de nos lecteurs qui voudraient faire > étude (').

appelons sommairement que Bordeaux, par suite des guerres anglo-

çaises du quatorzième et du quinzième siècles, ne vit éclore le goût de

dramatique que longtemps après Paris, qui, dès 1398, possédait une

de spectacle dans l'hôtel de la Trinité, où se représentaient des

es appelées Mystères.

1 1406, nous trouvons bien que les clercs et les bourgeois de la ville, nt réunis, dressèrent des tréteaux dans les fossés des Pères-Carmes mnèrent des représentations dont les jurats firent les frais; mais ces 3sentations consistaient en grosses farces débitées sans aucun art.

ternaire à consulter sur l'état général des théâtres en province^ par le D»" Degranges, membre

cadémie de Bordeaux (Actes de ï Académie de Boideaiuv, aunéos 1847 et suivantes).

foire des théâtres de Bordeaux, depuis leur origine dans cette ville jusqu'à nos jours, avor

>grupUie artistique du célèbre urctiitecte Louis, par M. d'Elclioverry. — Bordeaux,

mas, 1860, in-8o.

taire des théâtres de Bordeaua sous la terreur, pnr A. Vivic. — Bordeaux, 18C8, ia-8",

i^es.

ioire du Orand-Théâtre de Bordeaux, par E. Gaullieur.

Plus tard, vers le milieu du seizième siècle, nous trouvons ces mêmes clercs de la basoche composant des pièces dans lesquelles ils attaquent les ridicules ou les désordres des gens en places, ce qui leur attire souvent les admonestations du Parlement.

Dès cette même époque, nous voyons des troupes nomades de comédiens traverser la ville et séjourner, avec Tautorisation des jurats, de 15 jours h trois mois, à charge par eux de payer, au profit des pauvres, une taxe proportionnelle à leurs recettes ou au nombre de leurs représentations.

Au commencement du dix-septième siècle, nous voyons plusieurs fois ces troupes nomades arriver à Bordeaux avec la recommandation du duc d'Épemon; le goût de Part dramatique s'étend et s'épure chaque jour, et le 30 août 1633, nous voyons la foule se presser au collège des Jésuites, rivalisant alors avec le collège de Guyenne, pour assister à la représentation d'une tragédie (la mort du roi Crispus), jouée par les élèves du collège.

Jusqu'en 1634, les troupes de comédiens qui s'arrêtaient à Bordeaux, n'avaient point de salle appropriée à leur usage ; ils s'établissaient tantdt sur un point, tantôt sur un autre, ce qui rendait difficile la police des jurats. Il fut alors arrêté (2 janvier 1635) que les comédiens s'installeraient dans l'établissement du jeu de paume d'un nommé Barbarin, situé rue des Àyres, en face la rue Saint- Antoine.

Un peu plus tard, Barbarin obtint la permission d'établir une petite salle de comédie dans la rue Montméjean, sous la condition de laisser aux jurats la jouissance de son local. C'est dans cette salle que Molière débuta, selon une tradition citée, mais controuvée, par M. d'Etcheverry dans son Histoire des théâtres de Bordeaux, page 12, ouvrage dans lequel nous puisons la plupart des documents de cette notice.

En 1680, les jurats voulurent, à l'exemple de toutes les grandes villes, avoir un théâtre bien organisé, où une bonne troupe pût s'établir à poste fixe. L'arsenal de la ville, situé rue du Cahernan, fut le local choisi à cet effet.

En L698, les directeurs du théâtre de l'arsenal font de mauvaises attires, par suite, disent les papiers d'alors, des malheurs du temps et de la concurrence d'une salle d'opéra qui venait de s'ouvrir.

En 1735, on permit à M"® Dujardin, directrice d'un opéra, de faire construire une salle dans le jardin de l'Hôtel-de-Ville.

Depuis longtemps, les jurats songeaient à la construction d'ime salle de spectacle qui répondit aux besoins de la population ; mais les fonds manquaient toujours. Vers 1738, on emprunta 65,000 livres pour faire construire une salle provisoire sur un terrain attenant à l'Hôtel-de- Ville, situé vis-à-vis la place du Mai et près de l'église Saint-Éloi.

Cette salle fut brûlée, le 28 décembre 1755, ainsi qu'une partie de l'Hôtel-de-Ville, la couverture des deux tours et le dôme de l'horloge. Quelques années auparavant, le feu avait également détruit la salle &rbarin, celle de la rue Montméjean et une autre petite salle établie, vers 1730, rue du Ohai-des-Farines.

Il devint alors très-difficile de trouver l'emplacement d'une nouvelle

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