‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 300 sur 701 · S I. — MODES D'EXPLOITATION · texte numérisé non relu

S I. — MODES D'EXPLOITATION

mode d'exploitation change dans les différentes parties de notre

ement, suivant le genre de culture qui y domine.

modes les plus usités sont : l^' le métayage ; 2^ le prix-faitage ;

iersage ou brasserie; 4^ Texploitation par des domestiques dirigés

[>ropriétaire du sol ou un maître-valet le représentant; 5° le fermage.

léTAYAOE ou CoLONAOB cst le modo d'exploitation le plus usité

outes les parties du département où la vigne est peu ou point

e et par tous les propriétaires n'habitant pas ordinairement sur

opriété. Ces derniers sont très-nombreux dans les arrondissements

as et de la Réole, et dans toutes le» landes.

conditions du métayage diffèrent suivant la qualité du sol confié

ayer.

s les terrains d'une grande fertilité, le métayer paye les impôts, fait

dé des avances, et a droit à la moitié des revenus de la métairie.

i les contrées un peu moins riches, le métayer ne paye que la moitié

iers des inipôts; dans d'autres il les laisse à la charge du proprié-

linsi que le payement des moissonneurs, du forgeron, du charron

étérinaire ; enfin, dans les terrains ingrats des landes, le métayer

' sa part, les deux tiers de certains produits, tels que le seigle,

imes de terre et les trois quarts des petits grains, tels que millet,

Q, etc.

clause commune à tous les contrats de métayage, c'est que le pro-

*6 fournit le terrain, les frais d'entretien des fossés, digues, chemins

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et biLtiments, le cheptel (*), le chauffage et une certaine quantité de piquette, quand le propriétaire possède un vignoble. Quand le vignoble fait partie de la métairie, le propriétaire supporte Tachât des échalas, du fumier, des pressoirs et des vaisseaux vinaires. Le métayer fait les travaux agricoles et les charrois aux vignes. On partage les grains sur l'araire, et les vins au pressoir. Le colon doit transporter la part du propriétaire au grenier et au chai de celui-ci. Il lui doit, de plus, un nombre convenu de charrois et, assez souvent, un grand nombre de têtes de volailleâ, d'œufs et un jambon, quelquefois un cochon entier. Telles sont les conditions les plus ordinaires du métayage dans la Gironde ; mais on conçoit qu'on peut y apporter des variantes à Tinflni.

Le métayage, qui part d'un principe excellent : l'association du capital et du travail, présente, dans notre département, un vice très-grand : chaque année, après la récolte, le propriétaire peut changer de colon et le colon de propriétaire. La crainte de perdre au change est, de part et d'autre, la seule garantie de l'avenir. Il en résulte que le colon n'améliore point de peur de travailler pour autrui ; de son côté, le propriétaire retire fort peu de sa terre, parce qu'il n'ose tenter des opérations qui augmenteraient son revenu, mais pour l'exécution desquelles il n'est pas sûr de triompher du mauvais vouloir et des habitudes routinières de son métayer. Beaucoup de propriétaires ont, depuis quelques années, remédié à ces inconvénients en organisant le tiersage, pour la culture des plantes annuelles principalement.

L'étendue des métairies n'a rien de fixe. Considérables dans les landes, où elles embrassent une grande quantité de terres vagues et de bois, elles varient partout ailleurs de 8 à 15 hectares. L'étendue la plus commune est de 12 hectares dans les coteaux ou plateaux élevés, et de 8 à 10 hectares dans les palus. Leur étendue se calcule, et sur la fertilité du sol, et sur le nombre des charrues qu'elles peuvent occuper. Le matériel d'une métairie ordinaire se compose de deux charrettes, des outils aratoires, du logement du métayer, d'une grange, d'une étable, d'un cuvier et d'un chai quand la métairie a des vignes. Seules, les métairies des cantons les plus fertiles occupent deux charrues et deux paires de bœufs, mais elles sont peu nombreuses ; on y sème environ 6 hettares en céréales.

Le TiBRSAQB est usité par les propriétaires qui, voulant marcher dans la voie du progrès, ont des domestiques à l'année pour soigner le bétail, faire les labours, les transports, et tous les travaux qui leur semblent utiles, puis des individus appelés tierseurs, qui, une fois le sol préparé par le laboureur, sèment, cultivent, récoltent les céréales ou autres produits, et ont le tiers des récoltes pour payement de leurs peines et soins.

Ce système est surtout employé dans les domaines ou la vigne forme la base du revenu et où les céréales, pommes de terre ou autres légumes, cultivés entre les rangs de vigne, forment un revenu notable quoique secondaire.

(1) On donno lo iium do cheptel tirant luix nttelap^es ordinuiromonl do racu boviuo et do chfpiel tnartaux chui rullcs, loiiibcrcaux, chai-iucs ut uulrcs grus outils do la mùtairio.

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