‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 354 sur 701 · CHAPITRE VII. — CULTURE DES LÉGUMES · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. — CULTURE DES LÉGUMES

e Melon et le Concombre ne se voient guère que dans les jardins. il (AUium satlvum). — Malgré la grande consommation de cette bulbe } le département, elle j est très-peu cultivée en grand ; la plupart des iyateurs en sèment assez pour leur consommation particulière. Dans jardins potagers voisins des grandes villes on en trouve quelques ^aux, mais on ne le cultive sur une grande échelle que dans les liantes terres d^alluvion des bords de la Dordogne (surtout dans les ms de Pujols et Castillon), ou des champs d^ail très-étendus donnent *evenus exceptionnels.

gnon (AUium Cepa). — La culture en est très-suivie dans le canton 'astillon, particulièrement dans les communes de Saint-Magne, de ^-Terre et de Castillon, et dans le canton de Pujols à Civrac et à i- Vincent. On choisit pour cette culture des terres très-fertiles dont l gras, léger et un peu sablonneux est exposé au midi ; on lui donne ou trois labours à la bêche ; on le divise ensuite en planches bien es, parfaitement aplanies. La semence est choisie sur la graine de ée. On sème dru sur 7 à 8 centimètres de fumier ou de bon terreau, DU recouvre avec de bonnes terres à Tétat le plus ameubli possible ; ues cultivateurs mêlent à cette terre du marc de vendange bien mmé. Les semailles se font ordinairement en décembre ; cependant I veut obtenir des oignons de primeur on sème en septembre, cas de neige ou de forte gelée, on a soin d^abriter les planches avec paille ou des feuilles. Si, avant la transplantation, il survient de es sécheresses au mois de février et de mars, on arrose, mais en it de le. faire à la fraîcheur du soir et en choisissant, quand Pair est le milieu du jour. Lorsque la plante a acquis une certaine force rcle et Ton éclaircit, laissant à peu près 1*1 centimètres entre les ; ceux qu'on enlève se vendent ou se mettent en pépinière. }t en mai qu'on les transplante dans une terre de première qualité neublie, bien fumée et partagée en sillons très-profonds. Les plants spacés de 17 centimètres en tous sens, sarclés plusieurs fois et iés à mesure que la bulbe grossit.

oignons sont arrachés aussitôt qu'il sont mûrs, en juillet ou en août; dépose dans des bâtiments aérés, on les remue souvent, et dès qu'ils (cs, on les enlace en paquets au moyen de liens en paille nommés ou en bottes; chaque paquet prend alors le nom de corde ou de botte. [ans cet état qu'ils passent dans le commerce. Les plus beaux oignons récolte sont replantés en novembre, pour donner de la graine en

3 culture dispendieuse donne des produits considérables dans les années ; on estime qu'un hectare rend de 700 à 900 fr. La plupart rîculteurs replantent tous les ans sur le même fonds, d'autres nt l'oignon et le blé ; dans ce dernier cas les engrais et les façons terre a reçus pour l'oignon rendent la récolte en blé très-abondante. chapUt (cinara scolymm) . — L'artichaut, dont l'exploitation n'est grrand que dans les communes de Ludon de Macau, de BlanqueiVmbès et à l'Ile-du-Nord, se cultive en plein ou entre les rangs de

vigne. On le reproduit par éclats ou par semis. Les semis se font, dans la Gironde, de mars en avril ou d'octobre en novembre, dans une terre soigneusement ameublie et profondément bêchée. On sème dru, et Ton recouvre la semence ; en cas de sécheresse prolongée le semis doit être légèrement arrosé.

La transplantation ou repiquage a lieu en mars et en avril ; à la même époque les jeunes plants sont sarclés. Quant aux vieux pieds, on les bêche et on les nettoie ; une artichaudière s^établit en planches ou en sillons. Dans tous les cas, les plants sont espacés de 80 centimètres à 1 mètre.

On butte en octobre et en novembre ; le buttage se fait avec la terre du fonds quand elle est de première qualité; on évite d'y employer la paille, on lui préfère le bon fumier.

Au printemps, dès que le fruit commence à paraître et que le temps est frais, on donne une légère façon. Les vieux plants portent leur fruit en mars ou en avril et les jeunes en août ou en septembre.

L'espèce verte dite ici blanche est la plus cultivée; on dédaigne la rouge. Cette culture épuise beaucoup la terre ; aussi beaucoup de cultivateurs la remplacent-ils tous les cinq ans par une autre ; on peut cependant la maintenir pendant dix ans dans les fonds très-fertiles.

Asperges (Asparagus ojlcinalis), — La culture de Pasperge a pris un très-grand développement dans les communes voisines de Bordeaux, ou un terrain sablo-graveleux se prête à sa réussite. Les communes de Pessac, Léognan, Gradignan, Martillac, Villenave-d'Omon sont celles qui en produisent le plus.

Le marché de Bordeaux en reçoit aussi des environs de Bazas, de plusieurs parties de nos landes et un peu du Médoc oh cette culture prend tous les jours plus d'importance. On la cultive souvent entre les rangs de vigne.

L'espèce qui est le plus cultivée est l'asperge violette de Hollande. Les deux espèces hâtive et tardive d'Argenteuil ont été essayées depuis quelques années et ont pris déjà un certain développement.

Le mode de culture le plus usité est de placer les pattes dans une fosse de 30 centimètres de profondeur et sur lesquelles on met la première année une couche de fumier et une épaisseur de bonne terre de 8 a 10 centimètres; la deuxième année on y ajoute encore une couche de terre à peu près équivalente; enfin la troisième année on y met une nouvelle couché de fumier avec un peu de terre.

Le jardinier qui veut avoir de la précocité et de la quantité place ses pattes d'asperges presque à la surface du sol et les couvre de terre de façon à former une sorte de monticule ; la deuxième année on commence la cueillette en veillant à ce que les pattes ne soient pas à découvert Ce mode de culture tend à se généraliser.

La Carotte à. collet vert est depuis quelques années cultivée avec succès en vue de la nourriture du bétail en stabulation. On la sème à la volée, après les vendanges, sur des terrains préparés par des labours ou sur des jachères simplement déchirées à la herse. La récolte a lieu en avril et mai. On consacre de préférence à cette culture les terres légères.

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